Un certain nombre de demandeurs d’asile déboutés ont été renvoyés de force en Syrie. Dans un arrêt sans précédent concernant une affaire de traite d’êtres humains, Chypre a été reconnue coupable d’avoir violé le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis au travail forcé.
Les négociations au sommet entre les autorités chypriotes grecques et turques se sont poursuivies tout au long de l’année. Elles ont porté, entre autres, sur la gouvernance et le partage du pouvoir, sur des questions relatives à l’Union européenne, sur certains sujets économiques et sur le droit à la propriété. Les deux parties ont convenu, en novembre, de renforcer leurs relations. Le Comité des personnes disparues à Chypre [ONU] a poursuivi son travail. À la fin de décembre, ses services avaient exhumé les dépouilles de 767 personnes. Plusieurs attaques à mobile raciste ont été signalées au cours de l’année.
Haut de la pageFin mai, environ 250 manifestants kurdes de Syrie ont campé devant la Maison de l’Union européenne à Nicosie pour dénoncer le rejet de leurs demandes d’asile et revendiquer leurs droits en matière de séjour. Le 11 juin, 143 de ces manifestants, dont des enfants, auraient été arrêtés lors d’une opération de police effectuée au petit matin. Plusieurs d’entre eux ont aussitôt été remis en liberté mais, d’après les informations recueillies, 23 ont été renvoyés de force en Syrie le jour même. Le 14 juin, la Cour européenne des droits de l’homme a ordonné des mesures provisoires, demandant à Chypre de suspendre le renvoi des 44 personnes qui se trouvaient toujours en détention. Sept d’entre elles ont alors recouvré la liberté, soit parce que leur demande d’asile était en instance, soit parce qu’il s’agissait d’apatrides. D’après les informations disponibles, 32 des personnes restantes ont été renvoyées de force vers la Syrie après que la Cour européenne eut levé, en septembre, les mesures provisoires les concernant. Les cinq dernières se trouvaient toujours en détention à Chypre. Parmi les personnes expulsées, dix-sept auraient été arrêtées et placées en détention dès leur arrivée en Syrie ou peu après celle-ci.
Haut de la pageEn mars, l’Autorité chargée de la lutte contre le racisme et les discriminations a recommandé que le concubinage entre deux personnes de même sexe soit juridiquement reconnu.
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