13 mars 2012
Soutenez le rôle de l'ONU en vue d'arrêter les suspects recherchés par la Cour pénale internationale

Joseph Kony et trois autres dirigeants de la LRA échappent à l'arrestation depuis 2005. © AP GraphicsBank

Les projecteurs ont récemment été braqués sur Joseph Kony, dirigeant ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), rappelant que la Cour a décerné des mandats d'arrêt non encore exécutés contre 11 autres suspects de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, en lien avec les situations en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, au Soudan et en Libye.

Joseph Kony, Bosco Ntaganda, le président Omar el Béchir et d'autres fugitifs bénéficient bien souvent de la protection de partisans et d'États puissants. Justice n'étant pas rendue, la plupart de ces fugitifs sont libres de continuer à commettre des crimes, ce qui expose à de graves risques les civils habitant dans les zones concernées.

Voici la liste des 11 personnes toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt décerné par la Cour pénale internationale :

• République démocratique du Congo (RDC) : Bosco Ntaganda, que la CPI recherche pour recrutement et utilisation d'enfants de moins de 15 ans. Le gouvernement congolais le protège et il a été intégré dans l'armée congolaise.

• Ouganda : le dirigeant de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) Joseph Kony et les commandants de la LRA Vincent Otti (présumé mort), Okot Odhiambo et Dominic Ongwen continuent d'échapper à la justice, alors qu'ils sont inculpés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Avec leurs combattants, ils se déplacent entre la République centrafricaine, le nord-est de la RDC et le Soudan du Sud, se rendant responsables de crimes dans ces régions.

• Soudan : le président Omar el Béchir est inculpé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis dans la région du Darfour. Il n'a pas encore été arrêté, bien qu'il se rende régulièrement en voyage d'État à l'étranger. Les responsables soudanais Ahmad Harun et Abdel Raheem Muhammad Hussein,ainsi que le dirigeant Janjawid Ali Kushayb, demeurent eux aussi en liberté.

• Libye : Saif al Islam Kadhafi et Abdullah al Senussi sont inculpés de crimes contre l'humanité commis durant la répression contre le mouvement de contestation en Libye. Saif al Islam Kadhafi a été capturé le 19 novembre 2011, mais n'a toujours pas été remis à la CPI.

L'ONU a un rôle essentiel à jouer en apportant un soutien politique, diplomatique et logistique aux initiatives ayant pour but d'arrêter les personnes visées par des mandats de la CPI et à protéger les civils dans les pays où la CPI mène des enquêtes.
Cependant, pour que l'ONU joue un rôle constructif en ce qui concerne la protection des civils et appuie l'arrestation des fugitifs recherchés par la CPI, tout en respectant les droits humains, elle doit doter des ressources nécessaires ses missions de maintien de la paix déployées en RDC et au Soudan du Sud, et son bureau établi en République centrafricaine.

Écrivez au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et dites-lui que vous vous joignez à l'appel d'Amnesty International qui demande à l'ONU de fournir toutes les ressources nécessaires à ses missions de maintien de la paix et à ses bureaux dans la région, en vue d'assurer la protection des populations civiles et de soutenir l'arrestation des suspects recherchés et leur remise à la CPI.

*Votre prénom et votre pays seront transmis au secrétaire général de l'ONU, mais pas votre nom de famille ni votre adresse électronique. Merci de prendre en compte cette information avant de participer à cette action.

5559
appels envoyés

Passez à l'action

Campaign has expiredCette action est fermée. Merci pour votre soutien
663,220
Nombre total d’actions entreprises
par des personnes telles que vous