Campañas
Biblioteca
Para los medios
Logo
Skip to main content
Registrarse
|
Iniciar sesión
Inicio
Quiénes somos
Cómo puedes ayudar
Conoce los derechos humanos
Noticias
Mantente al día
›
Documentos recientes
›
Informes destacados
›
Inicio
›
Biblioteca
›
Documento - Brésil. Le gouvernement doit travailler avec les communautés pour venir à bout de la crise de la sécurité
Documento - Brésil. Le gouvernement doit travailler avec les communautés pour venir à bout de la crise de la sécurité
BRAZIL Brésil. Le gouvernement doit travailler avec les communautés pour venir à bout de la crise de la sécurité
AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Index AI : AMR 19/015/2007 (Public)
Bulletin n° : 129
ÉFAI
6 juillet 2007
Brésil. Le gouvernement doit travailler avec les communautés pour venir à bout de la crise de la sécurité
Amnesty International a appelé ce jeudi 6 juillet les autorités fédérales et des différents États du Brésil à travailler avec les communautés locales, et non à s'opposer à elles, pour venir à bout de la crise de la sécurité publique dans le pays.
Cet appel est lancé après des mois d'opérations de police avec violence dans le Complexo do Alemão et à Vila da Penha qui ont fait des dizaines de morts et laissé des milliers de personnes démunies face à la fermeture des écoles et des centres de santé et aux coupures d'eau et d'électricité.
«Le nouveau gouvernement de Rio de Janeiro sacrifie la vie et les moyens de subsistance de centaines de milliers de personnes en recourant sporadiquement à des opérations de maintien de l'ordre qui sont tout à la fois discriminatoires, violentes et inefficaces
, a déclaré Tim Cahill, chercheur pour le Brésil auprès d'Amnesty International.
«Loin d'apporter la sécurité aux communautés qui la réclament désespérément, ces incursions par intermittence dans le Complexo do Alemão et à Vila da Penha ont mis des vies en danger et causé des dommages sociaux et économiques qui nécessiteront des années d'effort pour tout réparer»
, a déclaré Tim Cahill.
En mai 2007, José Mariano Beltrame, secrétaire d'État à la Sécurité publique, a déclaré à Amnesty International que les opérations de sécurité menées dans les
favelas
de Rio avaient le soutien des communautés car elles leur garantissaient le libre passage à l'intérieur de leur quartier. Il reconnaissait que ce type d'opérations pouvait avoir quelques effets négatifs, mais soulignait que
«l'on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs».
«Il est temps que Rio de Janeiro et ses dirigeants entendent les voix de ceux et celles qu'ils prétendent défendre. Il ne s'agit pas d'œufs ici, mais bien de gens avec des noms et des adresses. Malheureusement pour eux, leur adresse semble les exclure du type de protection offert aux quartiers riches, comme Leblon et Ipanema»
, a déclaré Tim Cahill.
Amnesty International est également préoccupée par le fait qu'une partie des médias et les autorités fédérales et de certains États cherchent à mettre en cause et discréditer les résidents de ces communautés et les militants des droits humains qui se sont opposés aux actions de certains policiers.
«Il est irresponsable de laisser entendre que ceux et celles qui dénoncent de possibles exécutions extrajudiciaires, actes de torture et d'intimidation, pillages pendant ces opérations réclament un maintien de l'ordre avec «des pétales de rose et du talc» ou qu'il sont à la solde de réseaux liés à la drogue
, a déclaré Tim Cahill.
«Discréditer ou étouffer ces plaintes ne fera au mieux que renforcer l'idée selon laquelle la sécurité et le bien-être des résidents ont une importance secondaire pendant ces opérations et, au pire, enverront le message que des actions illégales perpétrées dans le cadre de ces opérations sont permises.
«Une véritable sécurité ne pourra être obtenue qu'en travaillant avec les communautés à la protection de tous leurs droits et en combinant une présence policière permanente et respectueuse avec des investissements sociaux ciblés.»
Complément d'information
Lorsque le nouveau gouvernement de Rio de Janeiro est entré en fonction en janvier 2007, il a promis une approche nouvelle des problèmes de sécurité publique qui touchent depuis longtemps la ville et de remplacer la violence et l'intimidation par une stratégie à long terme de réintégration des communautés exclues de Rio. Au lieu de cela, les premiers six mois de l'année ont été les plus violents que la ville ait jamais connus, avec un nombre record de personnes tuées par la police et de policiers tués.
L'opération de police qui a duré deux mois dans les
favelas
du Complexo do Alemão et de Vila da Penha, au nord de Rio, est symptomatique de la situation. Ces communautés sont censées abriter les dirigeants de l'un des principaux réseaux de drogue de la ville qui domine et terrorise les résidents depuis des années ; pourtant, lorsqu'Amnesty International s'est rendue dans le Complexo do Alemão en mai, aucune présence policière n'était visible.
Amnesty International s'est rendue dans la communauté de Grota et a également parlé avec les représentants des communautés du Complexo do Alemão et de Vila da Penha. Tous ont insisté sur le fait qu'ils voulaient se débarrasser du joug des trafiquants de drogue et souhaitaient une présence policière permanente et efficace. Mais ils ont également fait état de morts et blessures dues à des balles perdues, d'agressions physiques et verbales par des policiers, de la destruction de biens, de coupures d'eau et d'électricité et de la fermeture des écoles, des centres de santé et des petits commerces.
