Documento - Israel y los Territorios Palestinos Ocupados: TEMOR POR LA VIDA DE PALESTINOS EN HUELGA DE HAMBRE

Israël et territoires palestiniens occupés. Craintes pour la vie de grévistes de la faim palestiniens

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/051/2012 – Israël et territoires palestiniens occupés 14 septembre 2012

ACTION URGENTE

CRAINTES POUR LA VIE DE GRÉVISTES DE LA FAIM PALESTINIENS

Les dernières ordonnances de placement en détention administrative de Samer al Barq et Hassan Safadi ont été confirmées. Ces deux hommes observent une grève de la faim, respectivement depuis le 22 mai et 21 juin, pour protester contre leur détention sans inculpation et les mauvais traitements dont ils font l'objet. Leur vie est menacée, à très court terme.

Le 12 septembre, après plusieurs reports, un juge militaire a confirmé la dernière ordonnance stipulant le maintien en détention pour trois mois de Samer al Barq. L'avocat de ce dernier a déposé un recours, mais aucune date n'a été fixée pour l'examen de celui-ci. Samer al Barq se trouve toujours au centre médical des services pénitentiaires israéliens, à Ramla. Il est sous perfusion mais ne reçoit pas le traitement médical spécialisé dont il a besoin. Il souffre de douleurs au ventre et de forts vertiges ; sa pression artérielle est extrêmement basse, son pouls est faible et il s'est évanoui à plusieurs reprises. Un médecin de Physicians for Human Rights-Israël (PHR) qui l'a examiné le 10 septembre a déclaré qu'il pouvait être victime d'un arrêt cardiaque à tout moment, et qu'il devrait être hospitalisé.

Le 9 septembre, après plusieurs reports, un juge militaire a confirmé l'ordonnance de maintien en détention de Hassan Safadi, mais en a réduit la durée de six à quatre mois. L'avocat de cet homme a fait appel ; l'examen de l'affaire a été repoussé au 20 septembre. Hassan Safadi se trouve actuellement à l'hôpital Assaf Harofeh. Il y a été transféré depuis le centre médical des services pénitentiaires israéliens après que son état de santé se fut aggravé, le 11 septembre. Selon son avocat, qui lui a rendu visite le 12 septembre, il est attaché à son lit d'hôpital, ce qui constitue un traitement cruel et inhumain compte tenu de sa longue grève de la faim. Le médecin de PHR qui l'a examiné le 10 septembre a constaté qu'il n'avait plus de sensibilité dans les pieds. Il a demandé un bilan neurologique complet, mais on ne sait pas exactement si celui-ci a été conduit et si Hassan Safadi a reçu un quelconque traitement spécialisé. Assaf Harofeh est un hôpital civil.

PHR avait dû attendre plus d'un mois pour être autorisée à examiner les deux détenus. L'organisation a déposé une nouvelle demande de visite, à laquelle il n'a pas été répondu pour l'instant. En règle générale, les services pénitentiaires n'accordent une autorisation qu'à la suite d'une décision de justice.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en hébreu ou dans votre propre langue :

demandez que Samer al Barq, Hassan Safadi et tous les autres grévistes de la faim détenus par les autorités israéliennes reçoivent tous les traitements médicaux spécialisés dont ils ont besoin dans un hôpital civil ; demandez également qu'ils aient accès régulièrement et sans délai aux médecins de leur choix et aux membres de leur famille, et qu'ils ne soient pas soumis à des traitements inhumains ou dégradants, comme le fait d'être entravé à leur lit ;

exhortez les autorités israéliennes à libérer les deux hommes cités et toutes les autres personnes placées en détention administrative, à moins qu'ils ne soient rapidement inculpés d'infractions pénales prévues par la loi et jugés conformément aux normes internationales d'équité des procès ;

demandez-leur de mener sans délai une enquête exhaustive et impartiale sur les mauvais traitements que ces hommes disent avoir subis.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 26 OCTOBRE 2012 À :

Commissaire des services pénitentiaires israéliens

Lieutenant-General Aharon Franco

Israel Prison Service, PO Box 81

Ramleh 72100, Israël

Fax : +972 8 919 3800

Formule d'appel : Dear Lieutenant-General, / Monsieur,

Directeur général de la santé

Dr. Roni Gamzo

Ministry of Health

2 Ben Tabai Street

Jerusalem 93591, Israël

Fax : +972 2 565 5966

Formule d'appel : Dear Director General, / Monsieur,

Copies à :

Ministre de la Sécurité publique

Yitzhak Aharonovitch

Ministry of Public Security

Kiryat Hamemshala

Jerusalem 91181, Israël

Fax : +972 2 584 7872

Courriel : sar@moin.gov.il

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques d'Israël dans votre pays. (adresse(s) à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la huitième mise à jour de l'AU 119/12. Voir http://amnesty.org/fr/library/info/MDE15/049/2012/fr

ACTION URGENTE

CRAINTES POUR LA VIE DE GRÉVISTES DE LA FAIM PALESTINIENS

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Samer al Barq, âgé de 37 ans, a été arrêté par les autorités pakistanaises le 15 juillet 2003. Après deux semaines de détention, il a été remis aux États-Unis et incarcéré durant trois mois dans une prison secrète située en dehors du territoire pakistanais. Le 26 octobre 2003, il a été transféré en Jordanie. Il a été détenu sans inculpation ni jugement pendant plus de quatre ans, puis a été remis en liberté en janvier 2008. Il a déclaré avoir été torturé et maltraité pendant sa détention, à la fois lorsqu'il était sous la responsabilité des autorités américaines et lorsqu'il était en Jordanie. En avril 2010, il a de nouveau été arrêté, par les autorités jordaniennes qui l'on livré à l'armée israélienne le 11 juillet 2010. Il est détenu sans inculpation ni jugement par Israël depuis cette date. Son avocat a déclaré à Amnesty International que son client n'avait pas été interrogé depuis qu'il est détenu. Samer al Barcq avait cessé une première grève de la faim au bout de 30 jours, le 14 mai 2012, mais il a repris son mouvement le 22 mai, après que l'ordonnance de placement en détention le concernant eut été renouvelée pour trois mois. La mesure a été reconduite pour trois mois supplémentaires le 22 août. Le médecin de PHR qui l'a examiné récemment a constaté qu'il avait perdu un tiers de son poids initial. Samer al Barq a été attaché à un lit d'hôpital à plusieurs reprises depuis qu'il est en grève de la faim. Il a déclaré à des avocats qu'il avait été frappé et injurié verbalement par des gardiens de prison, qui entendaient le punir pour son mouvement de protestation.

Hassan Safadi, 33 ans, est détenu sans inculpation ni jugement depuis le 29 juin 2011. Il a déjà effectué une grève de la faim de 70 jours, à laquelle il avait mis un terme en mai 2012. Il faisait l'objet d'une ordonnance de détention administrative expirant en juin 2012, mais qui a été renouvelée pour six mois. Il a alors repris sa grève de la faim, le 21 juin. Lors de l'examen par l'autorité judiciaire de la légalité de cette ordonnance, l'avocat d'Hassan Safadi a demandé que les représentants des autorités israéliennes qui avaient participé aux négociations de l'accord ayant mis un terme, au mois de mai, à la grève de la faim collective, apportent un certain nombre d'éléments ; l'affaire a été reportée à plusieurs reprises car les témoins cités ne se sont pas présentés. Le médecin de PHR qui a récemment examiné Hassan Safadi a constaté qu'il avait perdu 24 % de son poids initial et souffrait d'atrophie musculaire, de troubles de la vue (vision floue), de vertiges, de calculs rénaux et de douleurs articulaires. Sa pression artérielle est extrêmement basse et il a perdu une partie de la sensibilité dans les pieds et les mains. Ceux-ci sont cyanosés, ce qui pourrait être le signe d'une atteinte neurologique permanente. Hassan Safadi a déclaré lui aussi avoir été frappé et injurié verbalement par des gardiens de prison.

Pour plus d'information sur les cas de Samer al Barq et Hassan Safadi, veuillez consulter les documents suivants : Israël. Il faut hospitaliser ou libérer un gréviste de la faim palestinien sur le point de mourir, 6 septembre 2012, (http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israel-must-hospitalize-or-release-palestinian-hunger-striker-verge-death), et Israël doit traiter avec humanité des détenus palestiniens observant une grève de la faim, 9 août 2012, (http://www.amnesty.org/fr/news/palestinian-hunger-strikers-detained-israel-must-be-treated-humanely-2012-08-09).

La détention administrative est une détention sans inculpation ni jugement prononcée pour des périodes renouvelables et sur la base d'éléments de preuve qui ne sont pas communiqués aux détenus ni à leurs avocats. À la suite d'un accord conclu avec les autorités israéliennes sous médiation égyptienne, quelque 2 000 prisonniers palestiniens ont mis fin à une grève de la faim collective entamée pour protester contre les conditions carcérales, les placements à l'isolement, les interdictions de visite aux familles et les maintiens en détention sans inculpation. Malgré des informations parues dans la presse indiquant qu'Israël ne reconduirait pas les ordonnances de détention administrative en vigueur, à moins que de nouveaux renseignements d'importance soient présentés, les autorités israéliennes ont continué de renouveler et de prononcer de telles mesures. Voir le rapport d'Amnesty International publié en juin 2012, En mal de justice. Des Palestiniens détenus sans jugement par Israël (Index AI MDE 15/029/2012, http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/026/2012/fr). À la fin du mois de juillet 2012, 250 Palestiniens étaient maintenus en détention administrative par Israël.

Arrêté le 31 janvier 2012, trois mois après avoir été libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers effectué en octobre 2011, un autre Palestinien, Ayman Sharawna, est en grève de la faim depuis le 1er juillet 2012. Il entend protester contre le refus d'une commission militaire israélienne de lui fournir, ou de fournir à son avocat, les éléments à l'appui des allégations selon lesquelles il n'a pas respecté les conditions encadrant sa remise en liberté. Le médecin de PHR qui l'a examiné a demandé qu'il soit hospitalisé. Il a déclaré que cet homme avait une pression artérielle très faible, qu'il souffrait d'hypothermie et de douleurs dans la région des reins, au dos et à la jambe droite ; le médecin a également relevé une perte de vision de l'œil droit, une perte de sensibilité dans la jambe gauche et des vomissements de sang.

Nom : Hassan Safadi, Samer al Barq

Sexe masculin

Action complémentaire sur l'AU 119/12, MDE 15/051/2012, 14 septembre 2012

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