Image tirée d'un film d'animation dans lequel un jeune garçon décide de demander justice lorsque son village est détruit par des bulldozers.
© Amnesty International
Le Protocole «fournira un cadre pour démasquer les abus souvent liés à la pauvreté, la discrimination et la négligence, des abus que les victimes supportent souvent en silence et avec un sentiment d'impuissance».
Louise Arbour, ancienne haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.
Des militants ont aidé à créer une nouvelle voie d’accès à la justice pour les personnes vivant dans la pauvreté.
Imaginez : les autorités décident de démolir votre maison sans avertissement. Vous ne disposez d'aucun moyen de les en empêcher, et personne n'écoute quand vous leur demandez d'arrêter. Vous vous retrouvez simplement à la rue.
Ceci est une réalité pour les milliers de personnes qui sont expulsées de force de leur bidonville chaque année. Et ce n'est qu'un exemple de la manière dont les droits des personnes vivant dans la pauvreté sont bafoués.
Les gouvernements ont l'obligation, au titre du droit international, de protéger les droits économiques, sociaux et culturels des citoyens. Or, des millions de personnes continuent à être obligées de se débrouiller sans logement convenable ni nourriture en quantité suffisante. Beaucoup sont par ailleurs privées d'eau potable, d'installations sanitaires, de soins de santé, de travail, d'éducation, de sécurité sociale...et la liste continue. Pour la plupart, la perspective d'être écoutées ou d'obtenir justice est très peu probable. Mais cela est en train de changer.
Des militants d'Amnesty International de plus de 40 pays ont lancé des pétitions et des appels mondiaux, sollicité les médias et mis en place des activités de pression afin d'obtenir un soutien international en faveur du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Celui-ci permet à tout un chacun de s'adresser à un organe des Nations unies si un État ne respecte pas l'obligation qui lui est faite de protéger ces droits. Le Protocole a été adopté le 10 décembre 2008 par l'Assemblée générale des Nations unies.
Jusqu'à présent, l'Équateur, l'Espagne et la Mongolie ont accepté d'être liés juridiquement par le Protocole en le ratifiant. Il suffit que sept autres États leur emboîtent le pas pour que le texte entre en vigueur. Si au mois d'août 2011, 33 autres États avaient approuvé ces nouvelles mesures, ils n'ont toujours pas ratifié le Protocole.
Nous encourageons désormais tous les États à accepter le Protocole, et à mettre la justice à la portée des populations les plus pauvres du monde. Comme Louise Arbour, alors qu'elle était haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, l'avait déclaré, le Protocole « fournira un cadre pour démasquer les abus souvent liés à la pauvreté, la discrimination et la négligence, des abus que les victimes supportent souvent en silence et avec un sentiment d'impuissance.
Pour en savoir plus sur notre campagne en faveur de la justice internationale, rendez-vous à l'adresse suivante : http://www.amnesty.org/fr/international-justice
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Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 3 millions de sympathisants, de membres et de militants qui défendent les droits humains et luttent contre les atteintes à ces droits dans plus de 150 pays et territoires.