26 janvier 2009
Le temps est venu de rendre des comptes à Gaza et dans le sud d'Israël
« Les soldats [israéliens] ont bombardé la maison et tué ma mère, mon père, ma petite fille et 25 autres membres de ma famille. Pourquoi ? Nous ne sommes pas du Hamas, nous ne sommes pas des combattants. Pourquoi nous ont-ils fait cela ? » 
Salah Sammouni
(témoignage recueilli à Gaza en janvier 2009)

« Mon fils de cinq ans demande toujours où se trouve l'abri le plus proche. Les jeunes enfants ne devraient pas avoir ce genre d'inquiétudes. Ils devraient juste se soucier de savoir à quoi ils vont pouvoir jouer. »
Geut Aragon, dont la maison à Sderot à été touchée par une roquette palestinienne
(témoignage recueilli en décembre 2008)

Salle de classe ravagée dans la bande de Gaza (19 janvier 2009).Avec les fragiles cessez-le-feu en place à Gaza et dans le sud d'Israël, l'étendue des ravages commis ces dernières semaines apparaît de plus en plus clairement.

Les chercheurs d'Amnesty International qui se sont rendus à Gaza et dans le sud d'Israël ont trouvé des éléments prouvant que des crimes de guerre et d'autres graves violations du droit international ont été commis par toutes les parties au conflit.

Les opérations menées par l'armée israélienne à Gaza ont causé la mort de centaines de civils palestiniens, détruit les infrastructures du territoire et engendré une catastrophe humanitaire. Certaines attaques ont été disproportionnées ou dirigées contre des civils ou des bâtiments civils dans la bande de Gaza.

Maison touchée par une roquette palestinienne à Ashkelon, en Israël (13 janvier 2009).Les délégués d'Amnesty International ont rassemblé des preuves irréfutables d'une large utilisation du phosphore blanc contre les civils palestiniens dans des secteurs résidentiels densément peuplés de Gaza. Le responsable du service des brûlés dans le principal hôpital de Gaza a déclaré aux délégués que des patients, y compris des enfants, présentaient des brûlures au phosphore blanc qui ne guérissaient pas.

L'utilisation répétée du phosphore blanc de manière intrinsèquement aveugle est un crime de guerre.

Au cours de la même période, les tirs de roquettes aveugles du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens ont causé la mort de plusieurs civils israéliens.

Le fait d'utiliser des armes non discriminantes contre des zones peuplées constitue également un crime de guerre.

Passez à l'actionAmnesty International appelle les Nations unies, et en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU, à prendre immédiatement des mesures pour que toutes les parties au conflit répondent des violations du droit international qu'elles ont perpétrées.

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Message adressé à Monsieur l’Ambassadeur Yukio Takasu

Je suis extrêmement préoccupé(e) par les ravages dont les civils ont été victimes à Gaza et dans le sud d’Israël au cours du récent conflit.
À Gaza, les chercheurs d’Amnesty International ont trouvé des éléments prouvant que des atteintes aux droits humains ont été perpétrées et que des crimes de guerre et d’autres graves violations du droit international humanitaire ont été commis par toutes les parties au conflit.
Je salue l’appel lancé par le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa résolution 1860, pour que l’aide humanitaire soit distribuée sans entrave et pour que les points de passage vers Gaza soient rouverts. Je reste toutefois préoccupé(e) par le fait que le Conseil de sécurité n’a pas abordé la question de l’obligation de rendre des comptes pour les atteintes aux droits humains et au droit international humanitaire, sans laquelle on ne peut bâtir une paix et une sécurité durables.  
Je vous demande instamment de veiller à ce que Conseil de sécurité des Nations unies s’attelle à la question de l’obligation de rendre des comptes pour les crimes internationaux en ouvrant dans les plus brefs délais une enquête internationale indépendante sur toutes les allégations de violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains commises par Israël, le Hamas et les autres groupes armés palestiniens qui ont participé au conflit.
Une équipe internationale d’experts compétents chargée d’établir les faits doit être envoyée dans la région pour mener des enquêtes, et lorsqu'il existe suffisamment de preuves contre elles, les personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes au regard du droit international doivent être poursuivies en justice et jugées dans le cadre de procès respectant les normes internationales d'équité.

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