Une militante grecque œuvrant en faveur des droits des détenus retrouvée morte au cours d'un transfert de prisonnières
20 mars 2009
Une détenue grecque défendant activement les droits des prisonniers a été retrouvée morte tôt le matin du 18 mars. Katerina Goulioni et d'autres détenues étaient transférées par ferry de la prison pour femmes de Thiva, en Grèce, à celle de Neapoli, en Crète.
Durant la traversée elle était apparemment assise à une certaine distance des autres prisonnières, avec les mains attachées derrière le dos. Selon les informations recueillies, les autres prisonnières ont déclaré qu'elle semblait avoir reçu des coups au visage.
Katerina Goulioni a contacté Amnesty International à plusieurs reprises afin de signaler les traitements inhumains infligés aux détenus et les dures conditions prévalant dans les prisons pour femmes, notamment à la prison de Thiva, près d'Athènes, et à celle de Diavata, à Thessalonique.
Elle a indiqué à Amnesty International avoir déposé des plaintes auprès du Bureau du médiateur en Grèce, notamment une en février 2009, et du gouverneur de la prison de Thiva. Elle est également apparue dans un documentaire télévisé peu avant sa mort.
Katerina Goulioni s'était également beaucoup impliquée dans certaines actions d'Amnesty International en recueillant des signatures auprès des détenues de la prison de Thiva. Le 17 mars 2009, elle a informé des membres de la section grecque d'Amnesty International que le matériel de campagne de l'organisation qu'elle avait en sa possession avait récemment disparu de sa cellule, de même que d'autres documents en rapport avec les droits humains, tandis que certains ne lui avaient pas été délivrés.
D'après certaines informations fournies par le ministre grec de la Justice, Katerina Goulioni est morte d'une crise cardiaque. Les conclusions de l'enquête judiciaire menée par le coroner sont attendues d'ici quelques jours.
Amnesty International demande aux autorités grecques de diligenter dans les meilleurs délais une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de Katerina Goulioni, ainsi que sur les plaintes qu'elle avait déposées au sujet du traitement infligé aux détenues.
Durant la traversée elle était apparemment assise à une certaine distance des autres prisonnières, avec les mains attachées derrière le dos. Selon les informations recueillies, les autres prisonnières ont déclaré qu'elle semblait avoir reçu des coups au visage.
Katerina Goulioni a contacté Amnesty International à plusieurs reprises afin de signaler les traitements inhumains infligés aux détenus et les dures conditions prévalant dans les prisons pour femmes, notamment à la prison de Thiva, près d'Athènes, et à celle de Diavata, à Thessalonique.
Elle a indiqué à Amnesty International avoir déposé des plaintes auprès du Bureau du médiateur en Grèce, notamment une en février 2009, et du gouverneur de la prison de Thiva. Elle est également apparue dans un documentaire télévisé peu avant sa mort.
Katerina Goulioni s'était également beaucoup impliquée dans certaines actions d'Amnesty International en recueillant des signatures auprès des détenues de la prison de Thiva. Le 17 mars 2009, elle a informé des membres de la section grecque d'Amnesty International que le matériel de campagne de l'organisation qu'elle avait en sa possession avait récemment disparu de sa cellule, de même que d'autres documents en rapport avec les droits humains, tandis que certains ne lui avaient pas été délivrés.
D'après certaines informations fournies par le ministre grec de la Justice, Katerina Goulioni est morte d'une crise cardiaque. Les conclusions de l'enquête judiciaire menée par le coroner sont attendues d'ici quelques jours.
Amnesty International demande aux autorités grecques de diligenter dans les meilleurs délais une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de Katerina Goulioni, ainsi que sur les plaintes qu'elle avait déposées au sujet du traitement infligé aux détenues.
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