Document - ASEAN and East Asia Summits: An opportunity to address Cambodia’s human rights situation

Sommets de l'ANASE et de l'Asie de l'Est : l'occasion de se pencher sur la situation des droits humains au Cambodge

AMNESTY INTERNATIONAL

ANNONCE À L'ATTENTION DES MÉDIAS

AILRC-FR

15 novembre 2012

ASA 23/018/2012

Sommets de l'ANASE et de l'Asie de l'Est : l'occasion de se pencher sur la situation des droits humains au Cambodge

À partir du 18 novembre, Phnom Penh, la capitale du Cambodge, va accueillir le 21e Sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) et le 7e Sommet de l'Asie de l'Est. Plusieurs chefs d'État seront présents, notamment le Premier ministre indien Manmohan Singh, le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda, la Premier ministre australienne Julia Gillard et le président des États-Unis Barack Obama (il s'agira d'ailleurs de la toute première visite au Cambodge d'un président des États-Unis en fonctions).

Amnesty International appelle vivement les grands dirigeants qui feront le déplacement à inciter le gouvernement cambodgien à agir en faveur de la situation des droits humains qui ne cesse de se détériorer dans le pays.

Expulsions forcées

Les conflits liés à la terre se poursuivent. Les expulsions forcées, les litiges fonciers et les spoliations de terres touchent des milliers de personnes et provoquent de plus en plus de protestations.

L'une des causes à l'origine des expulsions forcées réside dans le fait que des concessions d'exploitation sont accordées par les pouvoirs publics à des entreprises pour des projets agroalimentaires. Le gouvernement a annoncé un moratoire sur ces concessions, mais cette annonce n'a pas encore été suivie d'une mise en œuvre adéquate.

Répression contre la liberté d'expression

Le respect de la liberté d'expression, d'association et de réunion s'est affaibli. Dans le contexte de la crise foncière, en particulier, les défenseurs des droits humains et les manifestants pacifiques sont confrontés à une montée de la violence et sont notamment victimes d'homicides ou d'actions en justice menées devant des tribunaux contrôlés par le gouvernement.

Système judiciaire défaillant

Un système judiciaire politisé accorde l'impunité aux auteurs de violations des droits humains tout en persécutant les voix qui s'élèvent contre ces atteintes.

Personne n'a été traduit en justice après que les forces de sécurité ont abattu une adolescente de 14 ans en mai 2012, lors de la violente expulsion de villageois à Pro Ma, dans la province de Kratie. En revanche, Mam Sonando, 71 ans, propriétaire d'une station de radio et détracteur du gouvernement, a été condamné à 20 ans de prison parce qu'il aurait été l'instigateur de « l'insurrection » de Pro Ma. Amnesty International a suivi son procès et a constaté qu'aucun élément n'était présenté prouvant qu'une insurrection ait eu lieu ou que Mam Sonando était impliqué. Il s'agit d'un prisonnier d'opinion, uniquement détenu pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression.

Complément d'informations et porte-parole

Une délégation d'Amnesty International se trouve à Phnom Penh durant les sommets. Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens sur la situation des droits humains au Cambodge. Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, veuillez contacter :

Olof Blomqvist

Attaché de presse d'Amnesty International pour la région Asie-Pacifique (Londres)

+44 7904 397 956

olof.blomqvist@amnesty.org

@amnestypress

Rupert Abbott

Chercheur sur le Cambodge pour Amnesty International (Phnom Penh)

+855 17 500 778

rupert.abbott@amnesty.org