Rapport 2013
La situation des droits humains dans le monde
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Communiqués de presse

17 mai 2013

Argentine. Mort d’un ancien dirigeant militaire qui n’a pas échappé à la justice

L’ancien dirigeant militaire argentin Jorge Rafael Videla est mort en prison, où il purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour des crimes contre l’humanité commis lorsqu’il était au pouvoir.

« L’Argentine a été le premier pays à traduire en justice les responsables présumés de la torture, des homicides et des disparitions de milliers de personnes sous les multiples régimes militaires en Amérique latine, a souligné Mariela Belski, directrice exécutive d’Amnesty International Argentine.

« Nous incitons l’Argentine et les autres pays d’Amérique latine à poursuivre leurs efforts pour conduire devant la justice tous les responsables des terribles crimes commis durant les années les plus sombres qu’ait connues la région. Il reste encore beaucoup à faire. »

L’ancien dictateur militaire Jorge Rafael Videla, 87 ans, est mort le 17 mai au matin dans la prison de Marcos Paz à Buenos Aires.

Il avait été condamné l’an dernier à 50 ans d’emprisonnement pour son rôle dans l’enlèvement systématique d’enfants pendant le régime militaire de 1976 à 1983.

« Dès l’arrivée au pouvoir de Videla, Amnesty International a reçu des informations faisant état de violations des droits humains et, en novembre 1976, l’organisation a envoyé une mission de recherche en Argentine. Celle-ci a débouché sur la publication d’un rapport complet exposant de façon détaillée les cas de détention sans décision judiciaire et de torture. Ce document comportait en outre la première liste de personnes disparues. »

Lorsqu’il est décédé, Jorge Rafael Videla faisait encore l’objet d’un procès pour son rôle dans le plan Condor – une opération secrète coordonnée par plusieurs pays d’Amérique latine visant à échanger, persécuter et faire disparaître des militants politiques.

Il a mené le putsch de mars 1976 en Argentine et est resté à la tête de la junte militaire jusqu’en 1981. Selon les organisations argentines de défense des droits humains, au moins 30 000 personnes ont été victimes d’enlèvement, de torture et de disparition sous le régime militaire en Argentine.

Index AI : PRE01/235/2013
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