Il faut instaurer immédiatement une trêve humanitaire à Sri Lanka pour venir en aide aux civils pris au piège
Des patients attendent d'être soignés dans la région du Vanni (Sri Lanka, février 2009).
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Des civils blessés attendent d'être soignés dans la région du Vanni (Sri Lanka, février 2009).
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Un camp provisoire pour personnes déplacées dans la région du Vanni (Sri Lanka, février 2009).
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17 avril 2009
Selon des informations parues dans les médias, John Holmes, secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, a qualifié d'« insuffisante » la pause de quarante-huit heures dans les hostilités visant à permettre à l'aide humanitaire d'entrer dans la zone et aux civils d'en sortir.
Alors que les combats s'intensifient, Amnesty International a demandé au gouvernement de Sri Lanka et aux Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (LTTE) de déclarer immédiatement une trêve humanitaire provisoire afin que les civils pris entre deux feux puissent se rendre en lieu sûr.
Le Royaume-Uni, la France et l'Inde auraient également invité le Sri Lanka à proposer une nouvelle trêve aux LTTE.
D'après l'ONU, les Tigres tamouls ont tué six civils qui tentaient de fuir la zone des combats pendant le cessez-le-feu. En outre, l'ONU a fait savoir en mars que plus de 2 800 civils avaient été tués et plus de 7 000 blessés depuis le début de l'année 2009.
Les civils toujours pris au piège dans la région du Vanni, dans le nord-est de Sri Lanka, ont besoin d'une aide humanitaire de toute urgence, lors même que la nourriture et le matériel médical commenceraient à s'épuiser.
Il est impossible de vérifier les informations émanant de la zone de conflit, le gouvernement sri lankais ayant bouclé cette région, où aucun travailleur humanitaire ni observateur indépendant des droits humains ne peut se rendre.
Deux membres du personnel du principal hôpital situé dans la zone de cessez-le-feu ont décrit à Amnesty International une situation de chaos. L'hôpital ne dispose plus d'anesthésiants, de bistouris ni de médicaments de base.
Selon l'un de ces professionnels de santé, 92 civils blessés ont été amenés à l'hôpital le jeudi 16 avril et les combats s'intensifient. Le second a raconté que, la veille, 75 blessés par balles ont été conduits à l'hôpital et au moins 12 civils ont été tués.
« La détresse humaine et le désespoir s'amplifient et ont désormais atteint des proportions alarmantes.
« Nous engageons toutes les parties au conflit à ne pas exposer davantage la population civile et à permettre à des observateurs internationaux comme les Nations unies de veiller à la mise en place d'un véritable cessez-le-feu, a indiqué Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International, avant de conclure :
« Afin d'éviter un nouveau bain de sang, les Tigres tamouls doivent permettre aux civils de se rendre dans des zones sûres et le gouvernement sri lankais doit prolonger le cessez-le-feu. »
Pour en savoir plus
Appels renouvelés en faveur d'une trêve humanitaire au Sri Lanka (nouvelle, 27 mars 2009)
Le conflit à Sri Lanka fait de plus en plus de morts parmi les civils (nouvelle, 10 février 2009)
Une trêve doit être instaurée à Sri Lanka en raison de la détérioration de la situation humanitaire (nouvelle, 6 février 2009)
Sri Lanka. Le bombardement d'un hôpital par des bombes à sous-munitions est un acte ignoble (communiqué de presse, 4 février 2009)
Des civils otages du conflit à Sri Lanka (nouvelle, 28 janvier 2009)
Sri Lanka. Les médias doivent être autorisés à travailler librement et en toute sécurité (communiqué de presse, 23 janvier 2009)
L'Inde doit aborder les préoccupations liées aux droits humains à Sri Lanka (nouvelle, 15 janvier 2009)
Le gouvernement sri lankais doit agir maintenant pour protéger 300 000 personnes déplacées (nouvelle, 19 novembre 2008)
Sri Lanka : l'escalade des hostilités met en péril des dizaines de milliers de personness (nouvelle, 19 août 2008)




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