Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

1 marzo 2012

À l'heure où Charles Ntakirutinka est libéré, le Rwanda doit mettre fin à la répression de l'opposition

À l'heure où Charles Ntakirutinka est libéré, le Rwanda doit mettre fin à la répression de l'opposition
Charles Ntakirutinka avait été arrêté en avril 2002 dans le cadre d'une vague de répression avant l'élection présidentielle de 2003.

Charles Ntakirutinka avait été arrêté en avril 2002 dans le cadre d'une vague de répression avant l'élection présidentielle de 2003.

© AFP/Getty Images


Dix ans après l'incarcération de Charles Ntakirutinka, des opposants politiques et des journalistes passent encore des années en prison pour s'être exprimés.
Fuente: 
Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d'Amnesty International

La libération, jeudi 1er mars, d'un ancien ministre du gouvernement après une décennie d'emprisonnement a poussé Amnesty International à réclamer la fin de la persécution continue des opposants politiques et des journalistes au Rwanda.

« Charles Ntakirutinka a passé 10 années de sa vie en prison parce qu'il a créé un parti politique, a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d'Amnesty International.

« Dix ans après son incarcération, des opposants politiques et des journalistes passent encore des années en prison pour s'être exprimés.

« Le gouvernement rwandais doit mettre en pratique ses promesses de respect de la liberté d'expression et d'association. »

Charles Ntakirutinka, prisonnier d'opinion adopté par Amnesty International, a été arrêté en avril 2002 dans le cadre d'une vague de répression précédant les élections présidentielles de 2003, les premières depuis le génocide de 1994.

Après avoir été ministre au sein du gouvernement formé après le génocide, il a lancé un nouveau parti politique, le Parti démocratique pour le renouveau (PDR-Ubuyanja), en 2001 avec l'ancien président Pasteur Bizimungu.

À l'issue d'un procès inique qui s'est déroulé en 2004, Charles Ntakirutinka a été reconnu coupable d'« incitation à la désobéissance civile » et d'« association de malfaiteurs ».

Le ministère public l'a accusé d'avoir organisé des réunions clandestines avec les collègues de son parti pour troubler l'ordre public, provoquer un conflit civil et tenter d'assassiner certains représentants du gouvernement.

Les autorités rwandaises continuent de poursuivre en justice des opposants politiques et des journalistes pour avoir critiqué le gouvernement. La répression s'intensifie à l'approche des élections.

Les mois qui ont précédé l'élection présidentielle d'août 2010, que le président Kagame a remportée avec 93 % des voix, ont été marqués par la répression de la liberté d'expression et d'association.

Les nouveaux partis d'opposition ont été empêchés de participer à cette élection présidentielle. Les Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi) et le Parti démocratique vert du Rwanda (PDVR) n'ont pu obtenir les autorisations nécessaires en matière de sécurité pour organiser les réunions indispensables à leur déclaration auprès des autorités.

Le seul nouveau parti à avoir pu se faire enregistrer, le PS-Imberakuri, était infiltré par des membres dissidents et a décidé de ne pas présenter de candidat au scrutin.

Bernard Ntaganda, président du Parti social idéal (PS-Imberakuri), a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement en février 2011, après avoir été déclaré coupable de « divisionnisme » pour avoir prononcé en public des discours critiquant la politique du gouvernement en amont des élections de 2010, d'atteintes à la sécurité du pays et de tentative d'organisation d'une manifestation « non autorisée ».

Les poursuites engagées contre lui pour atteintes à la sécurité nationale et pour « divisionnisme » s'appuyaient uniquement sur ses discours critiquant certaines politiques du gouvernement. L'affaire est en instance d'appel.

Le procès de Victoire Ingabire, présidente des FDU-Inkingi, est toujours en cours. Elle est accusée de terrorisme, de création d'un groupe armé, d'« idéologie du génocide », de « sectarisme » et d'avoir diffusé sciemment des rumeurs visant à monter la population contre le pouvoir en place.

Les accusations d'« idéologie du génocide » sont fondées en partie sur l'appel qu'elle a lancé publiquement en faveur de poursuites pour les crimes de guerre commis par le Front patriotique rwandais (FPR).

Tema

Activistas 
Detención 
Libertad de expresión 
Presos y presas de conciencia 

País

Ruanda 

Región

África 

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