19 février 2010
Tchad. Aucun endroit sûr pour les femmes

Les Soudanaises vivant dans des camps de réfugiés dans l'est du Tchad sont confrontées au risque du viol et d'autres formes de violence. Aux environs des camps, elles courent des risques allant du harcèlement et des menaces aux agressions physiques, de la part des membres des groupes armés d'opposition, des malfaiteurs et des membres des forces de sécurité tchadiennes. À l'intérieur des camps où elles vivent, elles doivent faire face aux violences commises par les autres réfugiés, y compris des membres de leur propre famille et, dans quelques cas, par le personnel des organisations humanitaires.

Limitrophe du Darfour, région soudanaise déchirée par un conflit, l'est du Tchad continue d'être le théâtre d'hostilités et accueille plus de 260 000 réfugiés soudanais, des femmes et des enfants pour la plupart, et 180 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays.

Peu de femmes confrontées à cette violence peuvent nourrir l'espoir d'obtenir justice. Il existe une culture de l'impunité profondément ancrée ; les auteurs des violences dont les femmes sont victimes étant rarement déférés à la justice, les femmes ne voient pas l'intérêt de faire état de ces agissements. La loi ne protège pas les rares femmes qui signalent ces violences, et la justice n'est pas dotée des dispositifs nécessaires pour traiter les cas de viol et d'autres violences contre les femmes. L'appareil judiciaire manque de ressources et ne dispose même pas de salles d'audience suffisantes.

Un service de police tchadien, le Détachement intégré de sécurité (DIS), a été formé par une mission des Nations unies dans le pays et travaille en collaboration avec cette instance dans l'est du Tchad pour assurer la sécurité à l'intérieur et aux environs des camps de réfugiés et des sites pour personnes déplacées . Si le déploiement de la mission de l'ONU et du DIS a réduit le niveau de violence dans le pays, les femmes et les jeunes filles sont toujours confrontées au problème du viol et des autres violences à l'intérieur et autour des camps de réfugiés.

Le gouvernement tchadien a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de ne pas renouveler le mandat de la mission de l'ONU, la MINURCAT, après le 15 mars 2010. Sans cette protection, les femmes et les jeunes filles risquent d'être soumises à de nouvelles violences.

Passez à l'action maintenant ! Demandez au président tchadien de renforcer la protection des femmes et des jeunes filles réfugiées dans l'est du Tchad.

Photo : des femmes rentrent au camp de réfugiés de Gaga, au Tchad, après le ramassage du bois (mai 2009). © Amnesty International

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