Des mesures fermes doivent être prises pour que les responsabilités soient assumées dans le conflit à Gaza

Des palestiniens abandonnent leur maison après des frappes aériennes israéliennes à Rafah, dans la bande de Gaza (12 janvier 2009).

Des palestiniens abandonnent leur maison après des frappes aériennes israéliennes à Rafah, dans la bande de Gaza (12 janvier 2009).

© APGraphicsBank


Cortège funèbre accompagnant des victimes de frappes aériennes israéliennes à Jebaliya, dans la bande de Gaza (9 janvier 2009).

Cortège funèbre accompagnant des victimes de frappes aériennes israéliennes à Jebaliya, dans la bande de Gaza (9 janvier 2009).

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12 janvier 2009

Amnesty International a écrit au Conseil de sécurité des Nations unies pour l'exhorter à faire en sorte qu'une enquête exhaustive et impartiale soit menée sur les crimes commis durant le conflit à Gaza, que les responsables de ces agissements répondent pleinement de leurs actes, et que des observateurs chargés de veiller au respect des droits humains soient déployés sur place le plus vite possible. L'organisation a pris cette initiative après l'adoption par le Conseil de sécurité à la quasi-unanimité, jeudi 8 janvier, d'une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat et durable dans la bande de Gaza.

Dans sa lettre, Amnesty International appelle le Conseil de sécurité à intervenir fermement pour que les responsables de crimes de guerre et d'autres graves atteintes au droit international humanitaire et relatif aux droits humains répondent pleinement de leurs actes.

Les combats se poursuivent malgré la résolution du Conseil de sécurité. Les forces israéliennes continuent de mener des attaques disproportionnées ou visant des civils ou des bâtiments civils dans la bande de Gaza. Les groupes armés palestiniens continuent de tirer des roquettes sans discrimination sur des zones habitées par des civils dans le sud d'Israël. Le nombre de victimes civiles continue d'augmenter de façon alarmante.

La résolution 1860 du Conseil de sécurité des Nations unies demande « l'instauration immédiate d'un cessez-le-feu durable et pleinement respecté », la fourniture et la distribution sans entrave dans tout Gaza de l'aide humanitaire et la réouverture des points de passage dans la bande de Gaza. La résolution a été adoptée à une majorité écrasante de 14 voix. Les États-Unis se sont abstenus.

« La résolution n'indique cependant pas que les parties doivent immédiatement mettre fin aux violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, a souligné Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. Elle n'évoque pas non plus le fait qu'il est de plus en plus manifeste que des crimes de guerre et d'autres atteintes graves au droit international sont commis, que des enquêtes doivent être menées et que les responsables de ces agissements doivent répondre de leurs actes. »

Pour en savoir plus

L'Europe doit faire entendre sa voix plus fermement pour débloquer la crise humanitaire au Moyen-Orient (nouvelle, 8 janvier 2009)
Dans la bande de Gaza, les tactiques militaires des deux parties mettent en danger les civils (nouvelle, 8 janvier 2009)
Amnesty International demande une trêve humanitaire immédiate dans la bande de Gaza
(nouvelle, 7 janvier 2009)