Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

27 octubre 2011

L'Argentine condamne d'anciens responsables militaires pour des crimes commis durant la «guerre sale»

L'Argentine condamne d'anciens responsables militaires pour des crimes commis durant la «guerre sale»
L'ex-capitaine de la marine argentine Alfredo Astiz fait partie des personnes condamnées à la réclusion à perpétuité.

L'ex-capitaine de la marine argentine Alfredo Astiz fait partie des personnes condamnées à la réclusion à perpétuité.

© AP


L'École de mécanique de la marine à Buenos Aires abritait un centre de détention.

© Joel Richards/Demotix


Les proches des victimes de disparition forcée continuent de réclamer justice.

© Martin de la Serna/Demotix


Bien que plus d'un quart de siècle se soit écoulé depuis que les atrocités de la “guerre sale” ont dévasté la société argentine, il faut honorer les demandes des victimes en traduisant en justice tous les responsables présumés
Fuente: 
Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International
Fecha: 
Jue, 27/10/2011

La condamnation par un tribunal de Buenos Aires de 16 anciens responsables militaires pour des crimes contre l'humanité commis il y a plusieurs dizaines d'années est une immense victoire pour la justice dans la lutte contre l'impunité, a déclaré Amnesty International jeudi 27 octobre.

L'ex-capitaine de la marine Alfredo Astiz et 15 autres militaires ont été condamnés, mercredi 26 octobre, à des peines de prison pour leur rôle dans les crimes contre l'humanité commis entre 1976 et 1983, lorsque l'armée était au pouvoir, et notamment pour avoir détenu arbitrairement, torturé et exécuté de manière extrajudiciaire des dizaines de personnes dans un centre de détention secret établi dans une école militaire de Buenos Aires.

Parmi les personnes tuées se trouvaient les deux religieuses françaises Léonie Duquet et Alice Domon, les militantes des droits humains Azucena Villaflor, María Bianco et Esther Careaga, cofondatrices du mouvement des Mères de la place de Mai, et l'écrivain et journaliste Rodolfo Walsh.

« Ce verdict est le dernier en date à obliger d'anciens responsables de l'armée à rendre des comptes pour les terribles violations des droits humains commises durant la “guerre sale” des années 1970 et 1980 en Argentine », a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International.

« Justice est enfin rendue pour ces familles, ce qui délivre un message fort indiquant que de telles atteintes ne seront plus jamais tolérées. »

Sur les 16 personnes condamnées, 12 l'ont été à des peines de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Les quatre autres ont été condamnées à des peines allant de 18 à 25 ans de prison. Parmi les personnes condamnées à la perpétuité se trouvent, outre Alfredo Astiz, les ex-capitaines de la marine Jorge Eduardo Acosta, surnommé « le Tigre », et Ricardo Cavallo, extradé du Mexique en 2008.

Le procès, qui couvrait 86 crimes contre l'humanité distincts, a duré deux ans. Plus de 150 témoins se sont succédé à la barre, dont 80 personnes victimes de violences aux mains de responsables militaires.

Les forces de sécurité argentine administraient un centre de détention clandestin à l'École de mécanique de la marine argentine (ESMA) où des centaines de personnes ont été détenues après avoir été enlevées. Les captifs mouraient sous la torture ou après avoir été jetés d'un avion en plein vol.

Lorsque l'armé était au pouvoir en Argentine, de 1976 à 1983, les forces de sécurité ont enlevé environ 30 000 personnes, dont beaucoup n'ont toujours pas été retrouvées. Des violations des droits humains étaient commises de manière généralisée et systématique, y compris la torture et les exécutions extrajudiciaires à très grande échelle.

« Bien que plus d'un quart de siècle se soit écoulé depuis que les atrocités de la “guerre sale” ont dévasté la société argentine, il faut honorer les demandes des victimes en traduisant en justice tous les responsables présumés », a déclaré Guadalupe Marengo.

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(communiqué de presse, 11 juin 1998)

País

Argentina 

Región

América 

Tema

Crímenes contra la humanidad y crímenes de guerra 
Death In Custody 
Disappearances And Abductions 
Extrajudicial Executions And Other Unlawful Killings 
Tortura y malos tratos 
Juicios y sistemas judiciales 

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