Document - COLOMBIE : Danilo Rueda (h) ; ainsi que les autres membres de la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (Commission interecclésiastique Justice et paix), organisation non gouvernementale de défense des droits humains
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 030097 – AMR
23/015/2003
AU 42/03
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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COLOMBIE |
Danilo Rueda (h) |
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Londres, le 11 février 2003
Le 2 février 2003, les membres de la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (Commission interecclésiastique Justice et paix), une organisation non gouvernementale de défense des droits humains, ont été menacés de mort par téléphone. En novembre 2002, une lettre de menaces de mort avait également été adressée à Danilo Rueda, défenseur des droits fondamentaux. Certaines sources indiquent que ces menaces émanent de paramilitaires bénéficiant du soutien de l’armée colombienne.
Selon les informations recueillies, le 2 février 2003, à 20 h 20, la Commission interecclésiastiqueJustice et Paix a reçu un appel téléphonique au cours duquel un interlocuteur anonyme a menacé les membres de l’organisation en ces termes : “ Mort aux guérilleros des droits humains, nous vous avons déjà prévenus ”.
Ces menaces de mort ont été proférées après que les locaux de la Commission interecclésiastiqueJustice et Paix de Bogotá eurent été, semble-t-il, maintenus sous surveillance par des hommes armés non identifiés entre le 15 et le 20 décembre 2002. Le 25 novembre 2002, Carlos Julio Rozo, un prêtre qui travaille pour cette organisation, avait reçu une lettre de menaces. Le message contenu dans l’enveloppe était destiné à l’un des militants de l’organisation, Danilo Rueda. Il était formulé de la façon suivante : “ Danilo Rueda, repose en paix. Les anticommunistes de Colombie contre les collaborateurs de la guérilla ”.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
La Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (Commission interecclésiastique Justice et paix) dénonce les violations des droits humains perpétrées par des membres des forces de sécurité et des groupes paramilitaires qui leur sont alliés contre des civils qui vivent dans des communautés situées dans des zones de conflit. Les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires ont souvent accusé cette organisation de mener des activités à caractère subversif, et ont pris l’habitude de reprocher aux organisations de défense des droits fondamentaux d'être des collaborateurs ou des sympathisants de la guérilla, ce qui leur permet de les présenter comme des objectifs légitimes dans le cadre de leurs opérations anti-insurrectionnelles. Ces accusations sont fréquemment suivies de graves violations des droits de la personne commises par des paramilitaires. Ces quatre dernières années, plus de 25 défenseurs des droits humains ont été victimes d’homicides ou de “ disparitions ”.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en espagnol ou dans
votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par les menaces persistantes et de plus en plus alarmantes qui ont été proférées contre Danilo Rueda et contre la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (Commission interecclésiastique Justice et paix) ;
– demandez instamment qu’une enquête exhaustive et impartiale soit menée, en collaboration avec la Commission interecclésiastique Justice et paix, sur les menaces dont les membres de cette organisation ont fait l'objet, que les résultats de ces investigations soient rendus publics, et que les responsables présumés de ces agissements soient traduits en justice ;
– appelez les autorités à prendre sans délai des mesures efficaces pour que les membres de la Commission interecclésiastiqueJustice et paix puissent mener en toute sécurité leur action essentielle et légitime en faveur des droits humains ;
– rappelez au gouvernement colombien les obligations qui lui incombent envers les défenseurs des droits humains, telles qu’elles sont énoncées dans la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par les Nations unies, ainsi que dans la résolution sur les “ défenseurs des droits de la personne dans les Amériques ” adoptée par l’Organisation des États américains (OEA), et conformément aux recommandations répétées des Nations unies ;
– demandez instamment aux autorités de prendre sans délai des mesures pour démanteler les groupes paramilitaires, conformément aux engagements pris par le gouvernement colombien et aux recommandations formulées par les Nations unies.
APPELS À :
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Président de la République : Sr. Presidente Álvaro Uribe Vélez Presidente de la República Palacio de Nariño Carrera 8 No. 7-26 Santafé de Bogotá, Colombie Télégrammes : Presidente de la República, Bogotá, Colombie Fax : +57 1 342 0592 Formule d'appel : Excmo. Sr. Presidente Uribe, / Monsieur le Président de la République, |
Vice-Président de la République : Dr. Francisco Santos Calderón Vicepresidente de la República de Colombia Vicepresidencia Carrera 8A No 5-57 Santafé de Bogotá, Colombie Télégramme : Vicepresidente de la República, Bogotá, Colombie Fax : +57 1 334 1138 Formule d'appel : Excelentísimo Sr. Vicepresidente, / Monsieur le Vice-Président de la République, |
Fiscal General de la Nación [qui chapeaute le système judiciaire]:
Dr. Luis Camilo Osorio
Fiscal General de la Nación, Fiscalía General de la Nación
Apartado Aereo 29855, Diagonal 22B 52-01 (Ciudad Salite)
Santafé de Bogotá, Colombie
Télégrammes : Fiscal General, Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 570 2022 / 2003 (si un correspondant décroche, veuillez dire : “ me da tono de fax por favor ”)
Formule d'appel : Estimado Dr. Osorio, / Monsieur,
COPIES À :
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Commission interecclésiastique Justice et paix : Comisión Intereclesial de Justicia y Paz AA1029 Santafé de Bogotá Colombie
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Defensor del Pueblo (médiateur) : Sr. Eduardo Cifuentes Muñoz Defensor del Pueblo Defensoría del Pueblo, Calle 55 No. 10–32/46 office 301 Santafé de Bogotá, Colombie Télégrammes : Defensor del Pueblo, Bogotá, Colombie Fax : +57 1 640 0491 Formule d’appel : Estimado Sr. Cifuentes Muñoz, / Monsieur, |
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Colombie dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 25 MARS 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT
ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
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