Amnesty International a déclaré aujourd'hui que le gouvernement afghan devait empêcher la Direction nationale de la sécurité, l’agence de renseignement du pays, de restreindre la liberté des médias.
Mohammed Jawad et Omar Khadr étaient âgés de moins de dix-huit ans au moment de leur arrestation par l’armée américaine en Afghanistan. Les audiences préliminaires les concernant ont repris la semaine dernière.
La communauté internationale et le gouvernement afghan n’ont pas tenu leur promesse d’apporter au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux fillettes, plus de sécurité, une gouvernance plus à l’écoute et un développement économique durable, selon un document d’information d’Amnesty International rendu public ce mercredi 11 juin avant la Conférence internationale de soutien à l’Afghanistan qui doit s’ouvrir le 12 juin à Paris.
Les États-Unis et d’autres pays membres de l’OTAN fournissent des armes à l’Afghanistan, qui pourraient servir à commettre de graves violations des droits humains d’après Amnesty International.
Alors que la Journée internationale de la femme approche, Amnesty
International a demandé aux gouvernements et administrateurs scolaires
du monde entier, dans un nouveau rapport rendu public aujourd'hui, de
prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la violence contre les
filles, en particulier dans les établissements scolaires.
Amnesty International a demandé aux ministres de la Défense de
l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), actuellement
réunis en Lituanie, de suspendre tous les transferts de prisonniers de
la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) aux autorités
afghanes, car ces détenus sont fortement exposés au risque de torture
et de mauvais traitements. La communauté internationale doit consacrer
des efforts plus importants à la réforme du système de détention en
Afghanistan.
Malgré les informations persistantes faisant état de mauvais traitements et d'actes de torture infligés par les services de renseignement afghans, les forces menées par l’OTAN continuent de remettre des détenus à ces services.
2006 a été une année au cours de laquelle les homicides de reporters et
de personnel des médias ont atteint des niveaux historiques. Lorsque des journalistes sont tués dans l’impunité et que la peur et la
censure étouffent la liberté d’expression, c’est la société toute
entière qui en paye le prix.