Rapport 2013
La situation des droits humains dans le monde

Communiqués de presse

15 février 2008

États-Unis. La simulation de noyade demeure illégale

Que le président George Bush oppose ou non son veto à une loi proscrivant le waterboarding (simulation de noyade) ne modifiera nullement le fait que ce supplice de l’eau était illégal lorsque la CIA l’a pratiqué en 2002 et 2003 et qu’il le demeure, a déclaré Amnesty International après que le président des États-Unis eut confirmé son intention de mettre son veto à un projet de loi adopté le 13 février par le Sénat.

« Nous demandons au président George Bush de ne pas opposer son veto à ce texte de loi et de veiller à ce que les agents américains rendent pleinement compte des actes de torture et des mauvais traitements infligés dans le cadre de la " guerre contre le terrorisme " », a indiqué Susan Lee, directrice du programme Amériques d'Amnesty International.

Lors d’une interview accordée à la BBC dans la soirée du 14 février 2008, le président américain a déclaré que les services de renseignements américains n’avaient pas manqué d’agir dans la légalité, tout en justifiant les moyens employés pour obtenir des informations susceptibles de déjouer des attentats. Il a ajouté que le Congrès imposait un ensemble de normes aux agents chargés des interrogatoires dont « nos hommes pensent qu’elles s’avéreront inefficaces ».

« Le président George Bush ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : il ne peut pas prétendre qu’il respecte l’état de droit, tout en réservant aux interrogateurs le droit d’adopter des méthodes bafouant clairement le droit international, dans le cadre d’un programme de détentions secrètes qui est un affront aux obligations juridiques de son gouvernement », a déclaré Susan Lee.

Au cours des derniers jours, de hauts responsables américains ont affirmé que le waterboarding, ou simulation de noyade, pourrait être de nouveau autorisé et pratiqué dans le cadre du programme de la CIA, si les « circonstances » l’exigeaient et avec l’aval du président et du ministre de la Justice.

« Personne, pas même un président, ne peut autoriser la torture. Quiconque ordonne, cautionne ou pratique la torture s’expose à être tenu pour pénalement responsable en vertu du droit international », a conclu Susan Lee.

Voir : USA: Injustice and impunity in the ‘war on terror’, 12 février 2008 (index AI : AMR 51/012/2008) ; http://www.amnesty.org/en/library/info/AMR51/012/2008
Index AI : PRE01/051/2008
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