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Un groupe ethnique victime de crimes contre l'humanité au Myanmar

5 juin 2008

Depuis plus de deux ans, l’armée du Myanmar se livre à une offensive militaire contre des civils de l’ethnie karen, dans l’est du pays. D’après un nouveau rapport d’Amnesty International, les opérations actuelles donnent lieu à des violations généralisées et systématiques du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire, et constituent des crimes contre l'humanité.

Ce nouveau rapport, Crimes against humanity in eastern Myanmar, indique que près de 150 000 personnes ont été déplacées dans l’État kayin et dans la division de Bago (est du pays). Beaucoup ont également été victimes d’homicides illégaux, de disparitions forcées ou de travaux forcés et ont vu détruire des villages, des récoltes et des réserves de nourriture. D’autres châtiments collectifs ont aussi été infligés.

Ces violations ont été commises contre des civils dont le seul tort était d’appartenir à l’ethnie karen ou de vivre dans des zones majoritairement peuplées de Karens. Les violences ont également été perpétrées en représailles à des actions de l’Armée de libération nationale karen (KNLA).

Amnesty International s’inquiète de constater que les violations résultent de la politique menée par l’armée et le gouvernement du Myanmar (appelé Conseil national pour la paix et le développement, SPDC). L’organisation de défense des droits humains demande la fin immédiate de toutes les violations du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire commises par les forces gouvernementales et les milices qui leur sont associées, et appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à imposer un vaste embargo sur les armes à destination du Myanmar.

Voir aussi :
Le gouvernement du Myanmar expose les survivants du cyclone à des dangers accrus (rapport, 5 juin 2008)