10 décembre 2007
Protégez les journalistes militants
« Les efforts déployés, les lettres et les Actions urgentes […] nous permettent aujourd’hui de garder le sourire et d’être en vie, car ils ont attiré l’attention sur notre situation […]. Les puissants qui voulaient prendre nos vies, le gouvernement, les sphères du pouvoir ont pris conscience que notre situation est connue non seulement au Honduras, mais aussi dans le reste du monde… » - défenseure des droits humains, Dina Meza


Le directeur de la publication Carlos Hernández et la journaliste Dina MezaDina Meza, une journaliste qui a récemment reçu un prix pour son action, ses collègues à la revue en ligne Revistazo.com et l’Association pour une société plus juste (ASJ), qui assure la parution de cette dernière, ont fait l’objet de diverses manœuvres de harcèlement et d’intimidation à la suite d’enquêtes menées sur plusieurs sociétés de sécurité privées concernant des infractions au droit du travail.

L’un des collaborateurs de l’association, l’avocat Dionisio Díaz García, a été tué par balle en décembre 2006, alors qu’il se rendait en voiture à la Cour suprême du Honduras où il devait préparer une audience dans le cadre d’une affaire prise en charge par l’ASJ.  Personne n’a été traduit en justice pour cet homicide.

Au cours des mois précédents, Dioniso Díaz García et Dina Meza avaient été suivis par des voitures dépourvues de plaque d'immatriculation. Les enfants de Dina Meza ont été suivis de la sortie de l’école à leur domicile, et des propos désobligeants à l’égard de la journaliste ont été enregistrés sur le forum en ligne de Revistazo.com.

Peu après la mort de Dionisio Díaz García, Carlos Hernández, le président de l'ASJ, a reçu un SMS rédigé en anglais annonçant : « Tu es le prochain, car c'est toi le président. » À peu près à la même époque, il a été suivi et surveillé par deux hommes à moto. D'autres membres de l'association ont eux aussi signalé une augmentation du nombre de menaces et de manœuvres d'intimidation. Ils ont par ailleurs été mis en garde au sujet d’un complot semble-t-il ourdi par des sociétés de sécurité privées, visant à assassiner des membres de l’ASJ : la même source a insinué qu’il vaudrait mieux que les journalistes de l’ASJ quittent le pays, pour leur propre sécurité.

La Commission interaméricaine des droits de l'homme a demandé au gouvernement hondurien de protéger les membres de l’ASJ, mais jusqu’à présent les enquêtes visant à établir l’identité des auteurs présumés du meurtre de Dionisio Díaz García et des menaces et manœuvres d’intimidation dont ont été la cible les autres membres de l’ASJ n’ont donné aucun résultat concret. Ceux-ci continuent à être exposés au danger tandis que les auteurs des faits sont toujours en liberté.

Quelques mesures de protection ont été mises en place mais il semble qu’elles ne soient pas adaptées. L’ASJ débourse chaque mois des sommes considérables pour couvrir les frais de transport et les repas des policiers chargés de sa protection, ressources qui dans d’autres circonstances pourraient être consacrées à son action en faveur des droits humains.

Take ActionEn juillet 2007, la section britannique d’Amnesty International a décerné à Dina Meza, pour son travail sur Revistazo, un prix récompensant des journalistes menacés en raison de leur action en faveur des droits humains.

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Protégez les journalistes militants

Monsieur le Président de la République,
Je vous demande de faire le nécessaire pour qu’une enquête soit immédiatement menée sur les menaces et manœuvres d’intimidation visant la journaliste Dina Meza, récompensée pour son travail, et son directeur de publication, Carlos Hernández, ainsi que sur le meurtre de Dionisio Díaz García. Les responsables présumés doivent être traduits en justice.
Je vous prie de prendre immédiatement des mesures pour que ces deux personnes et leurs collègues bénéficient d’une protection suivie, efficace et impartiale.
Je vous demande également de respecter votre obligation de reconnaître aux défenseurs des droit humains le droit de mener leurs activités sans restriction ni crainte de représailles, conformément à la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

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