Documento - Turkey: Halil Savda must be allowed to exercise his right to freedom of expression

Turquie. Halil Savda doit être autorisé à exercer son droit à la liberté d'expression

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

Index AI : EUR 44/018/2012

AILRC-FR

28 septembre 2012

Turquie. Halil Savda doit être autorisé à exercer son droit à la liberté d'expression

Amnesty International a demandé aux autorités turques de veiller à ce qu'Halil Savda et ses cinq compagnons puissent exercer leur droit à la liberté d'expression et de rassemblement lors de leur « marche pour la paix ». L'organisation a fait part de sa préoccupation concernant l'interpellation des six personnes intervenue dans le sud-est de la Turquie le 28e jour de leur marche.

Halil Savda et cinq personnes qui l'accompagnent dans la « marche pour la paix » qu'il a entamée le 1er septembre à Uludere/Roboski, dans la province d'Hakkari, ont été interpellés par la police le 28 septembre vers midi dans le district de Bahçe de la province d'Osmaniye, dans le sud-est de la Turquie.

Les policiers auraient justifié leur intervention par les « susceptibilités dans la région », arguant que la marche avait un caractère « provocateur ». Ils ont fait valoir dans un premier temps des instructions du gouverneur d'Osmaniye enjoignant de stopper la marche et d'empêcher les participants de poursuivre vers Ankara. Dans un deuxième temps, toutefois, les policiers auraient dit que c'était le chef de la police d'Osmaniye qui avait donné l'ordre d'arrêter la marche.

Selon les informations reçues par Amnesty International, Halil Savda et ses compagnons se sont alors vu imposer une amende au titre de la loi relative aux délits. Le véhicule qui les accompagnait a également été verbalisé pour conduite trop lente. Vers 15 h 30, les marcheurs auraient été emmenés de force dans des véhicules de police. Leurs téléphones ont été confisqués. Selon certaines informations, non confirmées, Halil Savda et ses compagnons ont été menottés et maltraités. Leur avocat a indiqué qu'ils avaient été remis en liberté vers 17 h 30 dans le district de Ceyhan (province d'Adana).

Avant que les téléphones soient confisqués, Halil Savda avait expliqué à Amnesty International que lui et ses compagnons, qui ont déjà effectué 700 kilomètres, étaient déterminés à poursuivre leur marche.

Amnesty International estime que le droit d'Halil Savda et de ses compagnons à la liberté d'expression et de rassemblement a été injustement entravé, en l'absence de tout élément de preuve ou de justification que leur protestation constitue une menace à l'ordre public. L'organisation demande au gouvernement de veiller à ce qu'Halil Savda et ses compagnons soient autorisés à poursuivre leur manifestation pacifique, sans que les autorités n'interviennent de manière injustifiée, et à ce que toute restriction à l'égard des marcheurs soit proportionnée, justifiable et exercée sans recours à la force. On ignore les raisons de cette interpellation irrégulière et de la confiscation des téléphones.

FIN/

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