Documento - Israel: SE NIEGA EL ACCESO A UN ABOGADO A DEFENSOR DE LOS DERECHOS HUMANOS

Israël et territoires palestiniens occupés. Un défenseur des droits humains n'a pas accès à un avocat

AU 27/13, MDE 15/002/2013 - Israël et territoires palestiniens occupés 5 février 2013 5 février 2013

ACTION URGENTE

UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS N'A PAS ACCÈS À UN AVOCAT

Le 4 février dernier, le défenseur palestinien des droits humains Hassan Karajah a vu sa période d'interrogatoire prolongée de neuf jours par un tribunal militaire israélien. De plus, il n'a pas le droit de s'entretenir avec un avocat jusqu'au 6 février, sur ordre des services de sécurité.

C'est la seconde fois qu'un tribunal militaire rallonge la durée de l'interrogatoire de Hassan Karajah depuis son arrestation à Saffa, près de Ramallah, le 23 janvier 2013.

Le frère de cet homme a raconté que les forces israéliennes ont fouillé la maison pendant environ trois heures tandis que plusieurs agents questionnaient Hassan Karajah à l'extérieur. Ils ont ensuite bandé les yeux de ce dernier, l'ont menotté puis emmené au centre de détention de Moscobiyya (également appelé « le camp russe ») à Jérusalem.

Le 24 janvier dernier, Hassan Karajah a été conduit à la prison de Jalameh, dans le nord d'Israël, puis déféré devant un tribunal militaire qui a prolongé sa détention de 12 jours. Les services de sécurité auxquels appartiennent les agents qui l'ont interrogé ont émis un ordre lui interdisant tout accès à un avocat. Cet ordre a été renouvelé le 4 février dernier pour deux jours.

Le 29 janvier, l'organisation palestinienne de défense des droits humains Addameer a fait appel de cette décision, mais son recours a été rejeté deux jours plus tard par un tribunal militaire.

Le frère de Hassan Karajah a expliqué à Amnesty International que celui-ci souffre d'une infection et d'une blessure au dos, reçue dans un accident, et qu'il a besoin d'un traitement et d'une surveillance médicale quotidienne. Il a ajouté que les forces israéliennes avaient empêché Hassan Karajah de prendre ses médicaments la nuit où il a été interpellé. Il a également raconté qu'un employé de la prison de Jalameh avait appelé la famille Karajah le 3 février 2013 pour lui demander d'apporter aux autorités carcérales les médicaments et les bilans médicaux de Hassan Karajah, sans donner plus d'informations.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en hébreu, en anglais ou dans votre propre langue :

appelez les autorités israéliennes à permettre à Hassan Karajah de contacter un avocat immédiatement ;

engagez-les à libérer cet homme, à moins qu'il soit inculpé rapidement d'une infraction reconnue par le droit international et jugé dans le cadre d'une procédure conforme aux normes internationales d'équité ;

priez-les de le protéger de la torture et d'autres mauvais traitements, et de lui permettre de bénéficier de toute l'attention médicale dont il pourrait avoir besoin.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 19 MARS 2013 À :

Premier ministre

Benjamin Netanyahu

Office of the Prime Minister

3 Kaplan St., PO Box 187

Kiryat Ben-Gurion

Jerusalem 91950, Israël

Courriel : b.netanyahu@pmo.gov.il ou pm_eng@pmo.gov.il

Formule d'appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,

Juge militaire et général de brigade

Brigadier General Danny Efroni

6 David Elazar Street

Hakirya, Tel Aviv, Israël

Fax : +972 3 569 4526

Courriel : avimn@idf.gov.il

Formule d'appel : Dear Judge Advocate General, / Monsieur,

Copies à :

Vice-Premier ministre et ministre de la Défense

Ehud Barak

Ministry of Defence

37 Kaplan Street, Hakirya

Tel Aviv 61909, Israël

Fax : +972 3 691 6940 / +972 3 696 2757

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques d'Israël dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, adresse électronique, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS N'A PAS ACCÈS À UN AVOCAT

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Hassan Karajah, 29 ans, a été appréhendé chez lui dans le village de Saffa, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Son frère affirme qu'une vingtaine d'agents sont entrés par effraction dans la maison à 2 h 30, sans présenter de mandat de perquisition, et ont placé les hommes et les femmes dans des pièces séparées avant de fouiller le domicile, qu'ils ont laissé sens dessus dessous. Ils ont confisqué trois ordinateurs, ainsi que des documents personnels et des photos. Le frère de Hassan Karajah a également expliqué que les agents s'étaient montrés violents et avaient menacé les membres de la famille.

Hassan Karajah est le coordinateur des programmes pour les jeunes dans le cadre de la campagne Arrêtez le mur, dont les militants ont déjà été harcelés par les forces israéliennes, le plus récemment en mai 2012, lorsque celles-ci ont fait une descente dans les locaux de l'organisation. Avant de rejoindre ce mouvement, Hassan Karajah avait déjà travaillé comme coordinateur pour les jeunes au sein d'un projet de développement regroupant trois organisations palestiniennes de la société civile : l'Institut Tamer, le centre de développement Maan et le centre Bissan pour la recherche et le développement. Il était également ambassadeur de la jeunesse au Forum de la pensée arabe et a représenté la jeunesse palestinienne dans de nombreuses conférences à travers le monde. Il est aussi membre du centre culturel Handala chez lui à Saffa.

Son arrestation s'inscrit dans les manoeuvres de harcèlement constantes que les forces de sécurité israéliennes infligent aux défenseurs des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.

Le 15 octobre 2012 vers 1 heure du matin, des agents israéliens ont arrêté Ayman Nasser – chercheur spécialisé dans les droits humains et collègue de Hassan Karajah au centre culturel Handala – à son domicile à Saffa. D'après Addameer, l'opération a duré près d'une heure et demie, après quoi cet homme a été emmené au centre de détention de Moscobiyya, à Jérusalem.

Le 8 novembre, un tribunal militaire a prolongé la détention d'Ayman Nasser de sept jours pour la quatrième fois depuis son arrestation. Cet homme a expliqué à son avocat que ses interrogatoires quotidiens pouvaient durer 20 heures, pendant lesquelles il restait assis sur une chaise dans une position inconfortable, les mains attachées derrière le dos.

Celui-ci a été déféré devant un tribunal militaire le 12 décembre. Les charges retenues contre lui comprennent l'appartenance au Front populaire de libération de la Palestine, qui est interdit par les autorités israéliennes, et le soutien aux prisonniers palestiniens au sein de cette organisation. D'après son avocat, Ayman Nasser nie ces accusations et affirme qu'il a menées ces activités de solidarité en sa qualité de défenseur des droits humains au sein d'Addameer et du centre culturel Handala. Son procès est en cours ; la dernière audience a eu lieu le 4 février 2013. Il est actuellement détenu à la prison d'Ofer, près de Ramallah.

Nom : Hassan Karajah

Genre : homme

AU 27/13, MDE 15/002/2013, 5 février 2013

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