Les droits humains attaqués à l’approche des élections au Zimbabwe
5 mars 2008
Les partis politiques se préparent à faire campagne dans tout le pays pour les élections présidentielle, législatives et locales prévues le 29 mars 2008.
Il est à craindre que, comme les fois précédentes, la police ne recoure à une force excessive pour entraver les activités pacifiques des partis d’opposition et priver ces derniers de leur droit de se réunir librement, en utilisant la Loi relative à l'ordre public et à la sécurité, qui a été récemment modifiée.
Le 23 janvier, la police a agressé et arrêté des sympathisants et des dirigeants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Morgan Tsvangirai, qui est à la tête de l’une des factions du MDC, a été emmené de son domicile à 4 heures du matin par des agents du service de maintien de l’ordre de la police nationale. Il a été détenu au commissariat central d’Harare puis libéré sans inculpation vers 8 heures. Deux autres cadres du MDC, Ian Makone et Denis Murira, ont également été détenus et libérés.
Le gouvernement harcèle et intimide régulièrement ceux qu’ils considèrent comme des opposants au président Robert Mugabe. En mars 2007, par exemple, une cinquantaine de responsables du MDC et de la société civile ont été arrêtés et violemment frappés. Certains ont été torturés.
Il n’est pas rare que la police arrête et batte des défenseurs des droits humains et des militants du MDC qui participent à des manifestations pacifiques. Les détenus sont ensuite souvent maltraités et privés de tout accès à un avocat, à de la nourriture et à des médicaments.
Le service de maintien de l’ordre de la police nationale se montre particulièrement brutal à l’égard des membres du MDC et des militants de la société civile qui critiquent les politiques gouvernementales. Amnesty International dispose de preuves solides selon lesquelles des militants ont subi des tortures et des mauvais traitements en garde à vue aux mains d’agents du service de maintien de l’ordre.
Il est à craindre que, comme les fois précédentes, la police ne recoure à une force excessive pour entraver les activités pacifiques des partis d’opposition et priver ces derniers de leur droit de se réunir librement, en utilisant la Loi relative à l'ordre public et à la sécurité, qui a été récemment modifiée.Le 23 janvier, la police a agressé et arrêté des sympathisants et des dirigeants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Morgan Tsvangirai, qui est à la tête de l’une des factions du MDC, a été emmené de son domicile à 4 heures du matin par des agents du service de maintien de l’ordre de la police nationale. Il a été détenu au commissariat central d’Harare puis libéré sans inculpation vers 8 heures. Deux autres cadres du MDC, Ian Makone et Denis Murira, ont également été détenus et libérés.
Le gouvernement harcèle et intimide régulièrement ceux qu’ils considèrent comme des opposants au président Robert Mugabe. En mars 2007, par exemple, une cinquantaine de responsables du MDC et de la société civile ont été arrêtés et violemment frappés. Certains ont été torturés.
Il n’est pas rare que la police arrête et batte des défenseurs des droits humains et des militants du MDC qui participent à des manifestations pacifiques. Les détenus sont ensuite souvent maltraités et privés de tout accès à un avocat, à de la nourriture et à des médicaments.
Le service de maintien de l’ordre de la police nationale se montre particulièrement brutal à l’égard des membres du MDC et des militants de la société civile qui critiquent les politiques gouvernementales. Amnesty International dispose de preuves solides selon lesquelles des militants ont subi des tortures et des mauvais traitements en garde à vue aux mains d’agents du service de maintien de l’ordre.
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