TWEET FOR RAIF BADAWI 3-12 MAY 2013

Raif Badawi, fondateur d’un site Internet de débat politique et social dénommé Libéraux saoudiens, est incarcéré depuis le 17 juin 2012 dans une prison de Briman, à Djedda. Il a été accusé d’avoir « créé un site Internet nuisant à la sécurité générale » et ridiculisé des figures religieuses de l’islam. Son procès s’est ouvert en juin 2012 devant le tribunal de district de Djedda et a été entaché d’irrégularités. D'après son avocat, le premier juge chargé d’examiner l’affaire a été remplacé par un autre juge qui avait appelé à ce que Raif Badawi soit sanctionné pour « apostasie », ce qui pose question quant à son impartialité.

Les charges retenues contre Raif Badawi sont liées à plusieurs articles que celui-ci a rédigés, dont un au sujet de la Saint-Valentin, dont la célébration est interdite en Arabie saoudite. Il est accusé d’avoir tourné en dérision la Commission saoudienne pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (également appelée police religieuse), dans la conclusion de son article. Il est également accusé de ne pas avoir retiré des articles publiés par des tiers sur son site, notamment un texte insinuant que l’université de l’imam Mohamed ibn Saud était devenue un « nid à terroristes ».

Le 17 décembre 2012, le tribunal de district de Djedda a renvoyé l’affaire devant le tribunal général, en recommandant que le prévenu soit jugé pour « apostasie ». Le 22 décembre, le tribunal général a fait signer des documents à Raif Badawi afin de pouvoir engager un procès pour ce chef d’inculpation. Le 21 janvier, le tribunal général a renvoyé l’affaire devant le tribunal de district en affirmant qu’il n’était pas compétent pour examiner ce cas, et qu’il estimait que Raif Badawi n’avait pas insulté l’islam et ne s’était donc pas rendu coupable d’« apostasie ». Malgré tout, le procureur général continue d'insister pour que Raif Badawi soit jugé pour « apostasie ». L’affaire est actuellement examinée par une cour d’appel, qui déterminera si elle doit être jugée par le tribunal de district de Djedda ou par une autre instance, en particulier le tribunal général de Djedda, à qui elle a déjà été soumise.

Amnesty International considère Raif Badawi comme un prisonnier d’opinion. Appelez les autorités à le libérer immédiatement et sans condition !

 

Passez à l'action et demandez la libération immédiate et sans condition de Raif Badawi

 

AGISSEZ MAINTENANT

Twittez des messages demandant sa libération immédiate et sans condition. Ces tweets seront regroupés sous la forme d'une image et envoyés comme pétition au roi d'Arabie saoudite.

Twittez ce message :

Cliquez sur le bouton pour envoyer un tweet #FreeRaif

Libérez immédiatement @Raif_Badawi, #Saoudien fondateur d'un site Internet et #prisonerofconscience http://bit.ly/18uvuj2 #WPFD #FreeRaif

 

Pour en savoir plus sur Raif Badawi

Le 22 décembre 2012, un tribunal saoudien a décidé de poursuivre la procédure engagée à l’encontre du militant en ligne Raif Badawi pour « apostasie », infraction passible de la peine de mort, dans le cadre de ce qu’Amnesty International a qualifié de nouvelle tentative de répression du débat politique et social dans le pays.

Voir L’Arabie saoudite recourt à l'« apostasie » pour réprimer les débats, 24 décembre 2012.

 

Le 28 décembre 2012, Raif Badawi a été admis à l’hôpital, où les médecins ont diagnostiqué qu’il était devenu diabétique.

Voir Arabie saoudite. Le fondateur d'un site web jugé pour « apostasie », 4 janvier 2013.

 

Le 21 janvier 2013, le tribunal général a considéré qu'il n'était pas compétent pour examiner ce cas, et qu'il estimait que Raif Badawi n'avait pas insulté l'islam et ne s'était donc pas rendu coupable d'« apostasie ». L'affaire a ensuite été renvoyée devant une cour d'appel, qui doit déterminer quelle est la juridiction compétente, tandis que le parquet continue de demander que le chef d'« apostasie » soit retenu.

Voir Arabie saoudite. Une cour d'appel se penche sur le cas du fondateur d'un site web, 28 mars 2013.

 

Pour en savoir plus sur la liberté d’expression en Arabie saoudite

Le 24 avril 2013, un professeur d'université a été condamné à quatre mois de prison dans le cadre d'une décision de justice arbitraire, à l'issue d'un procès pour des charges liées à la cofondation d'une organisation de défense des droits humains. Amnesty International a qualifié son incarcération de nouveau coup visant à réprimer l’exercice de la liberté d’expression et de réunion dans ce royaume du Golfe.

Voir Saudi Arabia court orders arbitrary detention of human rights defender, 25 avril 2013.

 

Au cours du premier trimestre de l'année 2013, les autorités saoudiennes ont renforcé leur répression de la liberté d'expression et d'association. Après avoir emprisonné des dizaines d'éminents défenseurs des droits humains en 2012, elles ont élargi la répression à l'encontre des militants pacifiques en imposant de nouvelles interdictions de déplacement pour des raisons et des durées non définies, ainsi qu'en démantelant au moins une organisation de la société civile et en supprimant ses comptes sur les réseaux sociaux. Elles ont également pris des mesures visant à interdire certaines applications des réseaux sociaux si ces dernières ne pouvaient être totalement surveillées et contrôlées.

Voir Arabie saoudite. 2013, une année noire pour la liberté d'expression et d'association ?, 10 avril 2013.

 

Le 9 mars 2013, deux défenseurs des droits humains ont été condamnés à cinq et 10 ans d'emprisonnement en Arabie saoudite, alourdissant encore le bilan de ce pays en matière d'atteintes à la liberté d'expression.

Voir L'Arabie saoudite sanctionne deux militants ayant simplement exprimé leur opinion, 11 mars 2013.

 

Pour plus d'informations sur les violations de la liberté d’expression commises au nom de la sécurité, veuillez consulter le rapport d’Amnesty International intitulé Arabie saoudite. Réprimer au nom de la sécurité, novembre 2011. Pour voir tous nos documents publics, cliquez sur Arabie saoudite.