Malawi

Human Rights in République du Malawi

Amnistía Internacional  Informe 2013


The 2013 Annual Report on
Malawi is now live »

Chef de l’État et du gouvernement Bingu Wa Mutharika

Peine de mort abolie en pratique

Population 14,3 millions

Espérance de vie 46,3 ans

Mortalité des moins de cinq ans (M/F) 134 / 125 ‰

Taux d’alphabétisation des adultes 64,1 %


Les journalistes travaillant pour les médias privés et les responsables politiques des partis d’opposition s’exposaient au risque d’arrestation. Les prisons étaient surpeuplées et dépourvues d’infrastructures adéquates.


Contexte


Les querelles politiques qui ont commencé en 2004 lorsque le président Bingu wa Mutharika a fait sécession du Front démocratique uni (UDF) ont eu cette année encore des répercussions sur les projets du gouvernement nécessitant l’aval du Parlement. La divergence des intérêts de chaque parti a ainsi retardé l’approbation du budget de la nation. 


"Maula, d’une capacité de 700 places, (...) abritait environ 1 800 détenus à la même époque."

La prévalence du VIH/sida restait forte, ce qui affectait l’agriculture de façon significative et entraînait une baisse de la production alimentaire. Conjugué à l’augmentation de la population, ce facteur expliquait une nouvelle détérioration de la sécurité alimentaire dans le pays. Plus de 86 % de la population n’avait qu’un accès limité aux services essentiels de santé et d’éducation.


Conditions carcérales


Les prisons étaient surpeuplées et dépourvues d’infrastructures adéquates. L’établissement pénitentiaire de Kachere, où quelque 170 mineurs étaient détenus au début du mois de décembre, n’avait qu’un WC et un bloc sanitaire. Quant à celui de Maula, d’une capacité de 700 places, il abritait environ 1 800 détenus à la même époque. 


Une forte malnutrition sévissait dans les prisons en raison de la pénurie alimentaire. Les détenus atteints du VIH/sida, qui certes bénéficiaient de traitements antirétroviraux, ne recevaient pas les compléments nutritionnels requis par leur état de santé.


Liberté d’expression – journalistes


  • Mike Chipalasa et James Mphande, respectivement journaliste et rédacteur en chef du Daily Times, un quotidien privé, ont été inculpés en février de « publication de fausses nouvelles de nature à susciter des troubles à l’ordre public », une infraction passible de six mois d’emprisonnement. Cette inculpation est intervenue à la suite de la parution, le 14 janvier, d’un article reprenant les propos du dirigeant du Parti du Congrès du Malawi (MCP, opposition), John Tembo, qui accusait le gouvernement de travailler avec des experts étrangers afin de manipuler le scrutin prévu pour 2009 en faveur du parti du président, le Parti démocratique progressiste (DPP). Les deux journalistes étaient remis en liberté sous caution.

Arrestation de responsables politiques de l’opposition


Les formations politiques de l’opposition ont été malmenées et plusieurs de leurs responsables ont été arrêtés. 


  • L’ancien chef de l’État Bakili Muluzi, candidat de l’UDF pour l’élection présidentielle de 2009, a été arrêté le 25 mai à Lilongwe et accusé d’être impliqué dans un complot. Inculpé de trahison, il a été placé en résidence surveillée. Avant son arrestation, huit personnes – d’anciens membres des services de sécurité et des responsables politiques – avaient été appréhendées pour répondre de charges similaires. Toutes ont bénéficié d’une remise en liberté sous caution. 

  • Le procès du vice-président Cassim Chilumpha, arrêté pour trahison en avril 2006, s’est poursuivi. L’accusation n’a pas produit d’éléments de preuve indiquant qu’il avait tenté d’assassiner le président. Il est resté en liberté sous caution.


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