Documento - Myanmar. Temor de tortura y ejecución extrajudiciales/ reasentamiento forzado
DOCUMENT PUBLIC ASA 16/004/2006 – ÉFAI
AU 128/06
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES DE TORTURE / EXÉCUTIONS
EXTRAJUDICIAIRES
RÉINSTALLATION FORCÉE
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MYANMAR |
des milliers de civils issus de minorités ethniques dans l’État kayin |
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Londres, le 9 mai 2006
Des villageois issus de minorités ethniques dans le nord de l’État kayin et dans l’est de la division de Bago, dans le Myanmar oriental, risquent d’être victimes de violations de leurs droits humains en raison d’une récente escalade des opérations anti-insurrectionnelles menées par l’armée birmane contre l’Union nationale karen (UNK). Selon certaines informations, des civils ont été réinstallés de force et il est possible que plusieurs, y compris des femmes et des enfants, aient été victimes d’une exécution extrajudiciaire. L’armée aurait par ailleurs torturé plusieurs personnes.
L’UNK est l’un des derniers groupes d’opposition armés représentant une minorité ethnique à combattre le State Peace and Development Council (SPDC, Conseil national pour la paix), gouvernement militaire du Myanmar. Certaines informations indiquent que les opérations anti-insurrectionnelles vont encore s’intensifier. Les autorités birmanes ont déclaré en avril 2006 que le gouvernement avait pris des « mesures de sécurité » contre l’UNK et que les cachettes potentielles des « éléments destructeurs » étaient en cours d’évacuation. Pour l’heure, les autorités n’ont pas fourni de précisions supplémentaires.
Depuis plusieurs semaines, des milliers de civils fuient leur foyer pour se cacher dans la forêt ou demander l’asile en Thaïlande. Au cours des opérations militaires qui sont actuellement menées dans l’État kayin, la tatmadaw (nom officiel de l'armée du Myanmar) aurait attaqué des villages et ordonné à ses habitants de se réinstaller ailleurs. Il s’agit là d’une tactique de l’armée visant à rompre les liens qui existeraient entre des groupes d’opposition armés et la population civile locale. Certaines personnes auraient été averties que l’armée tirerait à vue sur tous ceux qui chercheraient à revenir. La tatmadaw aurait par ailleurs détruit des maisons, des troupeaux et des récoltes, privant ainsi des membres de la population de nourriture et d’abri.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Depuis des années, les régions peuplées de minorités ethniques au Myanmar sont le théâtre de violations des droits humains généralisées dans le contexte des opérations anti-insurrectionnelles. Au nombre de ces atteintes figurent les actes de torture, les viols et les exécutions extrajudiciaires. L’armée réquisitionne également des civils pour des travaux forcés et confisque des terres, des récoltes ainsi que du bétail.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en anglais ou dans
votre propre langue) :
– déclarez-vous préoccupé par la réinstallation forcée de milliers de civils issus de l’ethnie karen et demandez instamment que nul ne soit réinstallé, sauf si sa sécurité est en jeu ou si d'impérieuses raisons militaires l’exigent, conformément au droit international ;
– faites part de l’inquiétude que vous inspirent les informations selon lesquelles l’armée s’est livrée à des exécutions extrajudiciaires et/ou des actes de torture dans l’État kayin, dans le contexte des opérations anti-insurrectionnelles qui y ont cours ;
– demandez que l’armée respecte les principes fondamentaux du droit international relatif aux droits humains et du droit humanitaire concernant le traitement des civils et de toute personne ne prenant pas activement part aux hostilités ;
– exhortez les autorités à ordonner clairement à l’armée de mettre un terme aux exécutions extrajudiciaires et aux actes de torture.
APPELS À :
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Président du State Peace and Development Council (SPDC, Conseil national pour la paix et le développement) : General Than Shwe Chairman, State Peace and Development Council and Minister of Defence c/o Ministry of Defence Ahlanpya Phaya Street Yangon, Myanmar Formule d'appel : Dear General, / Mon Général, (si c’est un homme qui écrit) ou Général, (si c’est une femme qui écrit) |
COPIES À :
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Général de brigade responsable de la Division Sud : Major General Ko Ko Commander of Southern Command c/o Ministry of Defence Ahlanpya Phaya Street Yangon Myanmar Formule d'appel : Dear Major General, / Mon Général, (si c’est un homme qui écrit) ou Général, (si c’est une femme qui écrit)
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Général de brigade responsable de la Division Sud-Est : Major General Soe Naing Commander, South-East command State Peace and Development Council c/o Ministry of Defence Ahlanpya Phaya Street Yangon, Myanmar Formule d'appel : Dear Major General, / Mon Général, (si c’est un homme qui écrit) ou Général, (si c’est une femme qui écrit)
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ainsi qu’aux représentants diplomatiques du Myanmar dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 20 JUIN 2006, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL
FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse
suivante : http://www.efai.org