Documento - Israel y los Territorios Palestinos Ocupados: Palestino detenido pone fin a su huelga de hambre en espera de quedar en libertad.

Israël et territoires palestiniens occupés. Un détenu cesse sa grève de la faim en attendant sa libération

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/060/2012 – Israël/territoires palestiniens occupés 30 octobre 2012

ACTION URGENTE

UN DÉTENU CESSE SA GRÈVE DE LA FAIM EN ATTENDANT SA LIBÉRATION

Hassan Safadi, un Palestinien qui avait été placé en détention administrative, a été libéré le 29 octobre après avoir observé deux grèves de la faim pour protester contre sa détention sans jugement par les autorités israéliennes. Samer al Barq, un codétenu, a interrompu sa troisième grève de la faim lorsqu'on lui a assuré qu'il serait libéré et transféré au Pakistan en passant par l'Égypte.

Hassan Safadi a été libéré le 29 octobre de la prison de Haradim, dans le centre d'Israël, où il était détenu depuis qu'il avait mis un terme à une grève de la faim de trois mois, le 21 septembre. Sa famille est allée le chercher et l'a emmené chez lui, à Naplouse.

Samer al Barq, un codétenu, a interrompu sa troisième grève de la faim le 24 octobre, lorsque des avocats de la Société des prisonniers palestiniens lui ont assuré qu'il serait transféré prochainement au Pakistan en passant par l'Égypte. Qaddoura Fares, directeur de la Société, a expliqué à Amnesty International que l'Autorité palestinienne avait reçu une lettre du ministère pakistanais des Affaires étrangères déclarant qu'il souhaitait accueillir Samer al Barq, qui a fait ses études au Pakistan et épousé une Pakistanaise. Il a indiqué que le processus de transfèrement de Samer al Barq en Égypte, première étape avant son départ pour le Pakistan, débuterait le 30 octobre, après la fête musulmane de l'Aïd el Kebir.

Les parents de Samer al Barq lui ont rendu visite le 25 octobre au centre médical des services pénitentiaires israéliens, à la prison de Ramleh. Son père, Hilmi al Barq, a indiqué à Amnesty International que Samer al Barq leur avait été présenté sur un fauteuil roulant car il n'était pas en mesure de se tenir debout. Ce dernier s'est plaint de violentes douleurs, qui semblent être dues à un objet métallique chirurgical resté dans sa jambe droite.

Pendant toute la durée de leurs grèves de la faim, Hassan Safadi et Samer al Barq n'ont jamais pu consulter de médecins indépendants, bénéficier de la surveillance de spécialistes ni être soignés dans un hôpital doté de tous les équipements nécessaires. En outre, ils ont été victimes de mauvais traitements infligés par des agents des services pénitentiaires israéliens.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en anglais, en hébreu ou dans votre propre langue) :

exhortez les autorités israéliennes à libérer sans délai Samer al Barq ainsi que les autres Palestiniens en détention administrative, à moins qu'ils ne soient rapidement inculpés d'une infraction pénale reconnue par le droit international et jugés dans le strict respect des normes internationales d'équité des procès ;

demandez-leur de ne pas transférer cet homme sans son consentement ni avant qu'un médecin indépendant ne certifie que son état de santé le permet, et appelez-les à lui faire prodiguer tous les soins médicaux nécessaires lors d'un éventuel transfert ;

priez-les instamment de mettre un terme à la détention administrative et à autoriser tous les détenus à recevoir des visites de leurs familles.�

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 27 DÉCEMBRE 2012 À :

Commissaire des services pénitentiaires israéliens

Lieutenant-General Aharon Franco

Israel Prison Service, PO Box 81

Ramleh 72100, Israël

Fax : +972 8 919 3800

Formule d'appel : Dear Lieutenant-General, / Monsieur,

Directeur général au ministère de la Santé

Dr. Roni Gamzo

Ministry of Health

2 Ben Tabai Street

Jerusalem 93591, Israël

Fax : +972 2 565 5966

Formule d'appel : Dear Director General, / Monsieur,

Copies à :

Ministre de la Sécurité publique

Yitzhak Aharonovitch

Ministry of Public Security

Kiryat Hamemshala

Jerusalem 91181, Israël

Fax : +972 2 584 7872

Courriel : sar@mops.gov.il

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques d'Israël dans votre pays (adresse(s) à compléter) :

Nom(s), adresse(s), n° de fax ; courriel ; formule d'appel.

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la onzième mise à jour de l'AU 119/12. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/056/2012/fr.

