Israël doit coopérer pleinement avec la mission indépendante d'établissement des faits sur le conflit à Gaza
2 juillet 2009
Le 27 décembre 2008 à 11 h 30, sans avertissement, les forces israéliennes ont lancé une campagne de bombardements sur la bande de Gaza.
Les objectifs affichés de cette opération, ayant pour nom de code Plomb durci, étaient de mettre fin aux attaques à la roquette menées contre Israël par des groupes armés affiliés au Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et à d'autres factions palestiniennes. Ces derniers ont continué sans interruption pendant toute la durée de l'opération de procéder à des tirs aveugles en direction de zones habitées par des civils dans le sud d'Israël.
Le 18 janvier 2009, date à laquelle Israël et le Hamas ont proclamé des cessez-le-feu unilatéraux, environ 1 400 Palestiniens, dont quelque 300 enfants et des centaines d'autres civils non armés, avaient été tués au cours du conflit. Des secteurs entiers de la bande de Gaza ont été rasés, des milliers de personnes se sont retrouvées sans logement et l'économie, qui se trouvait déjà dans une situation désastreuse, a été complètement ruinée. Trois civils israéliens ont été tués et de nombreuses maisons dans le sud d'Israël ont été endommagées.
La plupart des destructions commises dans la bande de Gaza ont été injustifiées et causées par des attaques visant directement des biens civils, ou par des attaques aveugles frappant indistinctement des objectifs militaires légitimes et des biens civils. Ces attaques violent des dispositions fondamentales du droit international humanitaire, notamment l'interdiction des attaques directes contre des civils et des biens civils (principe de distinction), des attaques sans discrimination ou disproportionnées, et des sanctions collectives.
Cinq mois se sont écoulés depuis la fin de l'opération Plomb durci et les autorités israéliennes n'ont ordonné aucune enquête indépendante et impartiale sur le comportement de leurs forces, et elles s'opposent activement à ce que de telles enquêtes soient ouvertes.
Les autorités israéliennes ont également rejeté les conclusions de la commission d'enquête des Nations unies qui a mené des investigations sur neuf attaques ayant visé des installations et du personnel de l'ONU pendant l'opération Plomb durci. Elles ont en outre refusé de collaborer avec la mission internationale indépendante d'établissement des faits créée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et dirigée par le juge Richard Goldstone, et elles ne l'ont pas autorisée à se rendre dans le pays, compromettant ainsi sa mission.
Le Hamas a permis à la mission d'établissement des faits de venir travailler sur le terrain dans la bande de Gaza et a rencontré l'équipe en charge de la mission, qui s'est rendue sur le territoire en passant par l'Égypte.
Amnesty International appelle les autorités israéliennes à coopérer pleinement avec la mission internationale indépendante d'établissement des faits créée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et dirigée par Richard Goldstone,
ainsi qu'à d'autres enquêtes internationales portant sur des violations du droit international perpétrées par toutes les parties au conflit.
Les objectifs affichés de cette opération, ayant pour nom de code Plomb durci, étaient de mettre fin aux attaques à la roquette menées contre Israël par des groupes armés affiliés au Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et à d'autres factions palestiniennes. Ces derniers ont continué sans interruption pendant toute la durée de l'opération de procéder à des tirs aveugles en direction de zones habitées par des civils dans le sud d'Israël.
Le 18 janvier 2009, date à laquelle Israël et le Hamas ont proclamé des cessez-le-feu unilatéraux, environ 1 400 Palestiniens, dont quelque 300 enfants et des centaines d'autres civils non armés, avaient été tués au cours du conflit. Des secteurs entiers de la bande de Gaza ont été rasés, des milliers de personnes se sont retrouvées sans logement et l'économie, qui se trouvait déjà dans une situation désastreuse, a été complètement ruinée. Trois civils israéliens ont été tués et de nombreuses maisons dans le sud d'Israël ont été endommagées.
La plupart des destructions commises dans la bande de Gaza ont été injustifiées et causées par des attaques visant directement des biens civils, ou par des attaques aveugles frappant indistinctement des objectifs militaires légitimes et des biens civils. Ces attaques violent des dispositions fondamentales du droit international humanitaire, notamment l'interdiction des attaques directes contre des civils et des biens civils (principe de distinction), des attaques sans discrimination ou disproportionnées, et des sanctions collectives.
Cinq mois se sont écoulés depuis la fin de l'opération Plomb durci et les autorités israéliennes n'ont ordonné aucune enquête indépendante et impartiale sur le comportement de leurs forces, et elles s'opposent activement à ce que de telles enquêtes soient ouvertes.
Les autorités israéliennes ont également rejeté les conclusions de la commission d'enquête des Nations unies qui a mené des investigations sur neuf attaques ayant visé des installations et du personnel de l'ONU pendant l'opération Plomb durci. Elles ont en outre refusé de collaborer avec la mission internationale indépendante d'établissement des faits créée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et dirigée par le juge Richard Goldstone, et elles ne l'ont pas autorisée à se rendre dans le pays, compromettant ainsi sa mission.
Le Hamas a permis à la mission d'établissement des faits de venir travailler sur le terrain dans la bande de Gaza et a rencontré l'équipe en charge de la mission, qui s'est rendue sur le territoire en passant par l'Égypte.
Amnesty International appelle les autorités israéliennes à coopérer pleinement avec la mission internationale indépendante d'établissement des faits créée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et dirigée par Richard Goldstone,
ainsi qu'à d'autres enquêtes internationales portant sur des violations du droit international perpétrées par toutes les parties au conflit.
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