Malawi

Human Rights in République du Malawi

Amnesty International  Report 2013


The 2013 Annual Report on
Malawi is now live »

Chef de l’État et du gouvernement
Bingu wa Mutharika
Peine de mort
abolie en pratique
Population
15,7 millions
Espérance de vie
54,6 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F)
125 / 117 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
72,8 %

Contexte

La situation des droits humains au Malawi a été évaluée lors de l’examen périodique universel des Nations unies. Durant cette procédure, des représentants de l’État ont indiqué qu’une commission indépendante chargée de traiter les plaintes déposées contre la police avait été mise en place pour enquêter sur les cas de brutalités policières.

Bien que le pays ait connu durant cinq années consécutives une production excédentaire de maïs, environ 1,1 million de Malawiens avaient besoin d’une aide alimentaire.

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Conditions carcérales

Les prisons étaient surpeuplées : d’une capacité de 6 000 places, le système carcéral accueillait quelque 13 000 prisonniers. L’engorgement des prisons était exacerbé par la durée excessive de la détention provisoire. Le nombre des détenus en attente de jugement représentait jusqu’à 20 % de la population carcérale. La surpopulation, la médiocrité de l’alimentation, les mauvaises conditions sanitaires et l’insuffisance des installations de santé étaient autant de facteurs contribuant à la propagation des maladies infectieuses, notamment la tuberculose et la rougeole. De nombreux prisonniers devaient compter sur l’aide de leur famille ou d’organisations caritatives pour obtenir un supplément de nourriture.

  • En juin, dans la prison de Chichiri, des détenus ont été enfermés dans des cellules communes surpeuplées et très insuffisamment ventilées. Ils ont dû dormir en position assise. Il n’y avait qu’une toilette pour 200 prisonniers. L’un des détenus, Alex Mkula, incarcéré sans jugement depuis neuf ans, a été libéré sous caution par la suite. Le quartier des femmes de la prison de Chichiri était lui aussi engorgé. Huit mères avec des bébés figuraient parmi les 55 détenues.

Le Malawi a déclaré lors de l’examen périodique universel qu’il avait mis un terme au placement en détention provisoire systématique, afin de résoudre le problème de la surpopulation carcérale.

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Droits des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et des transgenres

Le 18 mai, les prisonniers d’opinion Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga ont été déclarés coupables d’« outrage aux bonnes mœurs » et d’« actes contre nature ». Ces deux hommes avaient célébré leur cérémonie de fiançailles en décembre 2009. Ils ont été condamnés à une peine de 14 ans de travaux forcés. Le président Mutharika leur a accordé sa grâce le 29 mai, à la suite de la visite du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, au Malawi. Craignant des attaques à caractère haineux, Tiwonge Chimbalanga s’est toutefois réfugié dans la clandestinité.

Le Malawi a déclaré à l’occasion de l’examen périodique universel qu’il ne prévoyait pas de légaliser l’homosexualité.

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Liberté d’expression - journalistes

En février, le Syndicat des journalistes du Malawi s’est déclaré préoccupé par une directive gouvernementale interdisant aux fonctionnaires de l’État de faire passer de la publicité institutionnelle dans les journaux du groupe Nation Publications Limited, qui comprend notamment The Nation, Weekend Nation et Nation on Sunday. Ces organes avaient publié des articles considérés comme hostiles au gouvernement.

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Procès d’un responsable politique de l’opposition

Le procès de l’ancien président Bakili Muluzi, ouvert de longue date, était toujours en cours devant la Haute Cour de Blantyre. Il a toutefois été retardé en raison de problèmes de santé de l’accusé. Arrêté en 2005 sur présomption de corruption, l’ancien chef de l’État a affirmé que les poursuites engagées contre lui étaient motivées par des considérations politiques.

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