Singapour

Human Rights in RÉPUBLIQUE DE SINGAPOUR

Amnesty International  Report 2013


The 2013 Annual Report on
Singapore is now live »

Chef de l’État
Sellapan Rama Nathan, remplacé par Tony Tan Keng Yam le 1er septembre
Chef du gouvernement
Lee Hsien Loong
Peine de mort
maintenue
Population
5,2 millions
Espérance de vie
81,1 ans
Mortalité des moins de cinq ans
2,8 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
94,7 %

Liberté d’expression

Les autorités ont cette année encore soumis ceux qui les critiquaient à des menaces et à des sanctions, invoquant des lois réprimant en termes très larges, au civil comme au pénal, les faits de diffamation.

À l’occasion des élections législatives, le gouvernement a assoupli certaines des restrictions qui pesaient sur l’utilisation des nouveaux médias (comme les blogs ou Facebook) pour les campagnes politiques.

  • L’écrivain britannique Alan Shadrake a été incarcéré le 1er juin. Il était accusé d’outrage à l’autorité de la justice pour son livre dans lequel il dénonçait l’usage fait de la peine de mort par le pouvoir judiciaire singapourien. Il a été remis en liberté le 9 juillet et aussitôt expulsé du pays.
  • Le dirigeant d’opposition Chee Soon Juan, déclaré en situation de faillite à la suite de poursuites pour diffamation engagées contre lui par les deux anciens Premiers ministres du pays, n’a pas obtenu l’autorisation du gouvernement (nécessaire pour les personnes en faillite) de se rendre à Dubaï, où il devait participer en octobre, en tant qu’intervenant, à une conférence de l’Association internationale du barreau.
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Détention sans jugement

En septembre, le ministre de l’Intérieur a rejeté l’appel lancé par plusieurs anciens prisonniers politiques, qui demandaient l’abrogation de la Loi relative à la sécurité intérieure.

Les autorités accusaient deux hommes détenus au titre de cette loi, Jumari bin Kamdi et Samad bin Subari, d’être membres de la Communauté islamique (JI), et un troisième, Abdul Majid Kunji Mohamad, d’appartenir au Front de libération islamique moro, un mouvement séparatiste philippin. Ces trois personnes avaient été arrêtées dans des pays voisins avant d’être renvoyées à Singapour.

  • Le 1er septembre, les autorités ont libéré Mohamed Khalim bin Jaffar, détenu depuis 2002 au titre de la Loi relative à la sécurité intérieure pour appartenance présumée à la JI.
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Peine de mort

Au moins quatre personnes ont été exécutées et cinq ont été condamnées à mort. Singapour a mis en ligne début 2011 quelques chiffres concernant l’usage de la peine capitale. Selon les services pénitentiaires singapouriens, il y a eu six exécutions judiciaires en 2008, cinq en 2009 et aucune en 2010. On ne disposait d’aucune donnée concernant d’éventuelles exécutions en 2011.

  • Yong Vui Kong, un Malaisien de 23 ans, avait épuisé tous les recours à sa disposition. Condamné à mort en 2009 pour trafic de stupéfiants, une infraction obligatoirement punie de mort à Singapour, il ne pouvait plus espérer qu’une grâce présidentielle.
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Torture et autres mauvais traitements

La peine de bastonnade était appliquée pour une trentaine d’infractions, y compris pour des infractions à la législation relative à l’immigration.

  • Ho Beng Hing, 21 ans, a été déclaré coupable en septembre de s’être échappé d’un centre de rééducation pour délinquants. Il a été condamné à trois coups de canne, à plus de trois années d’emprisonnement et à une amende.
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Surveillance internationale

Le bilan de Singapour en matière de droits humains a été évalué, en mai, au titre de l’Examen périodique universel des Nations unies. Le gouvernement de Singapour a rejeté les recommandations l’invitant à mettre un terme au prononcé obligatoire de la peine de mort pour certaines infractions et à instaurer un moratoire sur cette peine. Il a toutefois accueilli favorablement certaines recommandations le priant de protéger les droits des travailleurs migrants.

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