Timor-Leste

Human Rights in RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU TIMOR-LESTE

Amnesty International  Report 2013


The 2013 Annual Report on
Timor Leste is now live »

Chef de l’État
José Manuel Ramos-Horta
Chef du gouvernement
Kay Rala Xanana Gusmão
Peine de mort
abolie
Population
1,2 million
Espérance de vie
62,5 ans
Mortalité des moins de cinq ans
56,4 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
50,6 %

Contexte

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé en février d’une année supplémentaire le mandat de la Mission intégrée des Nations unies au Timor-Leste (MINUT). Toujours en février, le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires [ONU] s’est rendu sur place. Au mois d’octobre, le Conseil des droits de l’homme [ONU] a examiné la situation des droits humains au Timor-Leste dans le cadre du mécanisme de l’Examen périodique universel. Plusieurs États ont regretté à cette occasion que les auteurs d’atteintes graves aux droits fondamentaux continuent d’échapper à la justice. Le pays a accepté de prendre en considération les appels lancés par cinq États lui demandant de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de l’accueil, de recherche de la vérité et de réconciliation (CAVR).

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Impunité

Malgré les investigations menées par l’équipe chargée d’enquêter sur les infractions graves, l’impunité restait la règle en matière d’atteintes aux droits humains. Les victimes, leurs proches et les ONG timoraises continuaient de demander que la justice fasse son travail dans les affaires de violations des droits humains commises entre 1975 et 1999 par les forces de sécurité indonésiennes, une exigence de justice sacrifiée par le gouvernement au nom de la réconciliation avec l’Indonésie. La majorité des personnes accusées d’atteintes aux droits humains se trouvaient, pense-t-on, en Indonésie, où elles vivaient sans être inquiétées.

  • En juillet, Valentim Lavio, ancien membre de la milice Fer rouge et blanc (BMP), a été condamné à neuf années d’emprisonnement par le tribunal de district de Dili. Il était accusé de meurtre constitutif de crime contre l’humanité, commis au lendemain du référendum de 1999 sur l’indépendance. Son recours en appel a été rejeté le 26 septembre. Il était cependant toujours en liberté à la fin de l’année et s’était réfugié en Indonésie, ce qu’ont confirmé les autorités.

Arrivé à expiration en janvier, un protocole d’accord conclu entre le Provedor (médiateur chargé des droits humains et de la justice) du Timor-Leste et la Commission nationale des droits humains (Komnas HAM) indonésienne, qui prévoyait la mise en œuvre des recommandations de la CAVR et de la Commission vérité et amitié (CTF, instituée conjointement par le Timor-Leste et l’Indonésie), a été renouvelé en novembre. Aucune avancée n’a été signalée (voir Indonésie).

Repoussé par le Parlement en février, le débat sur la création d’un Programme national de réparations et d’un « Institut de la mémoire », qui serait chargé d’appliquer les recommandations de la CAVR et de la CTF, n’avait toujours pas eu lieu à la fin de l’année.

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Police et forces de sécurité

En mars, les Nations unies ont confié à la Police nationale du Timor-Leste l’entière responsabilité des opérations de police dans l’ensemble du pays. Selon certaines informations, des policiers et des militaires se sont rendus responsables de violations des droits humains, notamment de mauvais traitements.

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Violences faites aux femmes et aux filles

Un certain nombre d’affaires de violence au foyer ont été jugées devant les tribunaux, conformément à la Loi de 2010 contre la violence domestique. Ce type de violence restait néanmoins fréquent et certaines affaires étaient toujours traitées dans le cadre de mécanismes traditionnels, qui empêchaient les victimes d’obtenir véritablement justice.

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