Demandez au gouvernement vénézuélien de protéger les droits des femmes
24 février 2009
Au Venezuela, des milliers de femmes sont victimes de violences physiques, sexuelles ou mentales qui leur sont infligées par des membres de leur famille. Rien qu'en 2007, 4 484 femmes ont appelé le service de soutien téléphonique mis en place par l'INAMUJER (Institut national de la femme) afin de demander de l'aide. De nombreuses autres femmes sont trop effrayées pour oser dénoncer les violences.
Les autorités vénézuéliennes ont pris des mesures positives dans le but d'éradiquer la violence domestique, en particulier avec l'adoption de la Loi organique de 2007 relative au droit des femmes de vivre à l'abri de la violence. Cette loi est un outil précieux permettant le renforcement de la capacité des femmes à faire valoir leurs droits, et portant en germe la possibilité d'apporter de véritables améliorations dans la vie de milliers de femmes victimes de violences domestiques.
Cependant, si l'adoption de ce texte est une mesure bienvenue, sa mise en œuvre est loin d'être satisfaisante. En conséquence, un grand nombre de femmes continuent d'être soumises à des violences sans pouvoir échapper à cette situation ni dénoncer ce qu'elles subissent. Ces abus sont commis à l'abri des regards et leurs auteurs restent souvent impunis.
Le manque de foyers représente l'un des principaux problèmes qui empêchent d'éradiquer la violence domestique, car les femmes victimes de violences n'ont alors nulle part où se réfugier. La loi de 2007 dispose que les autorités vénézuéliennes ont la responsabilité de veiller à ce que les femmes qui tentent d'échapper à une relation violente soient correctement protégées. Or, il n'existe actuellement que deux foyers gérés par les autorités nationales pour accueillir les victimes de violences, alors que le pays compte plus de 10 millions de femmes. Il est nécessaire de créer d'urgence d'autres foyers.
Par ailleurs, pour éradiquer la violence domestique, il faut donner aux femmes les moyens de dénoncer en toute confiance les abus dont elles sont victimes. Elles doivent pouvoir compter sur une force de police capable d'aider et de conseiller les victimes, d'appliquer les mesures de protection requises et d'enquêter sur les allégations de violence au foyer.
Malheureusement, ce n'est pas le cas au Venezuela. Des femmes ont ainsi signalé à Amnesty International qu'elles avaient été dissuadées d'aller porter plainte en raison des questions indiscrètes et déplacées des policiers, et de leur attitude critique leur donnant l'impression qu'elles venaient se plaindre pour des raisons insignifiantes.
Les fonctionnaires chargés de l'application des lois doivent recevoir des informations sur les lois applicables et une formation les aidant à prendre en charge les cas de violence domestique. La loi de 2007 charge le gouvernement, et le ministère de l'Intérieur et de la Justice en particulier, de fournir une telle formation. Or, les programmes de formation mis en place jusqu'à présent sont insuffisants et la plupart des policiers chargés de recevoir les plaintes concernant des violences domestiques n'y ont pas eu accès.
Signez la pétition pour demander au gouvernement vénézuélien de prendre d'urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes!
Les autorités vénézuéliennes ont pris des mesures positives dans le but d'éradiquer la violence domestique, en particulier avec l'adoption de la Loi organique de 2007 relative au droit des femmes de vivre à l'abri de la violence. Cette loi est un outil précieux permettant le renforcement de la capacité des femmes à faire valoir leurs droits, et portant en germe la possibilité d'apporter de véritables améliorations dans la vie de milliers de femmes victimes de violences domestiques.
Cependant, si l'adoption de ce texte est une mesure bienvenue, sa mise en œuvre est loin d'être satisfaisante. En conséquence, un grand nombre de femmes continuent d'être soumises à des violences sans pouvoir échapper à cette situation ni dénoncer ce qu'elles subissent. Ces abus sont commis à l'abri des regards et leurs auteurs restent souvent impunis.
Le manque de foyers représente l'un des principaux problèmes qui empêchent d'éradiquer la violence domestique, car les femmes victimes de violences n'ont alors nulle part où se réfugier. La loi de 2007 dispose que les autorités vénézuéliennes ont la responsabilité de veiller à ce que les femmes qui tentent d'échapper à une relation violente soient correctement protégées. Or, il n'existe actuellement que deux foyers gérés par les autorités nationales pour accueillir les victimes de violences, alors que le pays compte plus de 10 millions de femmes. Il est nécessaire de créer d'urgence d'autres foyers.
Par ailleurs, pour éradiquer la violence domestique, il faut donner aux femmes les moyens de dénoncer en toute confiance les abus dont elles sont victimes. Elles doivent pouvoir compter sur une force de police capable d'aider et de conseiller les victimes, d'appliquer les mesures de protection requises et d'enquêter sur les allégations de violence au foyer. Malheureusement, ce n'est pas le cas au Venezuela. Des femmes ont ainsi signalé à Amnesty International qu'elles avaient été dissuadées d'aller porter plainte en raison des questions indiscrètes et déplacées des policiers, et de leur attitude critique leur donnant l'impression qu'elles venaient se plaindre pour des raisons insignifiantes.
Les fonctionnaires chargés de l'application des lois doivent recevoir des informations sur les lois applicables et une formation les aidant à prendre en charge les cas de violence domestique. La loi de 2007 charge le gouvernement, et le ministère de l'Intérieur et de la Justice en particulier, de fournir une telle formation. Or, les programmes de formation mis en place jusqu'à présent sont insuffisants et la plupart des policiers chargés de recevoir les plaintes concernant des violences domestiques n'y ont pas eu accès.
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