Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

Comunicados de prensa

27 marzo 2009

Grèce. Le maintien de l'ordre lors des manifestations doit s'effectuer de manière responsable

Amnesty International appelle les autorités grecques à profiter de ce que des enquêtes judiciaires et policières s'ouvrent sur les manifestations violentes qui ont secoué la Grèce ces derniers mois pour résoudre les problèmes que le pays connaît depuis longtemps en ce qui concerne le maintien de l'ordre.

Dans une synthèse rendue publique ce lundi 30 mars sous le titre Greece: Alleged abuses in the policing of demonstrations, l'organisation de défense des droits humains met en évidence des pratiques bien établies de violations des droits humains par la police contre les civils. Il s'agit notamment du recours excessif à la force et aux armes à feu, d'actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements, de détention arbitraire et de privation d'entrée en contact rapide avec un avocat.

« À maintes reprises, des policiers ont été accusés d'avoir utilisé une force excessive contre des manifestants et de les avoir privés de leurs droits lorsqu'ils étaient en détention, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. La réaction de la police aux récentes émeutes constitue le point d'orgue d'une politique systématique de graves violations des droits humains par les responsables de l'application des lois. »

Les manifestations qui, dans de nombreux cas, ont dégénéré en émeutes ont été déclenché par la mort, le 6 décembre 2008, d'Alexis Gregoropoulos, un jeune garçon de quinze ans tué par un policier servant dans l'unité des gardes spéciaux.

Depuis la fin des manifestations en janvier 2009, Amnesty international a reçu un nombre croissant d'allégations de violations imputables à la police. L'organisation a attiré l'attention du ministre de l'Intérieur, Prokopis Pavlopoulos, sur plusieurs cas en décembre 2008 et janvier 2009 où des policiers sont accusés d'avoir arbitrairement arrêté, maltraité et détenu des manifestants pacifiques et où des détenus, dont des mineurs, n'ont pas été autorisés à prendre rapidement contact avec un avocat.

« Ces événements devraient être utilisés comme catalyseur par le gouvernement pour l'ouverture d'une commission d'enquête de grande envergure qui enquêterait non seulement sur les événements récents mais aussi sur des questions de fond telles que la formation des policiers en matière de recours à la force et aux armes à feu », a ajouté Nicola Duckworth.

Amnesty International sait qu'aux termes du droit international les autorités grecques ont la responsabilité et l'obligation d'assurer la sécurité des biens et des personnes, et elle reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontés les membres des forces de l'ordre lorsqu'ils doivent contenir des manifestations violentes. Cependant, il est aussi du devoir de la police, aux termes du droit international, de veiller à ce que les normes internationales, y compris celles qui traitent du recours à la force, soient respectées lors des opérations de maintien de l'ordre pendant les manifestations.

L'organisation demande aux autorités grecques de s'atteler au problème des violations systématiques qui ont conduit à ce que la population ne fasse plus confiance aux forces de l'ordre.

« La population grecque a le droit à un maintien de l'ordre opéré dans le respect des obligations nationales et internationales du gouvernement », a conclu Nicola Duckworth.
Región Europa y Asia Central
País Grecia
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