Un militant chinois incarcéré en raison de son intention d'évoquer le tremblement de terre ayant frappé le Sichuan
2 avril 2009
Soupçonné d'« incitation à la subversion de l'État », un écrivain et militant écologiste chinois est actuellement en détention. Selon des sources locales, l'arrestation de Tan Zuoren est liée à son intention de rendre certains documents publics à l'occasion du premier anniversaire du tremblement de terre.
Il s'agissait semble-t-il d'une liste d'enfants morts au cours de cette catastrophe naturelle le 12 mai 2008, ainsi que d'un rapport issu d'une enquête indépendante sur l'effondrement de nombreux bâtiments scolaires, qui serait dû à des malfaçons.
« Le cas de Tan Zuoren fournit encore un fois l'exemple d'une personne soupçonnée d'avoir commis une atteinte à la sécurité nationale alors qu'elle ne faisait qu'exercer pacifiquement ses droits fondamentaux. En se préoccupant des victimes du tremblement de terre qui a frappé le Sichuan, Tan Zuoren a outrepassé des limites invisibles qui lui valent des difficultés avec les autorités chinoises. Être en quête de justice et de vérité n'est pas un crime, et cet homme doit être remis en liberté immédiatement », a déclaré Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
Tan Zuoren a été arrêté par la police dans la ville de Chengdu (province du Sichuan) le samedi 28 mars. Il est actuellement incarcéré au centre de détention de Wenjiang. Amnesty International redoute qu'il ne soit torturé ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements.
Selon certaines sources, la police locale a convoqué Tan Zuoren au poste pour un entretien le 28 mars au matin. Vers 15 heures ce même jour, un groupe de policiers a perquisitionné son domicile.
Ils ont saisi certains de ses écrits, d'autres documents, ainsi que des CD contenant des vidéos, et ont indiqué par téléphone à sa femme qu'ils avaient quelque chose à lui remettre. Dans la soirée, sa famille a reçu une note émanant du poste de police de la ville de Chengdu et expliquant que Tan Zuoren avait été arrêté dans le cadre d'une information judiciaire. La police a rejeté la demande de visite déposée par sa femme.
Avant cette arrestation, Tan Zuoren avait été interrogé à plusieurs reprises par la police. Par ailleurs, il avait été harcelé par des personnes non identifiées qui ont volé son ordinateur à deux reprises et blessé son chien à l'arme blanche.
Tan Zuoren est un militant écologiste de premier plan. Par le passé, il a publié un rapport destiné à mettre en garde contre les éventuels dangers pour la santé, la sécurité et l'environnement de projets chimiques du gouvernement visant à fabriquer du polyxylène dans la province du Sichuan. Il s'est également engagé comme volontaire dans le domaine de la gestion de catastrophe après le séisme.
Juste après le tremblement de terre qui a frappé le Sichuan, la Chine a accordé une liberté sans précédent et largement appréciée à ceux qui rendaient compte de la situation dans les zones sinistrées. Cependant, elles ont ensuite entravé la mission des journalistes étrangers et leur a interdit de pénétrer dans les villes des régions touchées ou leur ont fait quitter les lieux sous escorte.
Les défenseurs des droits humains enquêtant sur les causes de l'effondrement de certains bâtiments et les familles qui ont perdu des enfants et tentent d'obtenir justice sont victimes de harcèlement ou placés sous surveillance.
Il s'agissait semble-t-il d'une liste d'enfants morts au cours de cette catastrophe naturelle le 12 mai 2008, ainsi que d'un rapport issu d'une enquête indépendante sur l'effondrement de nombreux bâtiments scolaires, qui serait dû à des malfaçons.
« Le cas de Tan Zuoren fournit encore un fois l'exemple d'une personne soupçonnée d'avoir commis une atteinte à la sécurité nationale alors qu'elle ne faisait qu'exercer pacifiquement ses droits fondamentaux. En se préoccupant des victimes du tremblement de terre qui a frappé le Sichuan, Tan Zuoren a outrepassé des limites invisibles qui lui valent des difficultés avec les autorités chinoises. Être en quête de justice et de vérité n'est pas un crime, et cet homme doit être remis en liberté immédiatement », a déclaré Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
Tan Zuoren a été arrêté par la police dans la ville de Chengdu (province du Sichuan) le samedi 28 mars. Il est actuellement incarcéré au centre de détention de Wenjiang. Amnesty International redoute qu'il ne soit torturé ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements.
Selon certaines sources, la police locale a convoqué Tan Zuoren au poste pour un entretien le 28 mars au matin. Vers 15 heures ce même jour, un groupe de policiers a perquisitionné son domicile.
Ils ont saisi certains de ses écrits, d'autres documents, ainsi que des CD contenant des vidéos, et ont indiqué par téléphone à sa femme qu'ils avaient quelque chose à lui remettre. Dans la soirée, sa famille a reçu une note émanant du poste de police de la ville de Chengdu et expliquant que Tan Zuoren avait été arrêté dans le cadre d'une information judiciaire. La police a rejeté la demande de visite déposée par sa femme.
Avant cette arrestation, Tan Zuoren avait été interrogé à plusieurs reprises par la police. Par ailleurs, il avait été harcelé par des personnes non identifiées qui ont volé son ordinateur à deux reprises et blessé son chien à l'arme blanche.
Tan Zuoren est un militant écologiste de premier plan. Par le passé, il a publié un rapport destiné à mettre en garde contre les éventuels dangers pour la santé, la sécurité et l'environnement de projets chimiques du gouvernement visant à fabriquer du polyxylène dans la province du Sichuan. Il s'est également engagé comme volontaire dans le domaine de la gestion de catastrophe après le séisme.
Juste après le tremblement de terre qui a frappé le Sichuan, la Chine a accordé une liberté sans précédent et largement appréciée à ceux qui rendaient compte de la situation dans les zones sinistrées. Cependant, elles ont ensuite entravé la mission des journalistes étrangers et leur a interdit de pénétrer dans les villes des régions touchées ou leur ont fait quitter les lieux sous escorte.
Les défenseurs des droits humains enquêtant sur les causes de l'effondrement de certains bâtiments et les familles qui ont perdu des enfants et tentent d'obtenir justice sont victimes de harcèlement ou placés sous surveillance.
Pour en savoir plus
Le rapport de la Chine au Conseil des droits de l'homme de l'ONU fait abstraction de nombreuses atteintes aux droits humains (nouvelle, 6 février 2009)
Women's rights activist detained in China (nouvelle, 14 janvier 2009)
La Chine bloque l'accès au site Internet d'Amnesty International (nouvelle, 13 janvier 2009)
La Chine doit libérer l'universitaire Liu Xiaobo, placé en « résidence surveillée » (nouvelle, 7 janvier 2009)


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