Soixante jours après le début des opérations, le bilan s'établit à 44 morts et plus de 80 blessés, parmi lesquels des policiers et plusieurs passants touchés par des balles perdues.
Le 27 juin, la police a lancé ce qu'elle a appelé une
« méga opération »
avec 1350 policiers fédéraux et de l'État de Rio. Dix-neuf personnes ont été tuées au cours de cette opération. Selon des membres de la commission des droits humains de l'État, plusieurs homicides se sont produits dans des circonstances qui laissent supposer qu'il s'agissait d'exécutions extrajudiciaires. Amnesty International s'inquiète des tentatives faites pour dénigrer ces allégations et demande avec insistance aux autorités de briser la tradition consistant à couvrir les auteurs de tels faits et de mettre fin à l'impunité dont ont bénéficié les auteurs d'actes semblables dans le passé. Un maintien de l'ordre fondé sur l'illégalité met en danger à la fois les civils et les policiers.
Document public
****************************************
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566
Amnesty International, 1 Easton St., Londres WC1X 0DW. web :
http://www.amnesty.org
Amnesty International, International Secretariat, 1 Easton Street, WC1X 0DW, London, United Kingdom
Ver la ficha de este documento
Imprimir
Informe 2008 de Amnistía Internacional
El estado de los derechos humanos en el mundo
Lee el informe completo en línea
En tu país:
Seleccionar país
Afganistán
Albania
Alemania
Andorra
Angola
Anguila
Antigua y Barbuda
Antillas
Arabia Saudí
Argelia
Argentina
Armenia
Australia
Austria
Autoridad Palestina
Azerbaiyán
Bahamas
Bahréin
Bangladesh
Barbados
Bélgica
Belice
Benín
Bermudas
Bielorrusia
Bolivia
Bosnia y Herzegovina
Botsuana
Brasil
Brunéi Darussalam
Bulgaria
Burkina Faso
Burundi
Bután
Cabo Verde
Camboya
Camerún
Canadá
Chad
Chile
China
Chipre
Colombia
Comoras
Corea del Norte
Corea del Sur
Costa de Marfil
Costa Rica
Croacia
Cuba
Dinamarca
Dominica
Ecuador
Egipto
El Salvador
Emiratos Árabes Unidos
Eritrea
Eslovenia
España
Estados Unidos
Estonia
Etiopía
Filipinas
Finlandia
Fiyi
Francia
Gabón
Gambia
Georgia
Ghana
Gibraltar
Granada
Grecia
Groenlandia
Guadalupe
Guam
Guatemala
Guinea
Guinea Ecuatorial
Guinea-Bissau
Guyana
Guyana Francesa
Haití
Honduras
Hong Kong
Hungría
India
Indonesia
Irak
Irán
Irlanda
Islandia
Islas Caimán
Islas Cook
Islas Feroe
Islas Malvinas
Islas Marshall
Islas Pitcairn
Islas Salomón
Islas Turcas y Caicos
Islas Vírgenes Británicas
Islas Vírgenes de Estados Unidos
Israel y los Territorios Palestinos Ocupados
Italia
Jamaica
Japón
Jordania
Kazajistán
Kenia
Kirguistán
Kiribati
Kuwait
Laos
Lesoto
Letonia
Líbano
Liberia
Libia
Liechtenstein
Lituania
Luxemburgo
Macao
Macedonia
Madagascar
Malaisia
Malawi
Maldivas
Malí
Malta
Marruecos y el Sáhara Occidental
Martinica
Mauricio
Mauritania
México
Micronesia
Moldavia
Mónaco
Mongolia
Montenegro
Montserrat
Mozambique
Myanmar
Namibia
Nauru
Nepal
Nicaragua
Níger
Nigeria
Niue
Noruega
Nueva Caledonia
Nueva Zelanda
Omán
Países Bajos
Pakistán
Palau
Panamá
Papúa Nueva Guinea
Paraguay
Perú
Polinesia Francesa
Polonia
Portugal
Puerto Rico
Qatar
Reino Unido
República Centroafricana
República Checa
República del Congo
República Democrática del Congo
República Dominicana
República Eslovaca
Reunión
Ruanda
Rumania
Rusia
Samoa
Samoa Occidental
San Cristóbal y Nieves
San Marino
San Vicente
Santa Lucía
Santo Tomé y Príncipe
Senegal
Serbia
Seychelles
Sierra Leona
Singapur
Siria
Somalia
Sri Lanka
Suazilandia
Sudáfrica
Sudán
Suecia
Suiza
Surinam
Tailandia
Taiwán
Tanzania
Tayikistán
Timor Oriental
Togo
Tonga
Trinidad y Tobago
Túnez
Turkmenistán
Turquía
Tuvalu
Ucrania
Uganda
Uruguay
Uzbekistán
Vanuatu
Vaticano
Venezuela
Vietnam
Yemen
Yibuti
Zambia
Zimbabue