ACTION URGENTE

UN DÉTENU CESSE SA GRÈVE DE LA FAIM EN ATTENDANT SA LIBÉRATION

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Samer al Barq, 37 ans, est maintenu en détention administrative par les autorités israéliennes sans inculpation ni jugement depuis le 11 juillet 2010, date à laquelle les autorités jordaniennes, qui l'avaient de nouveau arrêté après l'avoir détenu sans inculpation ni jugement depuis plus de quatre ans, l'ont remis à l'armée israélienne. Il a été arrêté pour la première fois le 15 juillet 2003 au Pakistan, où il faisait ses études. Il a ensuite été remis aux autorités américaines, qui l'ont détenu pendant trois mois dans une prison secrète située hors du Pakistan, avant de le transférer en Jordanie le 26 octobre 2003. Il a affirmé avoir été torturé et maltraité lorsqu'il était aux mains des autorités américaines et jordaniennes. Son avocat a indiqué à Amnesty International que les autorités israéliennes ne l'avaient pas interrogé pendant sa détention. Samer al Barq a cessé sa première grève de la faim au bout de 30 jours, le 14 mai 2012, mais il l'a reprise le 22 mai, après que la décision de placement en détention le concernant a été renouvelée pour trois mois. Cet ordre a de nouveau été reconduit le 22 août. Pendant sa deuxième grève de la faim, Samer al Barq était attaché à son lit d'hôpital à certains moments. Il a déclaré à des avocats qu'il avait été frappé et insulté par des gardiens de prison. Il a interrompu sa deuxième grève de la faim le 23 septembre, lorsqu'on lui a promis qu'il serait transféré en Égypte. Les autorités israéliennes n'ayant pas tenu leur engagement, il l'a reprise le 14 octobre. D'après les informations recueillies auprès des avocats qui ont participé aux négociations relatives à sa libération et à son transfert en Égypte en septembre 2012, Amnesty International comprend qu'il a librement consenti à ces négociations, bien que cela n'ait pas pu être confirmé par l'intéressé. Sa famille a été autorisée à lui rendre visite les 11 et 25 octobre alors que cela lui avait été interdit pendant un an. Elle a expliqué à Amnesty International qu'il était extrêmement faible et déprimé, et qu'il souffrait d'une hémorragie interne et de douleurs aiguës à l'abdomen.

Hassan Safadi, 33 ans, est en détention administrative sans inculpation ni jugement depuis le 29 juin 2011. L'ordre de placement en détention le concernant a été renouvelé une fois de plus pour six mois en juin dernier, avant que la durée ne soit réduite à quatre mois après un examen judiciaire en septembre. Il avait mis un terme à sa précédente grève de la faim en mai 2012, au bout de 70 jours, avant de la reprendre le 21 juin, lorsque l'ordre a été renouvelé. Il l'a interrompue lorsque la cour d'appel militaire a statué que l'ordre de détention administrative en vigueur, qui expirait au 29 octobre, ne devait pas être renouvelé. Le procureur général israélien ayant confirmé cette décision le 18 octobre, Hassan Safadi a annulé son recours contre sa détention administrative auprès de la Haute Cour de justice. Le médecin de Médecins pour les droits humains-Israël (PHR-I) qui l'a examiné en dernier, le 10 septembre, a constaté qu'il avait perdu 24 % de son poids et qu'il souffrait d'atrophie musculaire, de troubles de la vue, de vertiges, d'une hypotension aiguë, de calculs rénaux et de douleurs articulaires. Il a également perdu une partie de la sensibilité des pieds et des mains et ceux-ci sont cyanosés, ce qui pourrait être le signe d'une atteinte neurologique permanente. PHR n'ayant pas obtenu la permission de lui rendre visite depuis, on ignore s'il a pu bénéficier de la surveillance médicale nécessaire lors du délicat processus de réalimentation. Hassan Safadi a lui aussi déclaré avoir été frappé et insulté par des gardiens de prison pendant sa grève de la faim.

Un autre détenu palestinien, Ayman Sharawna, est incarcéré depuis le 31 janvier 2012 sur la base d'allégations floues selon lesquelles il n'aurait pas respecté les conditions de sa remise en liberté, qui a eu lieu dans le cadre d'un échange de prisonniers en octobre 2011. Une commission militaire israélienne ayant refusé d'expliquer à cet homme ou à son avocat pourquoi il était en détention, il a entamé une grève de la faim le 1er juillet dernier. Depuis lors, il a passé le plus clair de son temps au centre médical de la prison de Ramleh, qui ne dispose pas des installations ni du personnel spécialisé nécessaires aux soins dont ont besoin les grévistes de la faim au long cours. Le 14 octobre 2012, il aurait cessé de prendre des vitamines et menacé d'arrêter de boire de l'eau si la commission militaire israélienne ne statuait pas sur sa détention.

La détention administrative est une détention sans inculpation ni jugement prononcée pour des périodes renouvelables et basée sur des éléments de preuve qui ne sont pas communiqués aux détenus ni à leurs avocats. À la suite d'un accord conclu avec les autorités israéliennes sous médiation égyptienne, quelque 2 000 prisonniers palestiniens ont cessé le 14 mai 2012 leur grève de la faim collective, entamée pour protester contre les mauvaises conditions carcérales, les placements à l'isolement, le fait de ne pas pouvoir voir leurs familles et les détentions sans inculpation. Selon certains médias, Israël avait accepté de ne pas reconduire les ordres de détention administrative en vigueur, à moins que de nouveaux renseignements d'importance ne soient révélés. Les autorités israéliennes semblent pourtant continuer d'émettre et de renouveler de tels ordres. On comptait 184 personnes en détention administrative au 30 septembre 2012, soit plus de 130 de moins qu'en mars 2012. Plusieurs ont en effet été relâchées après avoir accepté de quitter les territoires palestiniens occupés et de s'exiler. La Quatrième Convention de Genève interdit à toute puissance occupante de transférer de force ou de déporter des personnes hors d'un territoire occupé. Pour en savoir plus, veuillez consulter le document intitulé En mal de justice. Des Palestiniens détenus sans jugement par Israël (http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/026/2012/fr).

Noms : Samer al Barq, Hassan Safadi

Genre : hommes

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/060/2012, 30 octobre 2012

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