Rapport 2013
La situation des droits humains dans le monde

5 juin 2008

Pas d’abri pour la torture

Pas d’abri pour la torture
L’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose que nul ne doit être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Soixante ans après l’adoption à l’unanimité de ce texte par l'Assemblée générale des Nations unies, Amnesty International a constaté que la torture continuait d’être utilisée dans au moins 81 pays.

L’organisation rassemble depuis plusieurs décennies des informations sur le recours à la torture. Ces dernières années, des gouvernements ont pris des mesures qui remettent en cause l’interdiction même de la torture, en particulier dans le contexte de la lutte contre le terrorisme.

Amnesty International va s’efforcer de renverser cette tendance. Au cours de ce mois, l’organisation va, en partenariat avec The Elders, demander aux gouvernements de condamner et empêcher la torture et les autres formes de mauvais traitements, et d’amener les responsables de telles pratiques à rendre des comptes.

Rien ne peut justifier la torture

Les mesures prises par certains gouvernements à la suite des attaques du 11 septembre 2001, et les autres attaques qui ont depuis eu lieu de par le monde constituent de graves atteintes au système de protection des droits humains. Ces gouvernements ont non seulement utilisé la torture mais aussi cherché à justifier cela en invoquant des raisons de sécurité.

Des personnes ont été soumises à des pratiques telles que la détention secrète, la disparition forcée et l’incarcération pour une durée indéterminée sans inculpation ni procès. Certains détenus ont été transférés d’un État dans un autre en dehors de toute procédure régulière, et été envoyés dans des pays où ils ont été torturés. Ces pratiques, et le fait que ceux qui en sont responsables ne soient pas amenés à rendre des comptes, ont facilité la prolifération du recours à la torture et son acceptation.

Contre le terrorisme : la justice

La torture est un crime qu’aucune circonstance ne peut justifier. Les gouvernements doivent déférer à la justice les individus responsables de l'avoir autorisée ou infligée. De plus, les conditions qui permettent à cette pratique de se développer, en particulier la détention illégale, doivent être éliminées.

Les gouvernements ont le devoir de protéger leur population contre les attaques et les violences, mais la sécurité ne peut réellement être assurée que grâce à la justice et à la protection des droits humains.

Ce que vous pouvez faire

Pour en savoir plus :

Counter terror with justice. No hiding place for torture (juin 2008)

@amnestyonline sur Twitter

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