Les allégations de violations des droits humains formulées contre certains responsables de l'application des lois en France concernent des injures racistes, un recours abusif à la force, des passages à tabac et des homicides illégaux. Cependant, les plaintes pour mauvais traitements policiers sont bien trop souvent classées sans suite, sans avoir donné lieu à une enquête.
Les juges et le parquet travaillent quotidiennement avec des policiers et ont donc tendance à prêter foi à leurs témoignages. Les personnes qui portent plainte se retrouvent souvent elles-mêmes inculpées de diffamation ou d'insulte contre les policiers en question. Les enquêtes disciplinaires internes ne sont pas indépendantes ni impartiales, ce qui signifie que les chances d'obtenir gain de cause sont très minces.

Amnesty International réclame que des mesures soient prises afin que le système soit plus équitable, et demande que l'actuelle Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) ou le futur défenseur des droits, s'il endosse ce rôle, ait les pouvoirs nécessaires pour garantir des enquêtes justes et efficaces.
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