Détentions illégales
De nombreux gouvernements ont exploité l’inquiétude croissante suscitée par le terrorisme en arrêtant des personnes sans mettre en œuvre les garanties habituelles auxquelles à droit toute personne privée de liberté.
Ces garanties dont doit bénéficier le détenu sont notamment le droit de connaître les raisons de son arrestation et le droit de faire connaître à sa famille le lieu de sa détention. Les détenus doivent également pouvoir se faire assister d'un avocat et rapidement contester la légalité de leur détention. De même, ils ne doivent pas être détenus dans un lieu secret.
Cette atteinte grave aux droits humains peut conduire des personnes à languir en prison pendant des années sans avoir été jugées, sans connaître les preuves retenues contre elles et sans disposer d’aucun moyen pour contester leur détention.
Dans les cas de disparition forcée, la situation des personnes concernées est totalement inconnue, et leurs proches ne savent même pas si elles sont mortes ou vivantes. Les personnes disparues ne sont plus protégées par la loi et risquent d'autres graves violations des droits humains.
Avec les détentions illégales, les personnes courent un risque accru de torture et d’autres mauvais traitements. La torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ne sont tolérables en aucun cas et sont absolument interdits par le droit international.
La campagne Pas de sécurité sans droits humains vise les objectifs suivants :
- révéler et arrêter les détentions illégales pratiquées au nom de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme ;
- mettre un terme aux disparitions forcées ;
- exiger que les gouvernements respectent l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements.
Pour en savoir plus:
Jammu-et-Cachemire : des centaines de personnes sont incarcérées chaque année sans inculpation ni jugement (mars 2011)
New order, same abuses: Unlawful detentions and torture in Iraq report (septembre 2010)
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