Pas de liberté sous caution pour les deux militantes de WOZA. D’autres manifestantes libérées à Harare
28 octobre 2008
Jenni Williams et Magodonga Mahlangu, dirigeantes de l’association militante Women of Zimbabwe Arise (WOZA, Femmes du Zimbabwe, debout !), se sont vu refuser la liberté sous caution à la suite de leur arrestation le 16 octobre 2008. Elles sont détenues à la prison de Mlondolozi, à Bulawayo, dans des conditions qui seraient loin d’être conformes aux normes internationales.
Cette décision est intervenue alors qu’au moins 40 femmes ont été arrêtées lors d’une manifestation pacifique à Harare. Ces femmes, âgées pour beaucoup d'une soixantaine d'années, ont été relâchées par la police hier soir vers 21h00.
Elles étaient membres de la Coalition des femmes, une association qui œuvre en faveur de l'égalité des droits pour les femmes. Elles priaient et protestaient de manière pacifique devant l'hôtel Rainbow Towers, à Harare, tandis que le président Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai et Arthur Mutambara rencontraient les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), afin de débattre de l’accord sur le partage du pouvoir dans le pays. D’après les protestataires, ce processus progresse bien trop lentement.
Les personnes arrêtées ont été inculpées de « trouble à l’ordre sur la voie publique » et ont été libérées après avoir payé une amende. Au début, elles n’ont pas été autorisées à consulter un avocat.
Elles n’ont pu parler avec un avocat que quelques minutes alors qu’elles prenaient leur déjeuner. Leurs collègues ont pu leur apporter de la nourriture, des serviettes hygiéniques et des analgésiques.
Au moins 30 personnes ont également été blessées lorsque la police a dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogène et de matraques. Pour la majorité des blessés, il s'agissait de femmes membres de la Coalition des femmes du Zimbabwe. Leurs blessures ont notamment été provoquées par des coups de matraques, des chutes et des inhalations de gaz lacrymogène.
Un militant a été admis dans une clinique privée en observation parce qu’il souffrait de problèmes respiratoires après avoir inhalé du gaz lacrymogène. Quatre autres personnes ont été admises pour des blessures graves et de possibles fractures.
Les manifestants membres d’autres organisations, notamment de groupes d’étudiants, de jeunesse et de défenseurs des droits humains, ont eux aussi reçu des coups de matraque de la part des policiers et ont été exposés aux gaz lacrymogènes. Certains ont dû recevoir des soins médicaux à la suite de leurs blessures.
Amnesty International a condamné le recours persistant de la police aux arrestations et détentions arbitraires, ainsi qu’à la force excessive contre des manifestants pacifiques. L’organisation a également appelé les dirigeants de la SADC à s’exprimer contre les violations des droits humains et à exiger la fin des restrictions imposées aux droits de réunion pacifique et à la liberté d'expression et d'association.
Jenni Williams et Magodonga Mahlangu ont été arrêtées arbitrairement après avoir participé à une manifestation pacifique à l’extérieur des bâtiments gouvernementaux de Mhlahlandlela (Bulawayo). Les manifestants exigeaient un accès à l’aide alimentaire au Zimbabwe. La police a recouru à une force excessive pour disperser la manifestation, qui rassemblait quelque 200 militants de WOZA. Au cours de l’arrestation, les policiers ont battu Magodonga Mahlangu, qui souffrirait toujours de ce passage à tabac. Toutes deux ont interjeté appel devant la Haute Cour.
Amnesty International considère Jenni Williams et Magodonga Mahlangu comme des prisonnières d'opinion et demande leur libération immédiate et inconditionnelle. Leur arrestation s’inscrit dans la vague de répression du gouvernement zimbabwéen à l'encontre des défenseurs des droits humains qui font campagne pour dénoncer les souffrances de la population.
Cette décision est intervenue alors qu’au moins 40 femmes ont été arrêtées lors d’une manifestation pacifique à Harare. Ces femmes, âgées pour beaucoup d'une soixantaine d'années, ont été relâchées par la police hier soir vers 21h00.
Elles étaient membres de la Coalition des femmes, une association qui œuvre en faveur de l'égalité des droits pour les femmes. Elles priaient et protestaient de manière pacifique devant l'hôtel Rainbow Towers, à Harare, tandis que le président Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai et Arthur Mutambara rencontraient les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), afin de débattre de l’accord sur le partage du pouvoir dans le pays. D’après les protestataires, ce processus progresse bien trop lentement.
Les personnes arrêtées ont été inculpées de « trouble à l’ordre sur la voie publique » et ont été libérées après avoir payé une amende. Au début, elles n’ont pas été autorisées à consulter un avocat.
Elles n’ont pu parler avec un avocat que quelques minutes alors qu’elles prenaient leur déjeuner. Leurs collègues ont pu leur apporter de la nourriture, des serviettes hygiéniques et des analgésiques.
Au moins 30 personnes ont également été blessées lorsque la police a dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogène et de matraques. Pour la majorité des blessés, il s'agissait de femmes membres de la Coalition des femmes du Zimbabwe. Leurs blessures ont notamment été provoquées par des coups de matraques, des chutes et des inhalations de gaz lacrymogène.
Un militant a été admis dans une clinique privée en observation parce qu’il souffrait de problèmes respiratoires après avoir inhalé du gaz lacrymogène. Quatre autres personnes ont été admises pour des blessures graves et de possibles fractures.
Les manifestants membres d’autres organisations, notamment de groupes d’étudiants, de jeunesse et de défenseurs des droits humains, ont eux aussi reçu des coups de matraque de la part des policiers et ont été exposés aux gaz lacrymogènes. Certains ont dû recevoir des soins médicaux à la suite de leurs blessures.
Amnesty International a condamné le recours persistant de la police aux arrestations et détentions arbitraires, ainsi qu’à la force excessive contre des manifestants pacifiques. L’organisation a également appelé les dirigeants de la SADC à s’exprimer contre les violations des droits humains et à exiger la fin des restrictions imposées aux droits de réunion pacifique et à la liberté d'expression et d'association.
Jenni Williams et Magodonga Mahlangu ont été arrêtées arbitrairement après avoir participé à une manifestation pacifique à l’extérieur des bâtiments gouvernementaux de Mhlahlandlela (Bulawayo). Les manifestants exigeaient un accès à l’aide alimentaire au Zimbabwe. La police a recouru à une force excessive pour disperser la manifestation, qui rassemblait quelque 200 militants de WOZA. Au cours de l’arrestation, les policiers ont battu Magodonga Mahlangu, qui souffrirait toujours de ce passage à tabac. Toutes deux ont interjeté appel devant la Haute Cour.
Amnesty International considère Jenni Williams et Magodonga Mahlangu comme des prisonnières d'opinion et demande leur libération immédiate et inconditionnelle. Leur arrestation s’inscrit dans la vague de répression du gouvernement zimbabwéen à l'encontre des défenseurs des droits humains qui font campagne pour dénoncer les souffrances de la population.
Pour en savoir plus
Zimbabwe : la détention des deux militantes de WOZA est prolongée (nouvelle, 22 octobre 2008)Des militantes du Zimbabwe battues, arrêtées et placées en détention (nouvelle, 20 octobre 2008)


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