Documento - Turkey: Further information: Hunger strike ended; health risks remain

Turquie. Des prisonniers cessent une grève de la faim, mais leur santé est toujours en danger

Action complémentaire sur l'AU 329/12, EUR 44/024/2012 - Turquie 21 novembre 2012 21 novembre 2012

ACTION URGENTE

TURQUIE. DES PRISONNIERS CESSENT UNE GRÈVE DE LA FAIM, MAIS LEUR SANTÉ EST TOUJOURS EN DANGER

Quelque 700 prisonniers qui menaient une grève de la faim ont tous mis un terme à leur mouvement de protestation. Environ 60 d'entre eux ne s'alimentaient plus depuis le 12 septembre dernier. D'après la presse et les avocats des détenus, bon nombre de prisonniers ont été placés sous surveillance médicale à l'hôpital.

Les prisonniers ont entamé une grève de la faim pour protester contre le fait que les autorités turques refusent depuis longtemps à Abdullah Öcalan, dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan, de s'entretenir avec ses avocats et de réclamer l'instauration de l'enseignement en kurde. Ce mouvement de protestation a pris fin après la diffusion d'un message d'Abdullah Öcalan, transmis par un de ses proches ayant pu lui rendre visite en prison.

Les avocats représentant les grévistes de la faim ont expliqué à Amnesty International que certains prisonniers avaient été conduits à l'hôpital pour y recevoir des soins. Si ce mouvement de protestation est maintenant terminé, la santé des détenus qui y ont participé, notamment ceux qui ont mené la grève le plus longtemps, suscite des inquiétudes.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en turc ou dans votre propre langue :

rappelez aux autorités que si la grève de la faim est terminée, les prisonniers ont encore besoin de soins médicaux ;

appelez-les à veiller à ce que les personnes ayant pris part à cette grève puissent être examinées par des médecins qualifiés, et bénéficier du bilan médical, du traitement et des conseils médicaux dont elles ont besoin pour limiter une éventuelle dégradation de leur santé à long terme, due à une grève de la faim prolongée ;

engagez-les à garantir qu'aucune mesure punitive ne sera prise à l'encontre des prisonniers ayant participé à cette grève.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 2 JANVIER 2013 À :

Ministre de la Justice

Sadullah Ergin

Adalet Bakanı

Adalet Bakanlığı

06659 Ankara, Turquie

Fax : +90 312 417 71 13 (merci de vous montrer persévérant-e)

Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Ministre de la Santé

Recep Akdağ

Sağlık Bakanlığı

Mithatpasa Caddesi No:3

06410 Sıhhiye, Ankara, Turquie

Fax : +90 312 431 4879

Courriel : adres@saglik.gov.tr

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Commission parlementaire des droits humains

Ayhan Sefer Üstün

Commission Chairperson

TBMM İnsan Hakları İnceleme Komisyonu, Bakanlıklar

06543 Ankara, Turquie

Fax : +90 312 420 53 94

Courriel : insanhaklari@tbmm.gov.tr

Formule d'appel : Dear Mr Üstün, / Monsieur,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Turquie dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l'AU 329/12. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR44/022/2012/fr.

ACTION URGENTE

TURQUIE. DES PRISONNIERS CESSENT UNE GRÈVE DE LA FAIM, MAIS LEUR SANTÉ EST TOUJOURS EN DANGER

COMPLÉMENT D'INFORMATION

La grève de la faim est souvent utilisée comme moyen de protestation dans les prisons turques. Le 20 octobre 2000, plus de 1 200  prisonniers ont entamé une grève de la faim pour contester un projet prévoyant de les installer dans de nouvelles prisons, où ils devaient être placés dans des petites cellules et non dans des dortoirs pouvant compter jusqu'à 60 personnes. Ils craignaient davantage d'être agressés ou torturés. Lorsque les forces de sécurité sont intervenues le 19 décembre, quelque 200 détenus continuaient la grève et plusieurs d'entre eux étaient, semble-t-il, près de la mort. Les autorités turques ont eu recours à la force pour faire cesser ce mouvement de protestation lors de l'opération « retour à la vie », qui a été menée dans 20 établissements carcéraux et qui s'est soldée par la mort de 30 prisonniers et de deux soldats. Le ministre de la Justice aurait déclaré qu'« au moins 16 détenus [étaient] morts, la plupart en s'immolant par le feu ». Il n'a pas précisé comment les autres prisonniers étaient morts.

Des grèves de la faim se sont poursuivies au cours des deux années suivantes. Plusieurs dizaines de personnes, certaines n'étant pas incarcérées, y ont perdu la vie.

Amnesty International ne soutient pas les grèves de la faim, mais elle ne tente pas non plus de convaincre les grévistes de cesser leur action. L'organisation est opposée à toute forme de châtiment imposé à des grévistes de la faim et à toute tentative visant à les contraindre à mettre fin à leur mouvement. Ces mesures violent leur droit à la liberté d'expression et peuvent s'apparenter à une peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant. Les autorités sont tenues de protéger le droit des prisonniers à la vie et à la santé, et de veiller à ce que les grévistes de la faim, comme tous les prisonniers, puissent consulter des professionnels de la santé qualifiés, se faire examiner, et obtenir tout conseil et traitement qu'ils accepteraient de recevoir au vu de cet examen.

Personnes concernées : près de 700 prisonniers en grève de la faim en Turquie

Genre : hommes et femmes

Action complémentaire sur l'AU 329/12, EUR 44/024/2012, 21 novembre 2012

image1.png image2.png

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO