Malawi - Amnesty International Rapport 2008

Human Rights in République du Malawi

Amnistía Internacional  Informe 2013


The 2013 Annual Report on
Malawi is now live »

Chef de l'État et du gouvernement : Bingu wa Mutharika
Peine de mort : abolie en pratique
Population : 13,5 millions
Espérance de vie : 46,3 ans
Mortalité des moins de cinq ans (m/f) : 172 / 162
Taux d'alphabétisation des adultes : 64,1 %

Malgré une abondante récolte de maïs en 2007, le Malawi restait un pays pauvre. Des querelles politiques ont entravé l'adoption d'un budget centré sur le développement et la réduction de la pauvreté. La prévalence du VIH et du sida restait élevée ; de ce fait, les foyers ayant à leur tête un ou des enfants étaient de plus en plus nombreux. Dans les prisons, les conditions demeuraient cruelles, inhumaines et dégradantes. La Haute Cour a statué que l'application obligatoire de la peine de mort était contraire à la Constitution.

Contexte

Au mois de septembre, la tension a atteint un paroxysme entre d'une part l'opposition, majoritaire avec le Front démocratique uni (UDF) et le Parti du Congrès du Malawi (MCP), et d'autre part le Parti démocratique progressiste (DPP), formation minoritaire du président wa Mutharika, lorsque le Parlement a refusé de débattre du budget 2007/2008, qui devait financer des politiques de développement. Des pressions de la société civile ont finalement contraint les députés à se pencher sur la question. Le 13 septembre, après l'adoption du budget, le président wa Mutharika a dissous le Parlement jusqu'en mai 2008.

Le vice-président Cassim Chilumpha, arrêté pour trahison en avril 2006, a été maintenu en résidence surveillée tout au long de l'année 2007. Il a comparu en justice la première semaine de décembre et a été libéré sous caution.

Bien que la loi interdise le travail des enfants, certains, âgés parfois d'à peine dix ans, travaillaient selon certaines sources dans des exploitations de tabac.

Peine de mort

Le 27 avril, la Haute Cour a statué que l'application obligatoire de la peine capitale pour certains crimes était contraire à la Constitution. Elle a estimé que ce châtiment constituait une peine inhumaine. Vingt-trois prisonniers étaient sous le coup d'une condamnation à mort. Au Malawi, la dernière exécution remonte à 1992.

Conditions carcérales

La surpopulation et le manque de nourriture ou de soins de santé adaptés persistaient dans les prisons. Bien que conçues pour une population carcérale de 5 000 personnes, elles en abritaient quelque 11 000. Dix-sept p. cent des détenus étaient en attente de leur jugement. Quelque 110 décès de prisonniers ont été enregistrés en 2007. Le Centre juridique d'Afrique australe (SALC) a appelé la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples à mener une mission d'enquête au Malawi.

Santé - sida et séropositivité au VIH

Quatorze p. cent des habitants du Malawi étaient séropositifs au VIH ou malades du sida. On estimait à un million le nombre d'enfants devenus orphelins à la suite de morts liées au VIH ou au sida. Si 60 000 personnes environ bénéficiaient gratuitement de traitements antirétroviraux dans des hôpitaux publics, la pauvreté et l'ostracisme associé à ce virus continuaient d'entraver l'accès aux soins. Le sida constitue une priorité du gouvernement dans sa stratégie de croissance et de développement. Quelque 200 000 personnes vivant avec le VIH ou le sida recevaient une aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM).

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