Les réfugiés sans possibilité de retour chez eux ont besoin de se réinstaller quelque part

Télécharger la vidéo (clic droit de la souris et sélectionner « Enregistrer la cible sous ...&nsp;» )

Partager   

Des centaines de milliers de réfugiés se retrouvent dans une situation incertaine. Ils ne peuvent pas rentrer chez eux à cause de la guerre et des persécutions. Certains échouent dans des camps de réfugiés où règne l'insécurité, près des zones de conflit, et y restent des mois, voire des années. D'autres se retrouvent dans des situations de vulnérabilité, exposés à la violence et privés des droits humains les plus élémentaires. Pour certains de ces réfugiés, le seul espoir est d'obtenir la possibilité de se réinstaller dans un autre pays qui leur permette de commencer une nouvelle vie en toute sécurité.

La réinstallation est l'une des trois solutions durables pour les réfugiés préconisées par les Nations unies et elle joue un rôle fondamental dans la réponse de la communauté internationale aux besoins des réfugiés. Elle fournit aux réfugiés à la fois une protection immédiate et une solution à long terme. Pour la seule année 2012, le HCR, l'organe de l'ONU chargé des réfugiés, estime à 172 196 le nombre de personnes en attente d'une possibilité de réinstallation. Le nombre total de places pour une réinstallation actuellement offertes par les gouvernements est d'environ 80 000 par année. Ceci signifie que seule la moitié, environ, des personnes en attente d'une possibilité de réinstallation pourront bénéficier de cette solution pour commencer une nouvelle vie.

Les pays de l'Union européenne (UE) offrent entre 4 000 et 5 000 places chaque année, tandis qu'au cours des dernières années les États-Unis en ont offert 50 000, le Canada 7 000 et l'Australie 6 000. L'Europe peut et doit augmenter le nombre de places qu'elle offre pour des réinstallations.

Amnesty International mène campagne avec cinq autres organisations pour que le nombre de places proposées chaque année pour des réinstallations passe à au moins 20 000 chaque année d'ici 2020.

Besoin urgent de solutions de réinstallation pour les réfugiés somaliens

Plus de 970 000 Somaliens ont fui le conflit armé, les atteintes aux droits humains et la crise humanitaire sévissant dans le sud et le centre de la Somalie, et vivent désormais dans les pays voisins. La majorité des réfugiés somaliens se trouvent au Kenya (520 000), au Yémen (208 000) et en Éthiopie (190 000). Au Kenya, de nombreux réfugiés somaliens vivent dans le complexe de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde.

Le complexe de Dadaab est surpeuplé et les conditions de vie y sont difficiles. Les conditions de sécurité s'y sont considérablement dégradées au cours des douze derniers mois. Deux employés d'une organisation humanitaire ont été enlevés, des responsables de réfugiés ont été tués et la route utilisée par les convois humanitaires pour se rendre dans les camps a été prise pour cible. Les organisations ont donc dû réduire considérablement leurs interventions et se concentrent désormais uniquement sur la livraison d'aide de secours.

Les autorités kényanes et le HCR font tout leur possible pour s'occuper du très grand nombre de réfugiés à Dadaab. Aucun changement de la situation ne se profile à l'horizon : le conflit armé se poursuit dans le sud et le centre de la Somalie, et les réfugiés ne pourront pas rentrer chez eux avant longtemps. Certains d'entre eux se trouvent à Dadaab depuis 1992. Pour les réfugiés les plus vulnérables, la réinstallation dans un autre pays est la solution la meilleure et la plus réaliste.

Participez à la Campagne

Afrique du Nord. C'est maintenant à l'Europe d'agir. Les réfugiés chassés de Libye doivent être réinstallés d'urgence

Dans la zone de feu. Les enfants victimes du conflit en Somalie

Crise des réfugiés somaliens : l'extension d'un camp au Kenya n'est qu'une première étape