Rapport 2013
La situation des droits humains dans le monde

Communiqués de presse

28 novembre 2011

Colombie. L'homicide de captifs pourrait constituer un « crime de guerre »

Amnesty International a fait part de ses préoccupations quant aux informations selon lesquelles un mouvement de guérilla colombien a exécuté quatre membres des forces de sécurité colombiennes qu'il maintenait en captivité depuis au moins 12 ans.

Ces homicides auraient eu lieu le 26 novembre lors d'une opération militaire mise sur pied pour libérer des soldats et des policiers détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans le sud du pays.

Selon des informations officielles, le commissaire principal Álvaro Moreno, le colonel de police Édgar Yesid Duarte, le commandant de police Elkín Hernández Rivas et le sergent de l'armée Libio José Martínez étaient enchaînés lorsqu'ils ont été abattus à bout portant.

Trois d'entre eux auraient été tués d'une balle dans la tête et le quatrième d'une balle dans le dos. Un cinquième prisonnier, le brigadier de police Luis Alberto Erazo, est parvenu à s'enfuir.

« S'il est avéré que ces quatre captifs ont été tués dans les circonstances décrites, il s'agirait alors d'un crime de guerre, a indiqué Marcelo Pollack, chercheur sur la Colombie à Amnesty International.

« Les FARC ont le devoir de traiter avec humanité tous les membres des forces de sécurité capturés, dans le respect du droit international humanitaire. »

Par ailleurs, Amnesty International a à maintes reprises appelé les FARC à mettre un terme aux enlèvements de civils et aux prises d'otages. Ce mouvement détient certaines personnes en captivité depuis 10 ans, voire plus.

Amnesty International invite les autorités colombiennes à veiller à ce que les responsables présumés de ces derniers homicides soient déférés à la justice.

D'autre part, le Congrès colombien débat actuellement de réformes qui pourraient déboucher sur le fait que les membres des mouvements de guérilla et des forces de sécurité échappent à toute poursuite pour de graves atteintes aux droits humains. Si ces réformes sont adoptées, ils n'auront peut-être pas à avouer leurs crimes devant une cour de justice.

Index AI : PRE01/594/2011
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