Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

7 septiembre 2010

Le Japon doit protéger le droit de manifester alors que deux opposants à la pêche à la baleine viennent d'être condamnés

Le Japon doit protéger le droit de manifester alors que deux opposants à la pêche à la baleine viennent d'être condamnés

Amnesty International appelle le gouvernement japonais à préserver le droit de manifester de manière légitime alors que deux militants de Greenpeace viennent d'être condamnés pour le vol d'une caisse de viande de baleine.

Junichi Sato, 33 ans, et Toru Suzuki, 43 ans, ont été déclarés coupables lundi 6 septembre 2010 de vol et violation de propriété par un tribunal de la ville d'Aomori, dans le nord du Japon, et condamnés chacun à une peine d'un an de prison avec sursis, assortie de trois ans de mise à l'épreuve.

Tous deux ont reconnu avoir dérobé une caisse contenant 23 kilos de viande de baleine, officiellement destinée à des recherches scientifiques ; mais ils ont affirmé avoir agi en vue de dénoncer le vaste problème du trafic de chair de baleine, volée par les membres d'équipage des baleiniers puis vendue pour en tirer de substantiels profits.

« Ce jugement inquiétant est clairement destiné à mettre en garde toute personne qui remet en cause la position de l'État vis-à-vis de la pêche à la baleine, a indiqué Catherine Baber, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Ces deux militants ont donné suite à des informations sur des pratiques de corruption, lors même que les représentants de l'État les avaient ignorées. Ils n'auraient pas dû être condamnés, mais félicités. »

Junichi Sato et Toru Suzuki expliquent qu'ils ont tout d'abord été contactés début 2008 par un ancien pêcheur de baleine qui alerte désormais l'opinion publique – connu uniquement sous le nom de « Mr Whale ». Celui-ci s'est dit préoccupé par la corruption et le gaspillage dans l'industrie baleinière japonaise.

Il a raconté aux deux militants que des baleiniers reçoivent régulièrement à leur domicile des caisses improprement étiquetées contenant en fait de la viande de baleine, qu'ils vendent ensuite pour leur profit personnel. Selon lui, certains ont reçu régulièrement jusqu'à 10 caisses par envoi.

Les militants admettent volontiers avoir subtilisé la caisse de viande de baleine dans un dépôt de livraison d'Aomori, dans le nord du pays, en 2008. Sur l'étiquette de cette caisse, on pouvait lire « carton et vinyle ».

Ils ont ensuite remis la caisse aux procureurs de Tokyo et tenu une conférence de presse afin de présenter leurs pièces à conviction. Les procureurs n'ont pas pris de mesures contre les membres d'équipage impliqués. Au lieu de cela, la police a arrêté Junichi Sato et Toru Suzuki, perquisitionné les bureaux de Greenpeace ainsi que les domiciles des employés, et saisi des documents et des disques durs.

D'après Greenpeace, les deux militants ont été placés en garde à vue pendant plus de trois semaines sans être inculpés et ont été interrogés trois fois par jour, attachés à une chaise, sans la présence d'un avocat. Greenpeace a condamné ces méthodes, qualifiant la procédure de « procès politique ».

D'après le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, les deux militants menaient une enquête d'intérêt public légitime, la décision de les poursuivre était motivée par des raisons politiques et leur placement en détention constituait une violation de leurs droits humains.

« Le traitement déplorable infligé à Junichi Sato et Toru Suzuki lorsqu'ils ont présenté leurs preuves est indéfendable, a expliqué Catherine Baber. Le gouvernement japonais doit prendre des mesures afin que ce genre de mauvais traitements ne se reproduise pas et que soit maintenue la possibilité d'enquêter sur des affaires de corruption et de révéler au grand jour les atteintes aux droits humains et les violations du droit de l'environnement. »

Amnesty International demande régulièrement qu'une enquête indépendante, approfondie et impartiale soit menée sur le traitement réservé aux deux militants. Elle a exhorté le Premier ministre japonais en 2008 à déclarer avec fermeté que l'État, y compris le système judiciaire, respecterait le droit des défenseurs des droits humains, notamment des militants écologistes tels que Junichi Sato et Toru Suzuki, de mener des activités pacifiques sans être intimidés ni harcelés.

Tema

Activistas 
Empresas y derechos humanos 
Detención 
Juicios y sistemas judiciales 
Naciones Unidas 

País

Japón 

Región

Asia y Oceanía 

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