Rapport 2013
La situation des droits humains dans le monde

Communiqués de presse

2 août 2012

Visite du président Poutine au Royaume-Uni : Cameron ne doit pas «prendre de gants» en ce qui concerne la Syrie et Pussy Riot

Alors que le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron s'apprête à rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Londres, ce jeudi 2 août, Amnesty International demande à David Cameron de « ne pas prendre de gants » lors des discussions avec Vladimir Poutine et d'aborder la question du blocage par la Russie d'une intervention internationale en Syrie et celle du procès du groupe de musique Pussy Riot, qui illustre l'intolérance croissante de la Russie à toute opposition, même légitime.

John Dalhuisen, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International a tenu les propos suivants :

« David Cameron ne doit pas prendre de gants aujourd'hui. »

« S'il est de notoriété publique que Vladimir Poutine est "ceinture noire" en judo, cela ne devrait pas empêcher David Cameron de lui tenir tête et de lui parler du comportement regrettable de la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies en ce qui concerne la Syrie. »

« La Russie devrait cesser de fournir des armes au gouvernement du président Assad et apporter son soutien au renforcement de la mission de surveillance de l'ONU en Syrie et à la saisine du procureur de la Cour pénale internationale. »

« Depuis que Vladimir Poutine est au pouvoir, la Russie tolère de moins en moins toute opposition légitime et le procès du groupe Pussy Riot ne fait qu'illustrer encore cette intolérance.

« En envoyant devant les tribunaux un groupe de femmes en cagoule, c'est leur propre masque que les autorités russes font tomber »

« David Cameron devrait dire clairement ce qu'il en est de l'affaire Pussy Riot, à savoir : ce procès est une honte et les poursuites devraient être abandonnées immédiatement. »

Amnesty International est convaincue que le procès de Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova a un caractère politique et qu'elles sont poursuivies pour une action de protestation, somme toute déplaisante, mais légitime.

Amnesty International considère que ces trois femmes sont des prisonnières d'opinion et demande aux autorités russes d'abandonner les poursuites dont elles font l'objet et de les remettre immédiatement en liberté. « 

Index AI : PRE01/376/2012
Région ou pays Europe et Asie centrale
Pays Russie
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