16 mai 2012
L'Italie doit joindre le geste à la parole pour protéger les droits des Roms

Expulsion forcée de familles roms vivant sur un site d'installation informel de la rue Severini, à Rome, le 26 mars 2012. © Amnesty International

Des centaines de familles roms sont prises au piège dans un cycle d'expulsions forcées en Italie. Des enfants, des hommes et des femmes vivant sur des sites d'installation informels sont expulsés quasiment chaque jour sans la moindre protection juridique. Bien souvent, ces expulsions forcées les laissent sans abri.

Même les Roms qui vivent sur des sites où leur installation est autorisée ou tolérée risquent d'être expulsés illégalement. Le « plan nomades », qui prévoit la fermeture de plusieurs sites à Rome et à Milan, a été élaboré pour mettre en application l'« urgence nomades », un décret d'état d'urgence discriminatoire adopté en mai 2008. Bien que l'« urgence nomades » ait finalement été déclarée illégale en novembre 2011, les autorités sont toujours décidées à appliquer ce plan, au lieu de mettre en place des voies de recours pour les personnes dont les droits ont été bafoués notamment à travers une mise à l'écart dans des campements ne répondant pas aux normes, des expulsions forcées et l'affaiblissement de la sécurité d'occupation.

Le gouvernement italien a pour responsabilité de respecter, de protéger et de concrétiser les droits humains des Roms, y compris leurs droits à un logement décent. Mais six mois après sa prise de fonctions, le gouvernement doit encore faire la preuve de son engagement en faveur de la protection des droits des Roms, en transformant ses paroles en actions.

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