Les Nations unies débattent d'une mesure cruciale concernant les droits économiques, sociaux et culturels

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Ce qui pourrait changer si les victimes d'atteintes aux droits économiques, sociaux et culturels disposaient d'une voie de recours.

© Amnesty International

Des maisons brûlent durant l'opération d'expulsion des habitants de Mittapheap 4, Cambodge, le 20 avril 2007.

Des maisons brûlent durant l'opération d'expulsion des habitants de Mittapheap 4, Cambodge, le 20 avril 2007.

© Licadho


Affichage du message 'ABC' et promotion de l'utilisation des préservatifs comme méthode de protection contre le VIH dans le KwaZulu-Natal rural (Afrique du Sud), en 2007.

Affichage du message 'ABC' et promotion de l'utilisation des préservatifs comme méthode de protection contre le VIH dans le KwaZulu-Natal rural (Afrique du Sud), en 2007.

© Amnesty International


Des élèves roms dans l'école primaire spécialisée de Pavlovce nad Uhom, dans l'est de la Slovaquie.

24 octobre 2008

L'Assemblée générale des Nations unies doit débattre ce mois-ci d'une mesure cruciale destinée à garantir l'accès à la justice pour les victimes d'atteintes aux droits économiques, sociaux et culturels qui sont privées de recours au niveau national.

Dans les semaines qui vont suivre, les États membres des Nations unies vont se rassembler à New York pour débattre de l'adoption d'un texte international : le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Protocole facultatif). Une fois en vigueur, ce texte garantira l'accès à la justice pour les victimes d'atteintes aux droits économiques, sociaux et culturels qui sont privées de recours au niveau national.

Amnesty International a déclaré que, soixante ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), par laquelle la communauté internationale a reconnu que toute personne avait des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux, l'adoption d'un tel texte n'avait que trop tardé.

« Cette action claire et concrète constituerait un grand pas vers la mise en œuvre de la déclaration faite il y a quinze ans à la Conférence mondiale de Vienne, à savoir que tous les droits de la personne sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés. La communauté internationale doit traiter des droits humains globalement, de manière équitable et équilibrée, sur un pied d'égalité et en leur accordant une égale valeur », a déclaré Duncan Wilson, spécialiste des droits économiques, sociaux et culturels chez Amnesty International.

Amnesty International souligne qu'il s'agit d'une occasion historique permettant de corriger le déséquilibre qui existe entre les droits civils et politiques d'une part et les droits économiques, sociaux et culturels de l'autre. Ce déséquilibre a notamment empêché les populations marginalisées ou pauvres d'obtenir un recours utile en cas de violation de leurs droits.

« Nombre des personnes qui ont subi des violations de leurs droits (logement adéquat, alimentation, eau et sanitaires, santé, éducation et travail décent, entre autres) n'ont pas la possibilité de faire rendre des comptes aux responsables de ces violations », a ajouté Duncan Wilson.

Amnesty International a demandé à tous les membres des Nations unies de célébrer le soixantième anniversaire de la DUDH en adoptant le Protocole facultatif sous sa forme actuelle lors de l'Assemblée générale du 10 décembre 2008.

L'élaboration et l'adoption du Protocole facultatif est le résultat de cinq années de négociations menées par un groupe de travail intergouvernemental. Le texte final est un compromis qui a reçu le soutien d'un très grand nombre d'États membres.

Amnesty International est membre de la coalition internationale des organisations non gouvernementales (ONG) pour le protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Pour en savoir plus

Droits économiques, sociaux et culturels

Coalition des ONG pour un protocole facultatif au PIDESC
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