Documento - EE. UU: Posible juicio a una objetora de conciencia estadounidense.

États-Unis. Une objectrice de conscience américaine risque d'être jugée

Action complémentaire sur l'AU 263/12 AMR 51/098/2012 États-Unis 12 décembre 2012

ACTION URGENTE

UNE OBJECTRICE DE CONSCIENCE AMÉRICAINE RISQUE D'ÊTRE JUGÉE

Des décisions importantes pourraient être prises à tout moment sur le cas de Kimberly Rivera, une soldate et objectrice de conscience américaine qui risque d'être traduite devant une cour martiale. Elle encourrait en cas de procès une peine de cinq années d'emprisonnement.

Kimberly Rivera a été arrêtée pour désertion de l'armée et est détenue par les autorités militaires américaines depuis le 20 septembre 2012. Alors qu'elle était en permission début 2007, cette femme a quitté l'armée sans autorisation et s'est rendue au Canada. Elle avait décidé qu'elle ne pouvait plus participer à la guerre en Irak ni à tout autre conflit sans aller à l'encontre de ses principes. Elle a déposé une demande de reconnaissance de la qualité de réfugié au Canada, qui a été rejetée. Elle a été reconduite à la frontière en septembre 2012, après avoir été déboutée en appel.

Le commandant en chef de Fort Carson (Colorado), où Kimberly Rivera est détenue, devrait décider dans les semaines qui viennent si cette femme doit être traduite devant une cour martiale ou non. Elle risque cinq ans d'emprisonnement en cas de condamnation.

Kimberly Rivera a déclaré publiquement être opposée au conflit en Irak quand elle était au Canada. Son avocat a essayé de faire annuler l'expulsion, notamment en présentant des éléments montrant que les personnes se trouvant dans une situation semblable et qui expriment publiquement leur opposition à l'intervention américaine en Irak sont traitées plus durement à leur retour aux États-Unis que celles qui se taisent.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :

exhortez les autorités à libérer Kimberly Rivera immédiatement et sans condition, en soulignant qu'elle est une prisonnière d'opinion, détenue pour son refus de participer au conflit armé en Irak pour des raisons de conscience.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 23 JANVIER 2013 À :

Commandant en chef de la 4e division d'infanterie et de Fort Carson

Major General Joseph Anderson

Public Affairs Office

1626 Ellis Street

Ste. 200, Bldg. 118

Fort Carson, CO 80913, États-Unis

Fax : +1 719-526-1021

Formule d'appel : Dear Major General Anderson, / Général,

Secrétaire à la Défense

Leon Panetta

Office of the Secretary of Defense

1000 Defense Pentagon

Washington DC 20301-1400

États-Unis

Fax : +1-703-571-8951

Formule d'appel : Dear Secretary of Defense, / Monsieur le Secrétaire,

Copies à :

James M Branum (avocat de Kimberly Rivera)

PO Box 721016

Oklahoma City, OK 73172

États-Unis

courriel : girightslawyer@gmail.com

Formule d'appel : Dear Mr Branum, / Maître,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques des États-Unis dans votre pays. (adresse(s) à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, adresse électronique, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la deuxième mise à jour de l'AU 263/12. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR51/081/2012/fr

ACTION URGENTE

Une objectrice de conscience américaine risque d'être jugée

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Amnesty International considère que le droit de refuser de servir dans l'armée pour des raisons de conscience est inhérent au droit à la liberté de pensée, de conscience ou de religion, reconnu par l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel les États-Unis sont partie.

L'organisation considère comme objecteur de conscience tout individu qui, pour des raisons de conscience ou de conviction profonde, refuse d'accomplir un service dans les forces armées. Peuvent être inclus dans cette définition ceux qui refusent de participer à une guerre en particulier en raison d'un désaccord avec les objectifs poursuivis ou la façon dont la guerre est menée, même si par ailleurs ils ne s'opposent pas à toutes les guerres.

Amnesty International considère comme prisonniers d'opinion les individus qui, dans une telle situation, sont placés en détention ou emprisonnés uniquement en raison des actions menées en conséquence de ces convictions. L'organisation estime également que les objecteurs de conscience sont des prisonniers d'opinion s'ils sont incarcérés pour avoir quitté les forces armées sans autorisation pour des raisons de conscience, dans le cas où ils ont d'abord pris des mesures raisonnables pour être libérés de leurs obligations militaires ou s'il leur était impossible dans la pratique de prendre de telles mesures.

Amnesty International s'oppose au renvoi forcé de tout individu dans un pays où il court un risque sérieux de devenir un prisonnier d'opinion.

Nom : Kimberly Rivera

Genre : femme

Action complémentaire sur l'AU 263/12, AMR 51/098/2012 du 12 décembre 2012

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