Des investigations indépendantes doivent être menées de toute urgence
sur les allégations de torture qui se font jour actuellement en Iran, a
déclaré ce samedi 15 août la secrétaire générale d’Amnesty
International. Irene Khan a exhorté le guide suprême, Ali Khamenei, à
ouvrir immédiatement une enquête indépendante et à solliciter l’aide
des experts internationaux dans ce domaine.
Les autorités iraniennes doivent enquêter de toute urgence sur les allégations selon lesquelles des manifestants auraient été violés et torturés en détention.
Alors que plus d'une centaine de personnes comparaissent devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran pour avoir incité à des manifestations contre le résultat officiel contesté de l'élection présidentielle du 12 juin en Iran, la secrétaire générale d'Amnesty International Irene Khan met les autorités iraniennes au défi de permettre à des observateurs internationaux d'assister au procès.
Plus de 100 personnes comparaissent en justice pour avoir incité à des manifestations contre le résultat contesté de l'élection présidentielle du 12 juin en Iran. Amnesty International a demandé aux autorités iraniennes d'autoriser des observateurs internationaux à assister à ce procès.
Trente-six Iraniens, détenus par les forces de sécurité irakiennes depuis le 28 juillet, risquent toujours d'être renvoyés de force en Iran, où ils pourraient être torturés, voire exécutés.
Les huit semaines qui se sont écoulées entre l'élection présidentielle
du 12 juin et la prestation de serment de Mahmoud Ahmadinejad pour son
second mandat présidentiel le 5 août ont vu une augmentation alarmante
du nombre d'exécutions par les autorités iraniennes, a déclaré Amnesty
International ce vendredi 7 août.
À la veille de l'inauguration du deuxième mandat présidentiel de Mahmoud Ahmadinejad en Iran, la secrétaire générale d'Amnesty International Irene Khan a tiré le signal d'alarme face à la répression croissante dans le pays et demandé qu'il soit mis fin immédiatement aux détentions, aux actes de torture et aux procès iniques dont sont victimes les manifestants pacifiques.
La crise des droits humains en Iran s'aggrave de jour en jour et l'investiture de Mahmoud Ahmadinejad marquant le début de son deuxième mandat de président – qui doit avoir lieu la semaine prochaine – pourrait déclencher de nouvelles actions de protestation et de nouvelles opérations de répression de très grande ampleur, ont déclaré ce 28 juillet Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, et Shirin Ebadi, lauréate iranienne du prix Nobel de la paix.