Documento - Bahrain: Further information: Three Bahraini protesters released

Bahreïn. Libération de trois manifestants

Action complémentaire sur l'AU 53/12, MDE 11/016/2012 – Bahreïn 7 mars 2012 7 mars 2012

ACTION URGENTE

BAHREÏN. LIBÉRATION DE TROIS MANIFESTANTS

Trois manifestants arrêtés le 14 février 2012 à Bahreïn font partie d'un groupe de détenus libérés sous caution. Ils avaient été interpellés lors d'une manifestation marquant le premier anniversaire du début des troubles qui ont secoué le pays. En revanche, les militants Naji Fateel et Abdullah Abdulkarim al Fardan, et le blogueur Hassen Jaber sont maintenus en détention.

Amin Jaffar Swar, 22 ans, Mutaher Saeed Taher Ahmed, 18 ans, et Mohammed Makky, 22 ans, ont été arrêtés le 14 février dernier dans le district de Seif, à Manama. Ils se rendaient en voiture au rond-point du CCG (également appelé rond-point de la Perle), en pleine manifestation de commémoration. Ils ont confié à Amnesty International qu'au moment de leur interpellation, des policiers les ont frappés à la tête et dans le dos avec une matraque et leur ont donné des coups de pied alors qu'ils étaient étendus par terre. Ils ont ajouté qu'on les a emmenés dans une tente dans un poste de police de Manama plusieurs heures avant le début de leur interrogatoire, et qu'ils ont alors reçu des coups de matraque au cou et dans le dos. Après l'interrogatoire, on les a conduits à la prison de Dry Dock, toujours à Manama. Ils ont été officiellement inculpés de « participation à un rassemblement illégal ». Mutaher Saeed Taher Ahmed, Amin Jaffar Swar et Mohammed Makky ont été libérés après avoir versé une caution s'élevant à environ 400 euros. Le premier a été relâché le 21 février, les deux autres le 29 février. Les charges retenues contre eux n'ont pas été abandonnées et ils risquent toujours d'être jugés.

Naji Fateel, Hassen Jaber et Abdullah Abdulkarim al Fardan ont également été appréhendés le 14 février dernier, lorsque la police a lancé des bombes de gaz lacrymogène sur la foule se dirigeant vers le rond-point de la Perle afin de disperser les manifestants. Les deux derniers ont été emmenés à la prison de Dry Dock après leur arrestation. Naji Fateel a d'abord été envoyé dans une clinique au sein du ministère de l'Intérieur, où un représentant du bureau du procureur public l'a interrogé, avant d'être transféré vers la prison de Dry Dock, où il se trouve encore. Tous trois ont été accusés de « participation à un rassemblement illégal ». Le 1er mars, le bureau du procureur public a ordonné leur maintien en détention pendant 30 jours supplémentaires, en attendant l'approfondissement de l'enquête. Les trois hommes sont maintenant autorisés à recevoir la visite de leurs familles et d'un avocat.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais, en arabe ou dans votre propre langue :

exhortez les autorités bahreïnites à relâcher Naji Fateel, Abdullah Abdulkarim al Fardan et Hassen Jaber immédiatement et sans condition, s'ils sont détenus uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression et de réunion ;

engagez-les à abandonner les charges pesant sur Amin Jaffar Swar, Mutaher Saeed Taher Ahmed et Mohammed Makky, s'ils ont été inculpés seulement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de réunion ;

priez-les instamment de diligenter sans délai une enquête indépendante sur les allégations de torture ou d'autres mauvais traitements émises par certains de ces six hommes.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 18 AVRIL 2012 À :

Roi de Bahreïn

Shaikh Hamad bin Issa Al Khalifa

Office of His Majesty the King

P.O. Box 555

Rifa'a Palace, Manama, Bahreïn

Fax : +973 176 64 587

Formule d'appel : Your Majesty , / Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l'Intérieur

Shaikh Rashid bin ‘Abdullah bin Ahmad Al Khalifa

Ministry of Interior

P.O. Box 13, Manama, Bahreïn

Fax : +973 172 32 661

Formule d'appel : Your Excellency , / Monsieur le Ministre,

Ministre des Droits humains et du développement social

Fatima bint Mohammed Al Balooshi

Ministry of Human Rights and Social Development

P.O. Box 32868, Manama, Bahreïn

Courriel : pr@social.gov.bh

Formule d'appel : Your Excellency , / Madame la Ministre,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de Bahreïn dans votre pays (adresse/s à compléter) :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l'AU 53/12. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE11/011/2012/fr.

ACTION URGENTE

BAHREÏN. LIBÉRATION DE TROIS MANIFESTANTS

COMPLÉMENT D'INFORMATIONS

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Manama, la capitale de Bahreïn, et de plusieurs villages chiites voisins aux alentours du 14 février 2012, date anniversaire des mouvements de protestation qui ont secoué le pays. La foule a été dispersée au moyen de gaz lacrymogène. Des dizaines d'individus ont été arrêtés pour leur participation aux manifestations mais la plupart ont été remis en liberté peu après.

Il y a un an, le 14 février 2011, la majorité des Bahreïnites a organisé des mouvements de protestation pour réclamer plus de droits civils et politiques. Le même jour, les forces de sécurité ont tué un manifestant, premier d'une longue liste. Dans les mois qui ont suivi, ces mêmes forces ont fréquemment utilisé des moyens de répression excessifs contre les manifestants pacifiques, provoquant une grave crise des droits humains dans le pays. Une cinquantaine de personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées. Des centaines d'individus ont été arrêtés et jugés devant des tribunaux militaires. Beaucoup d'entre eux ont affirmé avoir subi des actes de torture ou d'autres mauvais traitements en détention. Plus de 4 000 manifestants ont été licenciés ou expulsés de l'université pour avoir pris part aux mouvements de protestation.

Le 23 novembre 2011, la Commission d'enquête indépendante de Bahreïn, instaurée par décret royal du 29 juin, a présenté ses conclusions au roi, évoquant, entre autres, le recours à une force excessive contre les manifestants, des actes de torture commis de façon généralisée et le grand nombre de personnes en instance de procès ou condamnées à des peines de prison pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de réunion. Le rapport comprenait plusieurs recommandations, que le roi a promis de mettre en œuvre.

Noms : Amin Jaffar Swar, Mutaher Saeed Taher Ahmed, Mohammed Makky, Naji Fateel, Hassen Jaber et Abdullah Abdulkarim al Fardan

Genre : hommes

Action complémentaire sur l'AU 53/12, MDE 11/016/2012, 7 mars 2012

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