Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

23 diciembre 2010

Un ancien président argentin reconnu coupable de crimes contre l'humanité

Un ancien président argentin reconnu coupable de crimes contre l'humanité

Amnesty International se félicite de la condamnation prononcée contre un ancien président argentin responsable de crimes contre l’humanité perpétrés dans les années 70 et 80.

Jorge Videla, ancien général, a été reconnu coupable d’avoir tué des dissidents lors de la « sale guerre » en Argentine - une période durant laquelle l’armée était au pouvoir, entre 1976 et 1983.

Cet homme de 85 ans, qui fut le président de facto en Argentine entre 1976 et 1981 après être devenu le premier dirigeant de la junte militaire, a été jugé « pénalement responsable » de la torture et de la mort de 31 détenus à Cordoba.

Vingt-neuf autres militaires ont également été déclarés coupables des meurtres par un tribunal de la ville de Cordoba mercredi 22 décembre. Parmi eux figuraient le général Luciano Benjamín Menendez, lui aussi condamné à la réclusion à perpétuité.

« Ce jugement constitue une nouvelle avancée importante dans la lutte contre l’impunité. Les auteurs des graves violations des droits humains commis sous les régimes militaires du passé sont enfin traduits en justice », a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d’Amnesty International.

Jorge Videla purgeait déjà une peine de réclusion à perpétuité pour des violations commises pendant la « sale guerre ».

Un nouveau mandat d’arrêt avait été décerné contre lui en 2008 pour son implication présumée dans des centaines de cas de disparition forcée, de torture et d'exécutions extrajudiciaires.

Les juges de Cordoba ont estimé qu’il devait purger une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre de 31 militants de gauche, abattus peu après que l’armée eut pris le pouvoir.

Sous le régime militaire en Argentine, des milliers de personnes ont été soumises à une disparition forcée, exécutées de façon extrajudiciaire ou torturées.

Les lois argentines sur l’amnistie qui mettaient les forces de sécurité à l’abri des poursuites ont été déclarées nulles et non avenues en juin 2005, deux décennies après avoir été introduites par le gouvernement du président Raúl Alfonsín en 1986-1987.

D’après les données officielles, à la fin 2010, 110 personnes avaient été reconnues coupables d’avoir joué un rôle dans des atteintes aux droits humains commises sous les régimes militaires du passé. Sept cent quatre-vingt-trois autres personnes devaient répondre d'accusations pénales et 13 procès étaient en cours.

Bien que des progrès aient été faits sur le plan de la traduction en justice des auteurs de violations passées des droits humains, la Cour suprême a admis dans un rapport que des retards ont été enregistrés, en particulier dans les tribunaux de province.

« Il est encourageant de constater que l’Argentine avance dans la bonne direction afin de mettre fin à l’impunité pour les violations passées des droits humains. La quête de justice pour les victimes et leur famille doit se poursuivre sans délai, et il faut y allouer les ressources nécessaires, afin qu’un terme soit mis à l'impunité », a conclu Guadalupe Marengo.

País

Argentina 

Región

América 

Tema

Crímenes contra la humanidad y crímenes de guerra 

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