Documento - Israel y los Territorios Palestinos Ocupados: PALESTINOS DETENIDOS SUSPENDEN SU HUELGA DE HAMBRE

Israël et territoires palestiniens occupés. Des détenus palestiniens interrompent leur grève de la faim

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/052/2012 – Israël et territoires palestiniens occupés 25 septembre 2012 25 septembre 2012

ACTION URGENTE

DES DÉTENUS PALESTINIENS INTERROMPENT LEUR GRÈVE DE LA FAIM

Hassan Safadi et Samer al Barq ont mis un terme à leur grève de la faim, le premier après qu'un juge a décidé que sa détention sans jugement ne serait pas prolongée au-delà du 29 octobre prochain, le second après avoir appris qu'un accord avait été conclu pour qu'il soit transféré en Égypte.

Ayant refusé de se nourrir pendant 120 et 90 jours respectivement, Samer al Barq et Hassan Safadi sont encore en danger. Les deux hommes ont besoin d'être étroitement surveillés par un spécialiste dans un hôpital pleinement équipé pendant la période de réalimentation. Aucun médecin indépendant n'a été autorisé à leur rendre visite depuis le 10 septembre.

Samer al Barq a été conduit à l'hôpital public Assaf Harofeh le 17 septembre dernier et aurait arrêté d'ingérer des liquides pendant trois ou quatre jours. À la suite de négociations menées par l'Autorité palestinienne, l'Égypte aurait accepté que cet homme soit envoyé sur son territoire si Israël accepte de le relâcher. En apprenant la nouvelle, Samer al Barq a mis un terme à sa grève de la faim le 23 septembre. Il a ensuite été renvoyé à la clinique de la prison de Ramleh, qui dépend des Services pénitentiaires israéliens et qui ne dispose des infrastructures nécessaires pour prodiguer de toute urgence les soins spécialisés dont cet homme a besoin. Sa famille, qui ne l'a pas vu depuis près d'un an, attend encore de ses nouvelles. Samer al Barq a dit à son avocat qu'il reprendrait la grève s'il n'était pas relâché bientôt.

Hassan Safadi a été conduit à l'hôpital Assaf Harofeh le 11 septembre. Il y serait enchaîné à son lit une partie de la journée. Il a mené une grève de la soif pendant quatre jours jusqu'à ce que ses proches, qui ne l'ont pas vu depuis son arrestation en juin 2011, lui parlent brièvement au téléphone le 20 septembre. Le même jour, un juge militaire a examiné le recours déposé contre la détention administrative de cet homme et conclu que l'ordre de détention actuel ne serait pas renouvelé au-delà de sa date d'expiration, le 29 octobre prochain. L'avocat de Hassan Safadi a expliqué à la famille de celui-ci qu'il a déposé un autre recours contre la détention de son client auprès de la Haute cour de justice. Médecins pour les droits humains (MDH) – Israël n'a pas pu déterminer si Hassan Safadi se trouve actuellement à l'hôpital Assaf Harofeh ou à la clinique des Services pénitentiaires israéliens.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en hébreu ou dans votre propre langue :

exhortez les autorités à veiller à ce que Samer al Barq, Hassan Safadi et tous les détenus menant une grève de la faim reçoivent tous les soins spécialisés nécessaires, qui ne peuvent leur être prodigués que dans un hôpital civil, qu'ils puissent consulter régulièrement les médecins de leur choix, et qu'ils ne soient pas enchaînés et ne subissent pas d'autres traitements cruels ou inhumains ;

demandez-leur de ne pas transférer Samer al Barq sans son consentement et avant qu'un médecin indépendant ne certifie que cet homme peut être déplacé, et appelez-les à prendre toutes les précautions médicales possibles en cas de transfert ;

engagez-les à libérer tous les détenus administratifs, à moins qu'ils ne soient rapidement inculpés d'infractions pénales prévues par la loi et jugés conformément aux normes internationales d'équité des procès, et à garantir qu'ils reçoivent la visite de leurs familles en détention.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 6 NOVEMBRE 2012 À :

Commissaire des services pénitentiaires israéliens

Lieutenant-General Aharon Franco

Israel Prison Service, PO Box 81

Ramleh 72100, Israël

Fax : +972 8 919 3800

Formule d'appel : Dear Lieutenant-General, / Monsieur,

Directeur général du ministère de la Santé

Roni Gamzo

Ministry of Health

2 Ben Tabai Street

Jerusalem 93591, Israël

Fax : +972 2 565 5966

Formule d'appel : Dear Director General, / Monsieur,

Copies à :

Ministre de la Sécurité publique

Yitzhak Aharonovitch

Ministry of Public Security

Kiryat Hamemshala

Jerusalem 91181, Israël

Fax : +972 2 584 7872

Courriel : sar@mops.gov.il

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques d'Israël dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la neuvième mise à jour de l'AU 119/12. Pour plus d'informations : http://amnesty.org/fr/library/info/MDE15/051/2012/fr.

ACTION URGENTE

DES DÉTENUS PALESTINIENS INTERROMPENT LEUR GRÈVE DE LA FAIM

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Samer al Barq, 37 ans, a été arrêté au Pakistan le 15 juillet 2003 et incarcéré pendant quinze jours dans ce pays avant d'être remis aux autorités américaines. Celles-ci l'ont détenu pendant trois mois dans une prison secrète en dehors du Pakistan et l'ont ensuite transféré en Jordanie le 26 octobre 2003. Cet homme a été détenu sans inculpation ni jugement pendant plus de quatre ans jusqu'à sa libération en janvier 2008. Il affirme avoir été torturé et maltraité aux mains des forces américaines et jordaniennes. En avril 2010, les autorités jordaniennes l'ont de nouveau interpellé puis envoyé en détention militaire en Israël le 11 juillet 2010. Cet homme est depuis en détention administrative sans inculpation ni jugement dans ce pays. Son avocat a confié à Amnesty International qu'il n'avait pas été interrogé. Samer al Barq a cessé une première grève de la faim au bout de 30 jours, le 14 mai 2012, mais il l'a reprise le 22 mai, après que l'ordonnance de placement en détention le concernant a été renouvelée pour trois mois. Cet ordre a de nouveau été reconduit le 22 août. Un médecin de MDH-Israël qui l'a examiné le 10 septembre a déclaré qu'il pouvait être victime d'un arrêt cardiaque à tout moment. Depuis qu'il refuse de se nourrir, Samer al Barq est attaché à son lit d'hôpital de temps en temps. Il a déclaré à ses avocats qu'il avait été frappé et insulté par des gardiens de prison. D'après les renseignements qui lui ont été communiqués par les représentants légaux de cet homme impliqués dans les négociations concernant la libération et l'éventuel transfert de leur client, Amnesty International croit comprendre que Samer al Barq a donné son accord de plein gré pour ces négociations, mais l'organisation n'a pas pu confirmer cette information avec l'intéressé.

Hassan Safadi, 33 ans, est en détention administrative sans inculpation ni jugement depuis le 29 juin 2011. L'ordonnance de placement en détention le concernant a été renouvelée pour six mois en juin dernier, avant que la durée soit réduite à quatre mois après un examen judiciaire en septembre. En mai dernier, cet homme a mis un terme à une grève de la faim au bout de 70 jours, mais il l'a reprise lorsque sa détention a été prolongée. Le médecin de MDH qui l'a récemment examiné a constaté qu'il a perdu 24 % de son poids initial et qu'il souffre d'atrophie musculaire, de troubles de la vue (vision floue), de vertiges, d'une pression artérielle extrêmement basse, de calculs rénaux et de douleurs articulaires. Il a également perdu une partie de la sensibilité dans les pieds et les mains. Ceux-ci sont cyanosés, ce qui pourrait être le signe d'une atteinte neurologique permanente. Hassan Safadi a lui aussi déclaré avoir été frappé et insulté par des gardiens de prison.

Un autre détenu palestinien, Ayman Sharawna, incarcéré depuis le 31 janvier 2012, mène une grève de la faim depuis le 1er juillet en signe de protestation. En effet, une commission militaire israélienne refuse de lui expliquer, ou d'expliquer à son avocat, pour quelles raisons elle estime qu'il n'a pas respecté les conditions de sa remise en liberté, qui a eu lieu dans le cadre d'un échange de prisonniers en octobre 2011, et pourquoi il est actuellement en détention. Un médecin de MDH ayant examiné cet homme le 10 septembre a recommandé une hospitalisation. Il a déclaré avoir constaté chez Ayman Sharawna une pression artérielle très faible, une hypothermie, des douleurs au niveau des reins, dans le dos et à la jambe droite, une perte de la vue à l'œil droit, une perte de sensibilité dans la jambe gauche et des vomissements de sang. Ayman Sharawna est actuellement détenu à la clinique de la prison de Ramleh, où il a passé la majorité de son temps depuis le début de sa grève de la faim. La semaine dernière, il a été conduit à l'hôpital Tel Hashomer après avoir refusé de boire de l'eau pendant quatre jours. Il a déclaré qu'il reprendrait sa grève de la soif si sa situation n'évoluait pas dans les prochains jours.

La détention administrative est une détention sans inculpation ni jugement prononcée pour des périodes renouvelables et basée sur des éléments de preuve qui ne sont pas communiqués aux détenus ni à leurs avocats. À la suite d'un accord conclu avec les autorités israéliennes sous médiation égyptienne, le 14 mai 2012, quelque 2 000 prisonniers palestiniens ont cessé leur grève de la faim collective, entamée pour protester contre les mauvaises conditions carcérales, y compris les placements à l'isolement, le fait de ne pas pouvoir voir leurs familles et les détentions sans inculpation. Les médias laissent penser qu'Israël ne reconduira pas les ordres de détention administrative en vigueur, à moins que de nouveaux renseignements d'importance soient révélés ; pourtant, les autorités israéliennes semblent continuer d'émettre et de renouveler de tels ordres. Le nombre total de détenus administratifs à l'heure actuelle s'élèverait à 212, soit une centaine de moins qu'en mars 2012. Plusieurs détenus administratifs ont été relâchés après avoir accepté de quitter les territoires palestiniens occupés et de s'exiler. La Quatrième Convention de Genève interdit à toute puissance occupante de transférer de force ou de déporter des personnes hors d'un territoire occupé. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/026/2012/fr.

Noms : Samer al Barq, Hassan Safadi, Ayman Sharawna

Genre : hommes

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/052/2012, 25 septembre 2012

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